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synhèse sur la rumeur

vi vi ! tu vas a annales synthese 2002
je ne sais pas si ceux sont les memes documents que les tiens ! Document 1 : BEAUMARCHAIS, Le Barbier de Séville, 1775, acte 11, scène 8 (extrait).
Document 2 : " Rumeurs: prévenir plutôt que guérir ", Maîtrise et information administrative, n° 154, Octobre 1982.
Document 3 : Jean-Noël KAPFERER, Rumeurs, le plus vieux média du monde, Éditions du Seuil, 1987.
Document 4 : Jean-Jacques BOZONNET, La " rumeur d'Abbeville ", Le Monde, 14 avril 2001.
Document 5 : PESSIN, Le Monde, 2 octobre 2001.
mais jetes y un coup d'oeil :wink: il ya le corrigé
 
merci corrine mai figure que j'ai deja jetté un cou d'oeil. Mais c pa celui qui m'interresse.
C bon merci salwa, ma synthese est bien sur les textes que ta mis. je sui tré conten.
merci 1000 fois
 
salut,

j'ai egalement la meme synthese a faire.
sauf que je ne suis pas en france et donc je ne peux pas consulter les annales 2002. serait-il possible de me la faire parvenir par internet avant mardi? je vous en remercie. :D
 
:lol: je suis votre sauveuse..........TOUT Y EST

Le phénomène, il y a une vingtaine d’années, avait déjà inspiré un livre, La rumeur d’Orléans. Il n’en reste pas moins fortement présent et toujours aussi difficilement explicable aujourd’hui.
C’est ainsi que s’intéressent à la rumeur les documents de notre corpus. Si Beaumarchais, à travers le personnage de Bazile, dans Le Barbier de Séville (1775) en dessine un visage tout à fait particulier, celui de la calomnie, le document administratif extrait de Maîtrise et information administrative publié en octobre 1982, se préoccupe de l’étudier quasi-scientifiquement. Jean-Noël Kapferer dans son essai publié en 1987 présente " les rumeurs [comme] le plus vieux média du monde ". Jean-Jacques Bozonnet évoque celle tentant d’expliquer les incroyables inondations d’Abbeville dans le journal Le Monde le 14 avril 2001. C’est aussi à l’actualité, celle tragique du 11 septembre 2001, que Pessin consacre son dessin satirique dans le même quotidien le 20 octobre 2001.
Ces différents documents nous proposent donc une tentative de définition de la rumeur sous ses différents aspects, s’interrogent sur son fonctionnement et les conditions qui guident sa propagation, ainsi que sur les tentatives de remédiation.

Les documents de notre corpus tentent donc l’esquisse de la rumeur. Elle apparaît avant tout comme un phénomène mystérieux, voire magique, et qui reste méconnu, malgré toutes les tentatives d’explication, et les déplorations, affirme Jean-Noël Kapferer. C’est une manifestation collective qui touche l’ensemble du groupe comme en témoigne le document administratif anonyme. La difficulté de le définir amène certains auteurs à utiliser la métaphore. Ainsi, Beaumarchais, dans une énumération accumulative, l’assimile-t-il tour à tour à un végétal, un serpent, un volatile, hirondelle ou oiseau de proie, et Jean-Jacques Bozonnet, inspiré part le contexte éminemment aquatique de son article, à " l’eau vive ". Il s’agit, en tout cas, d’une information qui court dans le groupe, souvent fausse mais parfois vraie, et qui fonctionne par le " bouche-à-oreille " (document 3).
Certains étudient le phénomène dans sa généralité, d’autres en rapportent ou en analysent des exemples concrets issus de l’actualité. Jean-Jacques Bozonnet s’attarde dans le journal Le Monde, sur la rumeur d’Abbeville , les inondations dans la Somme, extraordinairement persistantes et abondantes, ne peuvent être dues seulement à la pluviométrie - et la rumeur court - : " jamais la Somme n’était sortie aussi loin et aussi vite de son lit "… " il y a un schmilblick quelque part ", " pour préserver Paris, on nous a inondés ". Pessin part aussi des événements d’une explosive actualité pour satiriser le phénomène de la rumeur. Le phylactère reproduisant la remarque à sa femme du téléspectateur avachi dan son fauteuil évoque à la fois la manipulation exercée par les médias et l’impasse absurde auxquelles conduit la rumeur puisqu’on ne peut, sans risque, ni " sortir dehors " ni " rester chez soi ".
Quoi qu’il en soit, la rumeur apparaît comme une " information parallèle ", dit Jean-Noël Kapferer, qui double horizontalement les informations officielles verticalement diffusées par les médias. Ce n’est ni un " ersatz ", ni un pis-aller ". Elle ne peut être vue seulement comme fausse, fantaisiste ou irrationnelle.
Ainsi, la rumeur, fausse ou vraie, reste un phénomène mystérieux et à multiples facettes, qui se caractérise aussi notablement par les conditions et le fonctionnement de sa propagation.

Comment naît une rumeur ? La plupart du temps, elle est le fruit d’une tentative d’explication dans un état d’inquiétude et de suspicion. C’est ce qu’analyse le document administratif. C’est aussi la situation des inondés d’Abbeville ou l’angoisse du télespectateur figé devant son écran après les attentats du 11 septembre. La volonté d’explication est d’autant plus forte que le phénomène est inédit (document 4) Et les rumeurs sont d’autant plus nombreuses et extraordinaires que manquent les informations officielles. Le document 2 assure que trois " directions " principales permettent de développer les bruits : " la colère-anxiété ", qui accuse et trouve des " boucs-émissaires ", la " panique-anxiété " qui grossit les événements et diffuse des fabulations, et enfin, beaucoup plus rarement, " la joie-espérance qui " rêve l’élimination du danger ".
Comment fonctionne la propagation de la rumeur ? Par différents canaux. " Les oisifs d’une grande ville " affirme le personnage de Beaumarchais ; " des canaux informels incontrôlés " dit le document deux. En tout cas, de façon générale, la rumeur se transforme ; le document deux le montre " scientifiquement " par " la simplification, l’amplification, l’orientation dans le sens des sentiments dominants du groupe ". Beaumarchais, lui, exploite la rhétorique, la période et ses ressources poétiques pour décrire hyperboliquement, musicalement et métaphoriquement l’irrésistible montée de la calomnie.
A qui profite la rumeur ? La réponse est aisée dans le cas des la calomnie : à celui qui en est l’instigateur (document 1) ; mais la plupart du temps, comme le témoigne l’interrogation rhétorique de Jean-Jacques Bozonnet, on ne sait trop, même si l’on soupçonne parfois une instrumentalisation politique.
Ainsi la rumeur naît de l’inquiétude, de l’incertitude, du désir de nuire ; elle se propage et se transforme au sein du groupe, et l’on peut se demander comment y remédier.

Les tentatives de remèdes contre la force de la rumeur peuvent être diverses. La dénégation est le plus évident. Mais qu’elle soit politique, officielle, scientifique, elle rencontre le même incrédulité : c’est ce qu’affirme le document 2 et aussi le journaliste du Monde. Le n° 154 de Maîtrise et information administrative traduit cette vanité de l’attitude pédagogique par des chiffres : " la moitié des personnes sont suffisamment atteintes pour ne pas être rassurées par les informations officielles ". Le sous-titre du même document suppose un autre moyen de lutter contre la rumeur : "prévenir plutôt que guérir " mais ne le développe pas dans l’extrait proposé.
Alors, la manière forte ? C’est la seule prévention possible, affirme le document 3 : interdire aux gens de parler. Le préfet de la Somme a ainsi tenté d’endiguer la rumeur en menaçant les élus qui propageaient ces " bruits ridicules " de les poursuivre en diffamation, rapporte Jean-Jacques Bozonnet. Cette méthode est aussi vaine que celle de la persuasion (document 4). Et elle aboutirait, affirme Jean-Noël Kapferer, au contrôle de l’information et donc de la parole, à la censure tout simplement, ce qui priverait le public de " la levée du secret et de l’accès à une réalité cachée ", d’une communication libre.
L’interrogation rhétorique de Bazile qui clôt l’extrait du Barbier, en montrant hyperboliquement la puissance accablante de la calomnie, entend l’incapacité d’y résister.

La rumeur, phénomène étrange, parfois absurde, né de l’angoisse du groupe, de la volonté d’élucidation, de réconfort, du désir d’accuser voire de nuire, se propage donc invinciblement. On est encore impuissant à l’empêcher, à l’enrayer, plus encore à l’expliquer.

Les événements anxyogènes de ce début de millénaire, attentats, radicalisation des extrêmes, sentiment, justifié ou pas, d’insécurité généralisée, ont apporté leur lot de rumeurs. Elles deviennent parfois des " livres ", voire des " best-sellers ", ou des meilleures ventes pour parler français. L’un des plus frappants exemples en est l’" essai " de Thierry Meyssan, L’Incroyable imposture, en tête des ventes, notamment depuis son passage chez Thierry Ardisson : il conteste la réalité des attentats du 11 septembre, crie à la manipulation… et gagne beaucoup d’argent, grâce également à la diffusion de sa thèse sur Internet. Internet : moyen de communication et d’information indéniablement magique mais aussi formidable véhicule de rumeurs immédiatement relayées dans des millions de foyers connectés, en France comme à l’étranger.
La rumeur rapporte ! Et elle se nourrit de la crédulité, de la naïveté, goût du sensationnel ; Sachons utiliser les site Internet qui démonte les " hoax ", ou canular, et aussi, et surtout, de notre lucidité et de notre libre-arbitre.
 
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