Français : bien rédiger l’introduction et la conclusion de la synthèse de documents

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Au contraire du développement, l’introduction et la conclusion de la synthèse de documents doivent être préparées soigneusement au brouillon. Plus la présentation, le style, l’orthographe sont bons, meilleure sera la note.

Afin de vous faciliter l’exercice, beaucoup de liberté vous est offerte pour ces deux éléments. Pour mémoire, je rappelle que désormais la synthèse de documents ne comporte plus qu’une seule conclusion : la conclusion bilan.

L’introduction : désormais cette première partie de votre synthèse peut être très variable. C’est pourquoi sa longueur peut être très variable : de 5 à 12 lignes. En effet, il n’est plus obligatoire de présenter les documents du corpus ici (ceci ne veut pas dire pour autant qu’il ne faille pas les présenter), le développement peut servir à cela. Pour ma part, je continue à présenter les documents dans l’introduction, car ainsi elle possède une certaine densité et une globalité intéressante.

Cette présentation est maintenant plus succincte puisque l’on vous permet l’oubli de certains détails comme l’édition, le numéro de parution du périodique, …

En premier lieu, votre introduction doit débuter par une phrase liminaire relative au thème abordé dans le corpus. Là se pose souvent pour les étudiants le problème de « Comment je peux faire pour commencer mon introduction » ? Je propose généralement à mes élèves d’utiliser systématiquement une formule généraliste comme « Sur le thème tant controversé de l’accélération des progrès de la science, quatre documents nous sont proposés à la réflexion », ou alors “Ce corpus fait de trois documents se propose d’aborder un aspect essentiel du thème “faire voir”. Ce type de formules ne sont peut-être pas d’une délicatesse extrême vis-à-vis de la langue française, mais elles ont le mérite de « lancer » votre rédaction.

Puis vient la présentation des documents qui permet d’aboutir nécessairement à la problématique du corpus. Cette dernière peut, ou pas, être proposée. Dans le cas échéant, il existe une petite astuce pour définir de manière acceptable la problématique : pourquoi tous ces documents ont été réunis ? Quel est leur point commun ? Je rappelle que les documents doivent être présentés ainsi : V. HUGO, “La grand’salle”, Notre dame de Paris.

Enfin, il est important, voire même essentiel, d’annoncer son plan (c’est-à-dire le fruit de vos rapprochements des idées de votre tableau de confrontations). La problématique et l’annonce du plan doivent être rédigées de la plus simple des manières. Evitez autant que possible les belles, mais parfois obscures, formules. De la simplicité de votre style ici dépendra l’efficacité de la présentation de ces étapes.
Enfin, ces 4 étapes de l’introduction (ou 3, si vous décidez de présenter les documents du corpus dans le développement) doivent être distinguées les unes des autres par un retour à la ligne marqué d’un alinéa. Aucun saut de ligne n’est demandé.
La conclusion : désormais il n’y en a plus qu’une : la conclusion bilan. cette ultime étape de la synthèse ne comporte aucune difficulté puisqu’elle fait le lien avec le plan de votre introduction et la problématique du dossier. Le moment est venu de faire le bilan (d’où le nom de cette conclusion) des différents axes pris par le corpus.
Seulement faite de 3 à 5 lignes, la conclusion bilan clôt définitivement le dossier et de manière objective. Il n’est pas permis d’amener à ce moment un quelconque argumentaire et encore pire, une ouverture du sujet.

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