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Délai de départ d'un locataire

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion KillerAde
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KillerAde

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Salut,

Je viens de lire la correction du bts immo 2006 en droit, et dedans, il y a marqué que le locataire peut partir sous un délai d'un mois, mais c'est faux ?!
Normalement, il faut qu'il prévienne 3 mois avant de partir, 1 mois, c'est en cas d'urgence (du style mutation à 80km de son lieu d habitation).
 
KillerAde link=topic=55754.msg578168#msg578168 date=1178292991 a dit:
Salut,

Je viens de lire la correction du bts immo 2006 en droit, et dedans, il y a marqué que le locataire peut partir sous un délai d'un mois, mais c'est faux ?!
Normalement, il faut qu'il prévienne 3 mois avant de partir, 1 mois, c'est en cas d'urgence (du style mutation à 80km de son lieu d habitation).
killer d'abord cela n'est pas départ mais préavis, ensuite le préavis peut être rammener a 1 mois en cas de problèmes de santé ( sur justificatifs ), mutation effectivement et en cas de premier emploi ( notion assez floue il faut voir la jurisprudence ) :wink2:
 
le préavis peut être réduit à un mois dans les 6 cas suivants (article 15 de la loi de 1989) :

- premier emploi (déterminer par la date d'affiliation au régime de la sécu), quelque soit le type de contrat (CDD, CDI, temps complet ou partiel, etc)
- mutation (il doit rester dans la même entreprise, s'applique qu'aux salariés)
- perte d'emploi (la démission n'est pas une perte d'emploi), la non reconduction d'un CDD est considéré comme perte d'emploi
- nouvel emploi consécutif à une perte d'emploi
- être agé et en mauvaise santé (a partir de 60 ans et état de santé non compatible avec le lieu de résidence)
- être bénéficiaire du RMI

voila
 
Préavis de trois mois ou préavis réduit à un mois ? La disposition légale prévoyant cette possibilité en cas de congé donné par le locataire est souvent inconnue dans le détail. Or c'est l'une des questions qui revient paradoxalement le plus souvent, surtout en temps de pénurie de logement à la location. Elle dépend parfois de situations peu ou pas confortables et se pose généralement au moment de gros changements : mutation, perte d'emploi, naissance d'un nouvel enfant ou, tout simplement, si une nouvelle location se présente avant la fin du préavis légal de 3 mois. L'envie est forte de la saisir tout de suite de peur de ne pas en retrouver de sitôt. D'autant que peu de locataires ont les moyens de financer un double loyer en plus d'une commission d'agence et de l'avance d'un dépôt de garantie.

Tout repose en fait sur une disposition clé de la loi du 6 juillet 1989, qui prévoit (article 15-I) que : &quot;Le délai de préavis applicable au congé est de trois mois lorsqu'il émane du locataire (...). Toutefois, en cas d'obtention d'un premier emploi, de mutation, de perte d'emploi ou de nouvel emploi consécutif à une perte d'emploi, le locataire peut donner congé au bailleur avec un délai de préavis d'un mois&quot;. Le même texte compte parmi les bénéficiaires, les &quot;locataires âgés de plus de soixante ans dont l'état de santé justifie un changement de domicile&quot;, ainsi que les bénéficiaires du RMI.

Quel est l'esprit de cette disposition ?

Elle part d'un bon sentiment puisqu'elle vise à protéger le bailleur contre les effets de la soudaineté du départ d'un locataire en lui laissant le temps de se retourner. Cette sollicitude louable est simplement atténuée dans le cas où le locataire se trouve dans une situation d'urgence parce qu'il ne peut changer de région ou adopter immédiatement une solution mieux adaptée à ses besoins, à cause des trois mois de préavis. Il y a donc en quelque sorte un souci d'équilibre entre deux urgences, celle du locataire justifiant de réduire la protection dont dispose le propriétaire.

Dans quelles conditions peut-on disposer d'un préavis réduit ?

La jurisprudence très abondante générée par cette disposition a retenu trois principes directeurs déterminants quant à la possibilité pour un locataire de bénéficier ou non d'un préavis réduit :

- La décision de quitter le logement doit être liée à un évènement soudain et imprévu. En application de ce principe, un licenciement entre bien dans cette catégorie, car il peut obliger à réduire très rapidement son train de vie et trouver une autre solution de logement. Une mutation a effet immédiat aussi. Enfin, un emploi trouvé dans une autre région est une occasion à saisir souvent sans délai, faute de quoi on risque de se voir préférer un candidat disposant d'une meilleure mobilité. Par contre, la fin d'un contrat de travail à durée déterminée est un évènement largement prévu à l'avance et accepté. Il est donc censé laisser suffisamment de temps au locataire pour trouver à la fois un nouvel emploi et, s'il le faut, une nouvelle résidence. De même pour une situation de chômage qui perdure sans qu'un emploi n'ait été trouvé.

- Il doit y avoir un lien de conséquence immédiat entre l'évènement générateur et la décision de quitter le logement. En d'autres termes, il faut poser son préavis dès connaissance de l'événement déclencheur.

- Il doit y avoir nécessité de quitter le logement sans attendre : c'est notamment là qu'intervient la notion de distance ; il faut que celle-ci soit incompatible avec le maintien de la résidence dans le logement, même pendant la durée du préavis.
Plutôt qu'en termes de kilomètres, il faut raisonner en temps de transport. On peut considérer raisonnablement que la limite se situe à partir de 3 heures par jour, à moins qu'il y ait d'autres contraintes comme une astreinte à domicile et obligation d'intervention rapide en cas d'appel.
 
Quelles réponses rapide ! Merci de vos infos ! Donc, pour un contrat de location meublé, le délai de départ est bien d'un mois.

Merci à tous :)
 
KillerAde link=topic=55754.msg579589#msg579589 date=1178456322 a dit:
Quelles réponses rapide ! Merci de vos infos ! Donc, pour un contrat de location meublé, le délai de départ est bien d'un mois.

Merci à tous :)

exact
 
gastonmontagne link=topic=55754.msg580596#msg580596 date=1178485494 a dit:
sauf qu'en meublé, c'est un bail commercial et pas un bail d'habitation

Je ne savais pas ça, et ça me parait bizarre ! Commercial, mais on y habite, c'est louche ?!
 
gastonmontagne link=topic=55754.msg580596#msg580596 date=1178485494 a dit:
sauf qu'en meublé, c'est un bail commercial et pas un bail d'habitation
absolument pas, c'est un bail de droit commun, tu me diras où tu as vu qu'un bail meublé était un bail commercial :unsure: :pascompris;
 
topaziane link=topic=55754.msg580823#msg580823 date=1178528114 a dit:
absolument pas, c'est un bail de droit commun, tu me diras où tu as vu qu'un bail meublé était un bail commercial :unsure: :pascompris;

+1
 
Pour la location en meublé c'est un bail de droit commun. Donc le locataire peut quitter les lieux à tout moment en respectant un préavis d'un mois.
 
gastonmontagne link=topic=55754.msg580970#msg580970 date=1178534776 a dit:
on a eu un conseiller en défiscalisation qui nous a dit que c'était un bail commercial, je pige plus la.
Il y a un bail commercial entre le propriétaire du logement et l'entreprise qui gère la résidence étudiante.
Et un bail de droit commun entre l'entreprise qui gère la résidence et le locataire.
 
gastonmontagne link=topic=55754.msg580970#msg580970 date=1178534776 a dit:
on a eu un conseiller en défiscalisation qui nous a dit que c'était un bail commercial, je pige plus la.
il devait pas être très bon alors :zarbi:
le bail commercial c'est un 3 - 6 - 9 avec préavis de 6 mois voire 3 mois selon le bail. donc rien à voir avec le meublé, tu as du confondre avec les immobilisation annexées au bail commercial : cuisine pour les restos par exemple
Jere3010 link=topic=55754.msg580982#msg580982 date=1178535563 a dit:
Il y a un bail commercial entre le propriétaire du logement et l'entreprise qui gère la résidence étudiante.
Et un bail de droit commun entre l'entreprise qui gère la résidence et le locataire.
oui tout à fait peut être que la confusion vient de là, et attention les résidences étudiantes ne sont pas toutes gérées sous ce cas de figure
 
Enorme mea culpa :blush: je me suis planté :embarassed:

En fait, j'ai relu mes notes concernant l'intervention du conseiller en défiscalisation, c'est les revenus des locations meublées qui relèvent de la catégorie des BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux)......
 
topaziane link=topic=55754.msg580986#msg580986 date=1178535653 a dit:
il devait pas être très bon alors :zarbi:
le bail commercial c'est un 3 - 6 - 9 avec préavis de 6 mois voire 3 mois selon le bail. donc rien à voir avec le meublé, tu as du confondre avec les immobilisation annexées au bail commercial : cuisine pour les restos par exemple oui tout à fait peut être que la confusion vient de là, et attention les résidences étudiantes ne sont pas toutes gérées sous ce cas de figure

Le statut a fixé a 9 ans la durée minimale du bail commercial, cette règle est d’ordre public. Si un bail soumis au statut a été conclu pour une durée conventionnelle plus courte celle-ci sera corrigée et portée au seuil légal. Les obligations du locataire et du bailleur sont différentes.( et ne rentrent pas dans le cadre du decret de septembre 1953 )
3-6-9 c'est la possibilité de congé pour locataire et la révison triennale du montant du loyer d'où cette appellation .....
 
louteha link=topic=55754.msg582000#msg582000 date=1178614791 a dit:
3-6-9 c'est la possibilité de congé pour locataire et la révison triennale du montant du loyer d'où cette appellation .....
bah je disais pas le contraire :zarbi:
rappel du titre &quot;Délai de départ d'un locataire&quot; :zarbi:
 
topaziane link=topic=55754.msg582086#msg582086 date=1178619604 a dit:
bah je disais pas le contraire :zarbi:
rappel du titre &quot;Délai de départ d'un locataire&quot; :zarbi:

ce n'est pas pour toi :wink2:, nombre d'etudiants confondent cette notion de 3-6-9 ....... :wink2: :wink2:
 
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