Le marché SUV en France en constante progression
Marché VP année 2003
Avec 2 009 246 immatriculations en 2003, le marché total VP (voitures de tourisme) français était en recul de -6,3 % par rapport à 2002. La part du diesel était toujours en hausse à 67 %, contre 63 % à fin 2002.
Le marché SUV (l'ensemble des catégories de 4x4) faisait de nouveau mieux que l'ensemble du marché, affichant 92 348 immatriculations VP (VP+VU = 104 316) pour l'année 2003, soit +9,9 % (VP+VU = +10,3 %) par rapport à 2002.
La part des 4x4 diesel montait à 83 % contre 79 % à fin 2002.
En 2003, les 4x4 représentaient 4,6 % du marché VP total (2002 : 3,9 %).
Marché VP janvier à mai 2004
Le marché total recule encore sur les cinq premiers mois de 2004 avec 850 041 immatriculations VP, soit -1,6 % par rapport à la même période de 2003
La part du diesel augmente toujours : 69 % au terme des cinq premiers mois de 2004.
Le marché SUV est lui encore en très net progrès avec 43 652 immatriculations VP (VP+VU = 48 920) enregistrées sur les cinq premiers mois de 2004, soit +19,4 (VP+VU = +18,9 %) toujours par rapport aux cinq premiers mois de 2003. A fin mai 2004, la part des SUV diesel s'élève à 84 %.
Les SUV représentent désormais 5,1% du marché VP total.
Evolution du marché SUV (VP)
SUV et monospaces sont les deux seuls segments du marché français qui progressent de façon constante depuis 1996.
Les SUV sont ainsi passés en France de 1,3 % du marché VP en 1996 à 5,1 % à fin mai 2004, soit pratiquement le quadruplement de leur part du marché en sept ans.
Le marché SUV VP se décompose en fait en trois catégories
La plus grosse, celle des " compacts " est en augmentation constante en volume depuis l'introduction du leader, le Toyota RAV4 en 1994. Avec 55 221 immatriculations en 2003 (+5 % par rapport à 2002), les " compacts " représentaient 59,8 % du marché SUV VP en 2003. Leur part du marché SUV était toutefois en léger recul (62,6 % en 2002), au profit des catégories " classique " et " luxe ".
La catégorie des " classiques " ( comme les Land Cruiser) augmentait donc sa part du marché SUV en 2003. Avec 23 309 immatriculations sur l'année (+19,9 % par rapport à 2002), les " classiques " représentaient 25,2 % du marché SUV VP en 2003 (contre 23,1 % en 2002).
La catégorie " luxe " (Lexus RX300 ou BMW X5), la plus petite des trois, progresse constamment en volume depuis 1997: 13 818 immatriculations (+15,2 %), soit 15 % du marché SUV VP en 2003 (contre 14,3 % en 2002).
Palmarès des marques SUV (immatriculations année 2003)
Rang Marque VP VP+VU Part du marché
SUV VP+VU (%)
1 TOYOTA + LEXUS 24 080 25 285 24,2
2 NISSAN 12 653 16 555 15,9
3 SUZUKI 10 351 10 997 10,5
4 HYUNDAI 8 993 9 151 8,8
5 MITSUBISHI 5 434 8 986 8,6
6 LAND ROVER 5 604 7.035 6,7
7 MERCEDES 4 301 4 439 4,3
8 RENAULT 3 885 3 885 3,7
9 BMW 3 676 3 676 3,5
10 JEEP 2 907 3.047 2,9
11 LADA 1 621 1 697 1,6
12 OPEL 1 498 1 537 1,5
13 VW 1 528 1 534 1,5
14 KIA 1 337 1 359 1,3
15 VOLVO 817 818 0,8
16 HONDA 812 812 0,8
17 PORSCHE 796 796 0,8
18 AUDI 757 757 0,7
19 SUBARU 460 460 0.4
20 DAIHATSU 422 427 0,4
21 MAZDA 77 396 0,4
22 FORD 1 297 0,3
23 CHEVROLET 202 202 0,2
24 DAEWOO 129 129 0,1
25 ARO 0 19 0,0
26 AUVERLAND 0 9 0,0
27 ISUZU 0 6 0,0
MARCHE TOTAL 92 348 104 316 100
Palmarès SUV par modèles 2003 (immatriculations année 2003)
Rang Modèle Immatriculations
VP Immatriculations
VP+VU
1 Toyota RAV4 15 061 15 540
2 Nissan X-Trail 8 706 8 812
3 Toyota Land Cruiser 8 119 8 129
4 Hyundai Santa Fe 7 141 7 258
5 Mitsubishi Pajero 4 804 5 384
6 Mercedes Classe M 4 228 4 366
7 Suzuki Grand Vitara 4 145 4 145
8 Land Rover Freelander 3 540 3 690
9 BMW X5 3 638 3 638
10 Nissan Pick Up 0 3 329
11 Mitsubishi L200 0 2 971
12 Nissan Terrano 2 619 2 877
13 Renault Kangoo 4x4 2 623 2 623
14 Suzuki Samurai 1 989 2 289
15 Suzuki Vitara 1 876 2 148
16 Hyundai Terracan 1 851 1 890
17 Jeep Grand Cherokee 1 823 1 899
18 Land Rover Defender 637 1 837
19 Lada Niva 1 621 1 697
20 VW Touareg 1 528 1 534
21 Opel Frontera 1 498 1 524
22 Nissan Patrol 1 328 1 537
23 Suzuki Jimny 1 411 1 459
source : web car center
Land Rover Freelander Td4 : Le SUV à la mode british
Son pedigree fait rêver. Son patronyme inspire l’évasion et son look de baroudeur suscite les vocations. De toute évidence, le Freelander est le plus tendance des tout chemin. Surnommé le « baby Range » à sa sortie, le plus compact des Land Rover profite de son restylage pour accentuer sa ressemblance avec le glorieux aîné. Calandre, optiques et boucliers ont été redessinés.
La roue de secours toujours aussi fièrement exposée et la porte du coffre qui s’ouvre de la gauche vers la droite entretiennent le côté 4x4. L’habitacle évolue également. Même si les plastiques sont toujours aussi durs au toucher, la présentation et la finition ont progressé.
Les lève-vitres ont migré de la console centrale vers les contre-portes, mais sur la version cinq portes seulement ! Garnitures et tissus ont été améliorés, mais l’ergonomie conserve une part de fantaisie, à l’image de la position de conduite trop haute pour permettre la lecture complète des compteurs.
Largeur aux coudes et modularité demeurent assez limitées. Le coffre, logeable et facile d’accès, autorise le chargement de 350 litres de bagages, mais les sièges arrière ne peuvent ni coulisser ni se retirer.
Sur le plan mécanique, le nouveau Freelander ne subit pas la moindre évolution.
Il conserve son quatre cylindres 2-litres turbo diesel à injection directe et rampe commune. Emprunté à l’ancienne BMW série 3, ce bloc se contente de 112 ch. Sa disponibilité et son couple font illusion à mi-régime, il s’époumone rapidement par la suite. Résultat : des performances assez médiocres, comparées au nouveau Nissan X-Trail notamment et un niveau sonore élevé quel que soit l’allure.
Peu maniable en ville où il est victime de son diamètre de braquage important et d’une assistance de direction assez ferme, le 4x4 britannique retrouve de l’aisance sur route. Le train avant plutôt incisif et la transmission intégrale permanente favorisent son comportement dynamique.
Ses suspensions souples assurent un confort de roulement satisfaisant. Et ses aptitudes hors bitume en font une automobile très polyvalente. Si l’absence de boîte courte limite ses capacités au franchissement, la présence d’un antipatinage et d’un contrôle d’adhérence en descente autorisent pas mal d’excentricités dans la boue et les fortes déclivités.
Autant dire qu’en dépit de son ravalement de façade intérieur/extérieur, le Freelander se prête davantage à un usage rural qu’urbain. Son image de marque plaide pour lui, mais son rapport prix/prestations très inférieur à celui de la concurrence nippo coréenne contrarie ses ambitions.
LAND ROVER FREELANDER TD4 SE 5P
30 500 € (8 CV)
2-litres, turbo diesel, 112 ch, 164 km/h, 7,6 l/ 100 km.
Concurrentes (voir Nissan X-Trail 2.2 dCi)
Source : Paris Match
j'éspère sa te suffira
