Français : comment bien rédiger l’écriture personnelle

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Ce “gros du travail” doit compter environ 20 à 30 lignes. Une immense liberté (et le terme n’est pas trop fort) est offerte aux étudiants, notamment dans sa construction.

Bien que cela ne soit plus une obligation, il est toujours intéressant et judicieux de privilégier les verbes à la troisième personne : cela permet de tenir un propos plus général et plus abstrait. Il est plus facile d’?argumenter si le propos concerne des catégories plus larges ; le public, les lecteurs, on, l’?homme, ? Le “nous” et le “on” peuvent être employés. Néanmoins, l’emploi du “Je” (la première personne du singulier) n’est plus sanctionné et est même permis.

Pour être plus clair, désormais, et en raison de la dénomination même du sujet, il vous est permis de rédiger le travail d’écriture personnelle à la personne que vous voulez : je, nous, on, vous, il, ils, …

Pour donner plus de poids à votre réflexion, il faut utiliser les ressources expressives de la langue écrite : les verbes expressifs qui introduisent une opinion (admettre, remarquer, démontrer, constater, observer, ?) sont plus valorisants que les classiques « dire, penser, croire ». Tentez dans la mesure du possible de montrer au correcteur que votre maîtrise de la langue française ne s’arrête pas seulement à “dire”, “croire”, “montrer”, … Le conditionnel, qui marque toujours la prudence et le scepticisme, est à privilégier.

Enfin, votre développement doit être clair et agréable à lire : éliminez les répétitions et les redondances maladroites. Vous avez tendance à développer ces dernières seulement pour “faire des lignes” : sachez que vous n’êtes pas payés à la ligne. Reprenez les phrases qui paraissent trop lourdes à la relecture (ce sont souvent les plus longues). Marcel PROUST est souvent incompréhensible par les étudiants en raison, notamment, des longueurs extrêmes de nombre de ses phrases. Il vaut mieux 2 phrases courtes qu’une seule longue. Des propositions introduites par la conjonction « que » ou des relatives trop nombreuses peuvent être remplacées par des groupes nominaux ou des adjectifs. Utilisez un lexique soutenu et varié. Eliminez tous les mots passe-partout (dire, faire, être, avoir, chose, personne, ?) et efforcez-vous de changer de registre chaque fois que vous vous êtes servi d?un terme trop commun (être d’?accord est plus commun que partager un avis). N’?hésitez pas employer les figures de style connues pour améliorer la puissance et l’?impact de vos phrases. Votre meilleure rédaction sera la plus simple possible. Ne forcez jamais votre style, vous perdrez forcément de l’efficacité.

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