L'immobilier d'habitation
En matière d'immobilier de logement, le Languedoc-Roussillon se classe parmi les régions les plus chères de France, avec des prix particulièrement élevés à Montpellier et sur le littoral. Cela s'explique par la forte croissance démographique qui ne se dément pas dans la capitale régionale, largement due aux courants migratoires favorables au sud. L'Insee estime qu'un millier de personnes viennent s'installer chaque mois dans l'Hérault, dont la moitié à Montpellier. La ville concentre déjà 288 000 habitants et l'aire urbaine 413 300. Pour autant, la production de logements n'a cessé de chuter ces dernières années, avec une légère amélioration en 2003. Les limites de l'urbanisation ne cessent de reculer toujours plus loin de la ville centre, ce qui entraîne une forte hausse des terrains nus ou équipés, des tensions entre l'offre et la demande, un espace mité. Rien d'exceptionnel au regard des autres métropoles si ce n'est qu'à Montpellier, le phénomène est d'une intensité particulière. On estime que le développement urbain va se poursuivre jusqu'aux alentours de 2015, avec, à cette échéance, environ 100 000 habitants supplémentaires dans la communauté d'agglomération, ce qui chiffre le besoin de logements à 3 800 chaque année.
Une envolée de + 30% pour l'habitat ancien sur une année
D'après la Fédération nationale de l'immobilier, un studio dans un immeuble ancien s'est vendu en 2003 à 1 865 euros le mètre carré en moyenne, et un cinq pièces à 1 969 euros. Dans une maison individuelle de plus de cinq ans, le prix moyen du mètre carré monte à 2 165 euros. C'est une véritable envolée en un an, avec près de 30% d'augmentation, qu'il s'agisse de la vente d'appartements ou de maisons individuelles, faisant suite à une croissance déjà à deux chiffres en 2002.
275 000 euros pour une maison dansun secteur prisé
Pour l'immobilier d'habitation neuf de bon standing, les prix grimpent de 2 300 à 2 700 euros le mètre carré pour un appartement en centre-ville, et peuvent atteindre 1 900 euros dans la périphérie recherchée. Les maisons sont commercialisées en moyenne à 275 000 euros dans les secteurs prisés. Enfin, la location d'appartements neufs de bon standing s'effectue aux alentours de 920 euros de loyer mensuel hors charges dans les quartiers recherchés, et de 820 euros en banlieue.
Des produits haut de gamme pour une clientèle extérieure
Selon une étude du cabinet Perspectives & Conjonctures immobilières, 60 à 70% des acquéreurs de logements neufs à Montpellier le font à des fins d'investissement locatif. Il s'agit souvent de ménages à hauts revenus et de professions libérales venus du Languedoc-Roussillon, mais aussi d'autres régions comme Midi-Pyrénées ou l'Île-de-France. Les promoteurs ne s'y sont d'ailleurs pas trompés, qui proposent de plus en plus de produits haut de gamme destinés à une clientèle venue de l'extérieur.
Au final, étant donné la pénurie de logements proposés, et en dépit de nouveaux programmes privés et publics qui devraient voir le jour, l'offre devrait malgré tout demeurer insuffisante par rapport à la demande pendant encore trois ou quatre ans, ce qui laisse augurer de nouvelles hausses.
Les Echos (11/04)
Maintenant y a t'il une évolution significative depuis... :?: