salut,
pour t'aider un peu, voila se que je peux te donné j'ai repris des idées de la correction.
Après avoir effectué les calculs correspondant aux deux méthodes, à savoir la méthode des coûts complets et la méthode ABC, nous pouvons comparer les coûts unitaires d’achat par matières. Puis les coûts de revient par référence des buses.
Tableau comparatif des coûts unitaires d’achat des matières obtenus par les deux méthodes
Ciment Sable Graviers Fers
Méthode des coûts complets 126.50 ¤ 18.50 ¤ 21.50 ¤ 506.50 ¤
Méthode ABC 140.18 ¤ 17.04 ¤ 20.48 ¤ 598.76 ¤
Ecarts (en % ) + 10.80 % - 7.90 % - 4.70 % + 18.20 %
Tableau comparatif des coûts unitaires d’achat des matières obtenus par les deux méthodes
B 400 B 600 B 800
Méthode des coûts complets 38.37 ¤ 85.43 ¤ 118.93 ¤
Méthode ABC 42.28 ¤ 85.22 ¤ 116.16 ¤
Ecarts (en % ) 10.10 % -0.10 % -2.30 %
Ces deux tableaux font apparaître que les deux méthodes de calcul des coûts conduisent à des résultats divergents plus particulièrement au niveau des coûts d’achats, a contrario des coûts unitaires des produits. Ce constat peut surprendre car le montant des charges imputées au niveau des coûts d’achat est beaucoup plus limité qu’au niveau des coûts de revient.
On peut expliquer ces résultats par le concept de subventionnement croisé, en effet, dans le cas de la STUB, ces subventionnements croisés ont joué de façon plus importante au niveau du calcul des coûts d’achat qu’à celui des coûts de production et de revient.
a. Subventionnement croisé et coût d’achat
Dans le premier système de calcul de coûts, les charges indirectes d’approvisionnement sont imputées aux matières au prorata des tonnages achetés mais aucun élément n’explicatif pour les coûts d’approvisionnement. Une analyse plus détaillée des activités d’approvisionnement fait apparaître deux inducteurs de coûts : le nombre de livraisons et le fait d’être en relation avec un fournisseur. Pour quelles raisons les coûts des matières ciment et fers sont-ils nettement plus importants dans la méthode ABC ?
- Les tonnages achetés de ces deux matières sont nettement plus faibles que ceux des deux autres, seulement le coût subi des relations avec le fournisseur est constant( 5000 ¤ par an), quelque soit le tonnage acheté. Le coût de cette activité se répartissant sur un faible volume pour les matières ciment et fers conduit à des coûts unitaires élevées. Ce phénomène est plus marqué pour les fers car le tonnage acheté est très faible.
- La deuxième activité « Gestion des réceptions et des règlements des fournisseurs » coûtera plus cher aux matières pour lesquels les commandes et livraisons seront nombreuses, ce qui est le cas du ciment.
On peut donc en conclure que dans la méthode des centres d’analyses, les matières sable et graviers subventionnaient les matières ciment et fers en réduisant leurs coûts unitaires.
b. Subventionnement croisé et coût de revient
Parmi les activités de production recensées, seules celles dont l’inducteur de coût n’est pas volumique pourraient conduire à des résultats divergents au niveau des coûts unitaires de production et de revient.
Un inducteur volumique est un inducteur dont la quantité annuelle sera directement fonction du volume de production annuel.
Dans le cas étudié, deux activités n’ont pas un inducteur volumique : « études et méthodes », « lancement des lots au coulage ». Le coût de la première ne dépend que de la variété des 3 produits fabriqués et est indépendante des quantités produites pou chaque type de buse. Le coût de la deuxième varie en fonction du nombre de lots lancés.
Mais pour quelles raisons le phénomène de subventionnement croisé est relativement limité dans notre cas ?
- Le volume de production est d’un même ordre de grandeur pour les trois buses. Le coût de l’activité « Etudes et méthodes » s’imputera donc de façon égale sur le coût des trois produits.
- Au niveau de l’activité « lancement des lots au coulage », il n’y a pas non plus de grande divergence dans le planning de fabrication des trois types de buses. Si on calcule le nombre moyen de buses par lot de fabrication, on trouve les résultats suivants :
B400 : 200 / 51 lots = 39.2 ; B600 : 3000 / 78 lots = 38.5 et B800 : 2500 / 64 lots = 39.1
Les tailles moyennes de lots étant quasiment identiques, la prise en compte de cette activité ne peut donc être à l’origine d’écarts de coûts unitaires.
L’objectif des calculs de coûts entrepris à la STUB est de mettre à jour les prix des produits. Compte tenu des résultats obtenus, il n’est pas certain que la méthode des coûts par activité soit à imposer, d’autant plus que sa mise en ½uvre est plus complexe.