Okay... (vous me permettez quand même de sauter vos traditionnels smileys et remarques toujours aussi agréables à lire lorsque l'on tente de discuter avec vous (mais que voyez-vous donc poindre ? :blink

).
Bref,
quid de la jeunesse alors ?
Obama, en jeune élu, va vouloir montrer qu'il sait faire, malgré son
manque d'expérience (qu'on s'entende bien, je ne le compare pas à nous (vous, moi, le premier pseudo érudit du net vaguement initié à la politique), mais bien aux
autres politiques (H. Clinton en tête)), qu'il maîtrise, qu'il n'a besoin de personne. Et comme tout jeune (et on sent bien cette différence avec le "tradi" McCain), il va être (et est déjà) atteint de ce bougisme à l'excès. Tout va devoir changer, il va devoir tout bouger, faire le moderne, faire le progrès, faire différent en tout. Evidemment, il va promettre, il va dépenser, et... très vraisemblablement, il n'évitera pas une "guerre" mondiale. Pire encore, suffit de voir ses commentaires-réactions vis à vis de la Russie, ou concernant l'Iran, pour deviner quel pantin dangereux et inconscient il risque d'être dans les années à venir (et à ce titre les très récentes interventions de Medvedev favorisant McCain à Obama montrent bien l'équilibre fragile qui tient ces relations).
Et au niveau des minorités (puisque c'est quand même l'un des thèmes les plus récupérés et traités dans ces élections), c'est pas les quelques dizaines de milliers de chrétiens tradis - évangélistes - ameutés par sa colistière, trahis par McCain (une fois élue), qui risquent de poser problème aux USA, mais bien les illusions ruinées de tous ces millions de noirs des USA du Sud qui auront voté pour un Obama qui une fois au pouvoir ne les aidera pas plus que les autres, et de ces millions de latinos qui, après les même attentes que les noirs, espèrent secrètement par l'élection d'Obama l'éventualité d'un futur président latinos...
Bref, ce que je vois, c'est qu'entre les latinos et les noirs, c'est une véritable poudrière qui gît tout le long du Sud de la Sun Belt et dans la Rust Belt. Ce que fait Obama avec ces populations : ces faux espoirs, ces non-dits (vous remarquerez qu'il ne prend jamais véritablement la défense, le parti, des noirs (puisque les latinos seront d'ici quelques années la "minorité" la plus nombreuse, bien devant celle des noirs)) que toutes les communautés, chacune de leur côté, interprètent comme un signe d'écoute et de très probable action, ce que fait Obama, donc, est suicidaire (et c'est bien là qu'apparait mon étonnement (blasé) concernant votre vague illusion à je ne sais quelle idée dégoutante, qui pointe, que vous m'attachez à la fin de votre post - c'est très mal me connaître que de faire ce genre d'allusion).
Il joue avec les gens.
C'est là que je le trouve plus dangereux que McCain. Le melting pot américain montre de plus en plus ces limites. Et de l'exalter de cette manière, comme le fait Obama, c'est pousser le vice très (trop !) loin.