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analyse d'une décision de justice

nanie95280

New Member
bonsoir,
j'ai besoin d'aide sur une analyse de décision de justice intitulée : contrat de mandat ou contrat de travail ? Cet arrêt oppose Mme x à l'Association Action Formation !
quelque peut il m'aider svp sur le jugement rendu par le conseil des prud'homme ?
merci d'avance
 
voici le sujet

Attendu, selon l'arrêt attaqué (Amiens, 17 octobre 2001), que Mme X... a été engagée le 21 juillet 1998 en qualité de consultante-formatrice par l'Association Action formation (AAF) ; qu'elle était chargée notamment de présenter aux établissements de santé les actions de formation proposées par l'AAF ; que le 15 octobre 1999, les parties ont mis fin à ce contrat et conclu une nouvelle convention aux termes de laquelle l'AAF confiait à Mme X... un mandat d'agent commercial à l'effet de la représenter auprès de la clientèle et de négocier les stages de formation repris en son catalogue ; que l'employeur ayant refusé de lui reconnaître la qualité de salarié et de lui assurer une rémunération conforme à la convention collective des organismes de formation, Mme X... a pris acte de la rupture aux torts de l'AAF et saisi la juridiction prud'homale ;
Attendu que Mme X... fait grief à l'arrêt d'avoir retenu l'incompétence de la juridiction prud'homale au profit du tribunal de grande instance alors, selon le moyen :

que l'existence d'un contrat de travail résulte de l'existence d'un lien de subordination juridique, c'est-à-dire de l'exécution d'un travail sous l'autorité d'un employeur qui a le pouvoir de donner des ordres et des directives, d'en contrôler l'exécution et de sanctionner les manquements de son subordonné ; qu'en l'espèce, en statuant comme elle l'a fait, en l'état de l'article 11 du contrat à durée indéterminée du 15 octobre 1999, relatif aux &quot;obligations professionnelles&quot; qui précise que &quot;Mme Clotilde X... s'engage à observer toutes les instructions et conditions particulières de travail qui lui seront données et à respecter une stricte obligation de discrétion pour tout ce qui concerne l'activité de l'association&quot;, et tout en constatant que Mme X... avait été convoquée par lettre du 20 juin 2000 à un entretien préalable à son licenciement, qui s'est tenu le 28 juin 2000, ce dont il se déduisait l'existence d'un contrat de travail, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article L. 121-1 du Code du travail ;



Et attendu qu'ayant relevé que le contrat de mandat du 15 octobre 1999 laissait à Mme X... une entière indépendance et liberté dans l'organisation de sa prospection et retenu, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation des preuves qui lui étaient soumises, qu'il n'était pas établi que celle-ci recevait des ordres et instructions, devait rendre compte et était soumise au contrôle et au pouvoir disciplinaire de l'AAF, la cour d'appel a pu décider, sans encourir les griefs des autres branches du moyen, que les parties s'étaient engagées dans les liens d'un contrat d'agent commercial, exclusif de la qualité de salarié ;

D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ;

PAR CES MOTIFS : rejette le pourvoi
 
nanie95280 link=topic=70759.msg757889#msg757889 date=1194385240 a dit:
je voudrai juste savoir si le conseil des prud'hommes donne raison a mme x ?

Selon moi oui puisque son contrat de travail en tant qu'agent commercial lui donnait le statut de salarié .. et si j'ai bien compris elle a attaqué son entreprise aux prud'hommes pour obtenir ledit statut
 
Je voudrais apporter quelques précisions !
A mons avis, la première juridiction (premier degré) est le conseil des prud'hommes.
Ensuite la deuxième juridiction (deuxième degré) est la cour d'appel.
Et enfin, la juridiction suprême est la cour de cassation qui rejette le pourvoi contre l'arrêt rendu (donne raison à la cour d'appel).
Voila !
A + et bon courage.
 
nanie95280 link=topic=70759.msg757886#msg757886 date=1194385184 a dit:
voici le sujet

Attendu, selon l'arrêt attaqué (Amiens, 17 octobre 2001), que Mme X... a été engagée le 21 juillet 1998 en qualité de consultante-formatrice par l'Association Action formation (AAF) ; qu'elle était chargée notamment de présenter aux établissements de santé les actions de formation proposées par l'AAF ; que le 15 octobre 1999, les parties ont mis fin à ce contrat et conclu une nouvelle convention aux termes de laquelle l'AAF confiait à Mme X... un mandat d'agent commercial à l'effet de la représenter auprès de la clientèle et de négocier les stages de formation repris en son catalogue ; que l'employeur ayant refusé de lui reconnaître la qualité de salarié et de lui assurer une rémunération conforme à la convention collective des organismes de formation, Mme X... a pris acte de la rupture aux torts de l'AAF et saisi la juridiction prud'homale ;
Attendu que Mme X... fait grief à l'arrêt d'avoir retenu l'incompétence de la juridiction prud'homale au profit du tribunal de grande instance alors, selon le moyen :
on voit ici que mme x reproche à la cour d'appel d'avoir dit que les prud'hommes étaient incompétents, ce qui veut dire qu'elle a attaqué aux prud'homme que l'AAF a dit aux prud'hommes que ce n'est pas un contrat de travail donc vous n'êtes pas compétents, on ne sait pas ce que les prud'hommes ont décidé mais la partie qui a perdu a fait appel et la cour d'appel a dit que ce n'est pas un contrat de travail donc les prdh'ommes ne sont pas compétents (compétence d'attribution).
que l'existence d'un contrat de travail résulte de l'existence d'un lien de subordination juridique, c'est-à-dire de l'exécution d'un travail sous l'autorité d'un employeur qui a le pouvoir de donner des ordres et des directives, d'en contrôler l'exécution et de sanctionner les manquements de son subordonné ; qu'en l'espèce, en statuant comme elle l'a fait, en l'état de l'article 11 du contrat à durée indéterminée du 15 octobre 1999, relatif aux &quot;obligations professionnelles&quot; qui précise que &quot;Mme Clotilde X... s'engage à observer toutes les instructions et conditions particulières de travail qui lui seront données et à respecter une stricte obligation de discrétion pour tout ce qui concerne l'activité de l'association&quot;, et tout en constatant que Mme X... avait été convoquée par lettre du 20 juin 2000 à un entretien préalable à son licenciement, qui s'est tenu le 28 juin 2000, ce dont il se déduisait l'existence d'un contrat de travail, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article L. 121-1 du Code du travail ;
ça ce sont les arguments de Mme x pour dire qu'il s'agit d'un contrat de travail...
Et attendu qu'ayant relevé que le contrat de mandat du 15 octobre 1999 laissait à Mme X... une entière indépendance et liberté dans l'organisation de sa prospection et retenu, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation des preuves qui lui étaient soumises, qu'il n'était pas établi que celle-ci recevait des ordres et instructions, devait rendre compte et était soumise au contrôle et au pouvoir disciplinaire de l'AAF, la cour d'appel a pu décider, sans encourir les griefs des autres branches du moyen, que les parties s'étaient engagées dans les liens d'un contrat d'agent commercial, exclusif de la qualité de salarié ;
ça c'est la démonstration de la cour de cassation pour dire qu'il n ya pas les éléments d'un contrat de travail et va donc rejeter la demande de mme X[/quote]
 
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