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Et si on partageait notre goût pour l'écriture ?

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Nessscafe
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Loulougan link=topic=195.msg837551#msg837551 date=1203264962 a dit:
bah tu peux etre en couple amoureux et hop tomber amoureux de quelqu'un d'autre
ce qui fait bah que le 1er hop il est malheureux...

Et hop, moi, je reste fidèle à ma femme :biggrin: :biggrin: :biggrin:
Cependant, je te remercie pour ton explication. Je comprends mieux la phrase.
Merci. :friend:
 
Extrait de &quot;Putain de Bac&quot;, livre qui sera bientôt sur toutes les tables de chevet des étudiants d'europe !

Vincent avait passé des vacances emmerdantes. Sa playstation et sa bite ont été les deux outils indispensables de ces deux mois. La première lui permettait de remplir ses journées, la seconde de remplir ses chaussettes. Il se masturbait trois à quatre fois par jour, c’était plus que le nombre de victoires qu’il remportait à son jeu de combat.

Les parents de Vincent étaient partis en vacance dans le sud de la France. Ils avaient proposé à leur fils de les accompagner mais Vincent avait refusé catégoriquement. Il se trouvait trop âgé pour ce genre de chose. Il ne supportait plus le rythme stressé qu’ils imposaient pendant les vacances. Il ne voulait plus tenir la chandelle de ses vieux pendant 8 semaines. Il ne voulait plus s’absenter suspicieusement de la plage pour aller se masturber sur les nymphes dans sa chambre d’hôtel. Il voulait vivre la liberté vraie durant ces deux mois. Et il en a eu l’occasion. Il n’a rien fait du tout.

Une fois, alors qu’il rentrait de chez un ami, il avait croisé sa voisine. Ils discutèrent un moment puis elle lui proposa de venir manger chez elle dans la soirée s’il le souhaitait. Chantale était quadragénaire et toujours célibataire. Son corps tenait encore bien la route, malgré des seins légèrement flasques et un visage relâché. Vincent accepta l’invitation avec plaisir. Il avait déjà beaucoup fantasmé sur Chantale. Il espérait qu’elle boive suffisamment pour qu’elle lui propose un plan. Mais Chantale ne bu que de l’eau et le seul plan qu’elle lui proposa, ce fut de rentrer chez lui avant minuit. Elle travaillait tôt demain. Alors Vincent rentra chez lui. A peine eut-il passé la porte qu’il se précipita dans sa chambre pour réécrire l’Histoire. Il baissa son pantalon, prit sa chaussette, et fit ce qu’il semblait encore faire de mieux. Désormais, le lecteur pourra en convenir : Vincent était un sacré branleur.

Vincent écoutait Champagne Supernova. Il était allongé, bras croisés derrière la tête, sur son lit. Il pensait à la journée de demain, sa première journée de lycée. C’était un endroit qui symbolisait beaucoup de chose pour lui. Il rêvait de pouvoir y entrer depuis un moment. C’était également l’occasion de découvrir plein de têtes nouvelles. Un ami lui avait même raconté qu’il suffisait de passer les portes du lycée pour sentir planer l’odeur du sexe. Il sentait qu’il allait vivre une étape évolutive durant ces trois ans. Et puis, il allait aussi retrouver Marie. Cette petite brune aux yeux verts, aux traits fins et à l’odeur envoutante, dont Vincent était malencontreusement tombé amoureux. Il avait suffit d’une bousculade dans un couloir, d’un sourire pétri de charme en guise de pardon et le voila ensorcelé. Il en faut rarement plus. Un sourire du cœur ne laisse jamais indifférent. Seulement voila, cette magie ne fonctionnait pas seulement sur Vincent, et Marie est vite devenue la cible numéro 1 des collégiens. Elle devait être expérimentée, en tout cas plus que lui. Il était rare de la voir célibataire, et s’il lui arrivait de l’être, la période était souvent trop courte pour qu’il puisse mettre en action un plan de rencontre. Elle avait un an de plus que lui et elle était entrée au lycée l’année dernière. Il était maintenant pressé de voir à quoi elle pouvait ressembler.

***

La Volonté, poussée aveugle et irrésistible, s’objective dans la matière, réunion de l’espace et du temps tissée par la causalité, pour donner lieu au monde en tant que représentation dans lequel la Volonté s’exprime sous la forme du Vouloir Vivre. De là naît la vision de l’absurde, où la Volonté si elle veut phénoménalement vivre, elle ne veut métaphysiquement rien.

Davis était complètement crevé. Il avait des cernes qui s’étendaient de jours en jours. Il ne dormait quasiment plus, ne faisait plus rien, et fumait trois fois plus. C’était le prix à payer pour avoir compris la contingence d’un monde qui s’en fout. Pendant deux mois, il avait cherché des réponses. Il les avait finalement trouvés. Il n’y en avait aucune. C’était, à n’en pas douter, sa plus grande découverte. Sa chambre était en bordel. Des livres étaient dispersés sur son bureau et de nombreuses feuilles de papiers gisaient au sol.

Ce qui était absurde, c’était de chercher à expliquer ce qui n’avait essentiellement pas d’explication. La réponse du Pourquoi se trouve au-delà même du principe de raison parce qu’elle est étrangère à la causalité. Il fallait donc en tirer les conséquences. La nature ne vise rien du tout. Elle n’est pas finaliste mais mécanique, elle ne s’inscrit pas dans la durée bien qu’elle nous le fasse croire. Elle répètera sous des formes nouvelles demain ce qui a déjà été hier, et ce dans le but de mieux nous tromper. Pour résumer, la nature se fout de notre gueule.

Davis a raté le Bac. Lui qu’on disait si certain de l’avoir avec une mention, il l’a raté de deux points lors du rattrapage. C’était un exercice portant sur les probabilités mathématiques, un exercice pourtant facile. Une semaine après, c’était sa copine qui l’avait plaqué. Elle était amoureuse d’un dénommé Thomas. Elle s’était empressé de le rejoindre dès que Davis eut finit ses examens. Elle ne voulait pas le déstabiliser avant. Il ne s’y attendait pas du tout, elle jouait bien la comédie la salope.

L’amour est une ruse de l’Espèce. De toutes les illusions possibles d’expérimenter, celle-ci était la pire. Elle abuse sournoisement les amants par la croyance que la quête de l’Amour est une affaire personnelle alors qu’elle n’est que l’affaire de l’Espèce. Les Hommes sont utilisés, et peu importe ce qu’ils leur arrivent, pour servir les intérêts inutiles de Dame Nature, la Mère des Putains. Davis était bien décidé à ne plus obéir à cette capricieuse.
 
je viens de lire :aplause:
j'aime déja beaucoup l'idée (combien de fois tu vas la réécrire celle la ? j'aimais déja la première version que tu m'avais fait lire une fois).
j'aime bien les sortes de parentheses philosophiques entre la presentation des persos. a mon avis, tu devrais tout de meme la rallonger. Genre parler plus de Vincent, bien nous décrire le personnage, meme si c'est pour dire que c'est un addict de la branlette, nous le faire vivre tu vois, qu'on puisse se l'imaginer, nous lecteurs. Puis hop, la parenthese philosophique que tu pourrais développer au cours de la nouvelle. ou meme la faire apparaitre avant, comme pour introduire le perso. Idem pour Davis.

je pense que ca pourrait faire pas mal. ce n'est que mon avis.
tu permets que je reflechisse vite fait au perso de marie? je l'imagine déja super bien, genre brunette jolie, robe a fleurs et une troupe de pouffes à ses pieds, genre reine des abeilles...
jte montrerai ce que j'ai ecris, si l'inspi me vient.

mais en tout cas, j'aimerai bien que tu l'as finisses cette nouvelle !!!! :kiss: :kiss: :kiss:
 
L'idée c'est de faire 4 personnages, et chaque chapitre sera vécu différemment sur le même moment selon chaque perso. Quelques descriptions et explications viendront apres... Le truc de ce roman, ce sera de rendre la place à ce qu'on a tendance à trop oublier : le hasard ! Je vais pas rentrer trop ds le descriptif, je préfère laisser le lecteur s'imaginer complètement ce qu'il a envie d'imaginer...D'ailleurs, je vise pas trop un roman imagé mais plutôt conceptuel...

Ouais Marie, c'est plus qu'une simple reine des abeilles, c'est l'objet esthétique de contemplation du genre masculin ^^
C'est le concept féminin dans toute sa splendeur...

j'essaierai de l'avancer... le but est de conserver mon anti-style et de conserver au niveau du contenu seulement le superflu, c'est souvent ça l'essentiel !  :biggrin:

Merci ma critiqueuse  :happy:
 
Un poème qui date de l'an 2000 (écrit pendant la maladie d'un enfant d'un de mes anciens profs)

LE PROF

Quelle est aujourd’hui l’humeur
L’humeur de ce professeur ?
Est-il en forme et joyeux,
Ou semble-t-il malheureux ?
Il enlève son chapeau
Il enlève son manteau
Sans même nous dir’ bonjour
Comme il le fait chaque jour
Le prof broie peut-être du noir
Pourquoi ? On aim’rait le savoir
On se met à chuchoter
Et il commence à gueuler
A crier pour un p’tit rien
Un p’tit rien et c’est pas bien
Pourquoi ? On aim’rait le savoir
Il broie sans doute du noir
Un membre de sa famille,
Un parent, son fils, sa fille,
Sa femme ou encor’ lui-même
Aurait-il un gros problème ?
Aurait-il un accident,
Où aurait-il vu du sang ?
A-t-il été agressé
Par des gens mal élevés ?
Laissons, laissons le râler
Un peu, pour qu’il puisse oublier
Oublier un p’tit instant
Les violences, les souffrances,
L’indifférence, l’ignorance,
Et les peines du présent.
Le prof, il nous a punis
Sans protester, on s’est dit
Si ca peut lui fair’ oublier
Rien qu’un instant oublier
Oublier les handicaps
Oublier un peu tout ca,
Les pauvres, les grands blessés,
Les accidentés, brûlés,
Ca l’empêche de dormir
Il voudrait parfois mourir
C’est pour ca qu’ le professeur
Est de très mauvaise humeur.
 
...3,4 :

&quot; Roméo Mon Roméo
OOh Roméo Mon Roméo
Quand seront nous enfin unis

OOh mon Roméo
Peu m'importe si tu m'aimes
Moi je t'aimerais toujours. &quot;

:aplause:

Alors pas mal non , pour un(e) future grand écrivain... :biggrin:
 
L’ESCABEAU

Avoir un boulot de caissière
Ou bien un autre, même dévalorisant
En attendant un poste de secrétaire
Que j’aurai bien un jour, mais quand ?

Oublier un moment
Tout ce qui est école et ma vie scolaire
Oublier pendant un instant
Mon rêve de secrétaire scolaire et universitaire

Pour mon bien, quitter, rejeter
Tout ce qui me rattache à mon enfance
Et mon adolescence trop couvée
Je quitte l’école, je quitte les parents

Je veux grandir en maturité
Je veux gouter à de durs travaux
Je veux savoir jusqu’où je peux aller
Je veux savoir qui je suis, ce que je vaux

Et un petit boulot
Me servirait comme un escabeau
A monter au trône des fonctionnaires
Ceux qui conseillent dirigent et gèrent.
 
chrismarie31 link=topic=195.msg865464#msg865464 date=1206023965 a dit:
L’ESCABEAU

Avoir un boulot de caissière
Ou bien un autre, même dévalorisant
En attendant un poste de secrétaire
Que j’aurai bien un jour, mais quand ?

Oublier un moment
Tout ce qui est école et ma vie scolaire
Oublier pendant un instant
Mon rêve de secrétaire scolaire et universitaire

Pour mon bien, quitter, rejeter
Tout ce qui me rattache à mon enfance
Et mon adolescence trop couvée
Je quitte l’école, je quitte les parents

Je veux grandir en maturité
Je veux gouter à de durs travaux
Je veux savoir jusqu’où je peux aller
Je veux savoir qui je suis, ce que je vaux

Et un petit boulot
Me servirait comme un escabeau
A monter au trône des fonctionnaires
Ceux qui conseillent dirigent et gèrent.

chrismarie31 link=topic=195.msg848464#msg848464 date=1204318287 a dit:
Un poème qui date de l'an 2000 (écrit pendant la maladie d'un enfant d'un de mes anciens profs)

LE PROF

Quelle est aujourd’hui l’humeur
L’humeur de ce professeur ?
Est-il en forme et joyeux,
Ou semble-t-il malheureux ?
Il enlève son chapeau
Il enlève son manteau
Sans même nous dir’ bonjour
Comme il le fait chaque jour
Le prof broie peut-être du noir
Pourquoi ? On aim’rait le savoir
On se met à chuchoter
Et il commence à gueuler
A crier pour un p’tit rien
Un p’tit rien et c’est pas bien
Pourquoi ? On aim’rait le savoir
Il broie sans doute du noir
Un membre de sa famille,
Un parent, son fils, sa fille,
Sa femme ou encor’ lui-même
Aurait-il un gros problème ?
Aurait-il un accident,
Où aurait-il vu du sang ?
A-t-il été agressé
Par des gens mal élevés ?
Laissons, laissons le râler
Un peu, pour qu’il puisse oublier
Oublier un p’tit instant
Les violences, les souffrances,
L’indifférence, l’ignorance,
Et les peines du présent.
Le prof, il nous a punis
Sans protester, on s’est dit
Si ca peut lui fair’ oublier
Rien qu’un instant oublier
Oublier les handicaps
Oublier un peu tout ca,
Les pauvres, les grands blessés,
Les accidentés, brûlés,
Ca l’empêche de dormir
Il voudrait parfois mourir
C’est pour ca qu’ le professeur
Est de très mauvaise humeur.

Ils sont superbes Chrimarie tes poèmes. :wub
Je mettrais bien un des miens ici pour receuillir votre avis mais... j'ai la trouille... :mellow:
 
LILYB link=topic=195.msg865511#msg865511 date=1206026526 a dit:
Ils sont superbes Chrimarie tes poèmes.  :wub
Je mettrais bien un des miens ici pour receuillir votre avis mais... j'ai la trouille...  :mellow:

Merci!

Pourquoi as-tu la trouille? Pas besoin d'avoir peur! Il y en aura toujours pour apprécier ou non nos écrits. Et même si parfois on ne reçoit pas d'avis ou très peu, ça ne veut pas dire qu'ils sont moches! Les miens aussi, j'ai pas toujours des avis!

Il y a aussi un bon forum de poésie ou je suis et que j'ai découvert par Lily Dreams: www.poemesfabuleux.com
 
LA LIBERTE

La liberté
Une notion à respecter
Savoir en profiter
Les autres ? Ne pas les en priver.

La liberté
C'est savoir jouir de la vie
Et de tout ce qu'elle peut nous apporter
De tout ce qu'elle nous a promis.

La liberté
C'est profiter de tout ce que la vie nous donne
Parce qu'à n'importe quel moment elle peut nous l'enlever
Mais elle n'attend qu'une chose, qu'on lui pardonne.

La liberté
C'est vivre tout seul ou à deux
Choisir sa viee, défendre ses idées
Parce que à part la liberté, rien n'est important ou si peu.
 
LILYB link=topic=195.msg865722#msg865722 date=1206041391 a dit:
LA LIBERTE

La liberté
Une notion à respecter
Savoir en profiter
Les autres ? Ne pas les en priver.

La liberté
C'est savoir jouir de la vie
Et de tout ce qu'elle peut nous apporter
De tout ce qu'elle nous a promis.

La liberté
C'est profiter de tout ce que la vie nous donne
Parce qu'à n'importe quel moment elle peut nous l'enlever
Mais elle n'attend qu'une chose, qu'on lui pardonne.

La liberté
C'est vivre tout seul ou à deux
Choisir sa viee, défendre ses idées
Parce que à part la liberté, rien n'est important ou si peu.

Eh bien, Lilyb, c'est magnifique comme poème! :wub :wub :wub
 
La suite de ça http://www.cultureco.com/chat-bts/index.php/topic,195.msg631297.html#msg631297

Ca sarcle aussi... car ça cause dis !... (épisode 2)

Un an plus tard, rien n’a changé
A part ta femme qui s’est barrée
Carla est ta nouvelle conquête
Elle te mène à la braguette !
Ses ventes de disques ont dû chuter
Car on ne peut plus l’encadrer…
Quand elle aura eu ce qu’elle veut,
Elle s’en ira vers d’autres yeux,
Peut-être aux States où elle démarre,
Elle y larguera ses amarres.

Et tout penaud, tu te plaindras,
Tu f’ras la Une des médias,
Comme d’habitude, cela dit,
Ca sarcle aussi, car ça cause dis !…

En parlant d’eux, ils causent de toi,
Mais peu de ce qui ne va pas,
Car aujourd’hui rien n’a changé :
Seul ton salaire a augmenté !
« Travaillez plus ! », oui mais bien sûr !
C’est fou c’que ça peut rapporter !
En intérim, c’est pas trop dur,
Vu qu’on not’ tout sur nos rel’vés.
Mais le salaire n’fait pas un bond,
J’suis pas Sarko, j’suis Tartampion…

Et le chômage se trouve en baisse,
Bien sûr, tu as fait de ces prouesses !
Lorsque je vois ces beaux contrats
Renouvelés à la semaine,
Franchement, tu m’excuseras,
Mais la stabilité est très en peine.

C’est si facile de fauter
En faisant bosser sur un chantier
Pendant une semaine, puis deux.
La troisième, c’est très facile
On dit que l’gars va sur l’même lieu
Mais l’chantier change, sans une tuile.
Il sera donc au même endroit
Pendant peut-être plus d’un mois,
A coups de contrats d’une semaine,
Précairement sans une peine !

Rien n’va très bien, Monsieur le Président,
Rien n’va très bien, rien n’va très bien,
Mais à par ça, tout ce que l’on ressent,
C’est que ce qui change c’est rien !
Dis-moi franch’ment quand ça ira,
Quand le précaire ne s’ra plus là ?
En attendant, Monsieur le Président,
Rien n’va très bien, rien n’va très bien.

Excuse-moi mais bac+2
Ca n’sert à rien sous nos beaux cieux !
Ca fait bien beau sur le CV
Mais la plac’ vient à manquer :
Une vingtaine d’entreprises
Parcourues en moins de quatre ans
Ca fait beaucoup, la belle reprise !
Stabilité c’est pas maint’nant…

Alors cesse tes beaux mensonges
Ou la révolte grondera
Il ne suffira pas d’un songe
Pour qu’on se calme face à ça…
 
Lily Dreams link=topic=195.msg867925#msg867925 date=1206366663 a dit:
La suite de ça http://www.cultureco.com/chat-bts/index.php/topic,195.msg631297.html#msg631297

Ca sarcle aussi... car ça cause dis !... (épisode 2)

Un an plus tard, rien n’a changé
A part ta femme qui s’est barrée
Carla est ta nouvelle conquête
Elle te mène à la braguette !
Ses ventes de disques ont dû chuter
Car on ne peut plus l’encadrer…
Quand elle aura eu ce qu’elle veut,
Elle s’en ira vers d’autres yeux,
Peut-être aux States où elle démarre,
Elle y larguera ses amarres.

Et tout penaud, tu te plaindras,
Tu f’ras la Une des médias,
Comme d’habitude, cela dit,
Ca sarcle aussi, car ça cause dis !…

En parlant d’eux, ils causent de toi,
Mais peu de ce qui ne va pas,
Car aujourd’hui rien n’a changé :
Seul ton salaire a augmenté !
« Travaillez plus ! », oui mais bien sûr !
C’est fou c’que ça peut rapporter !
En intérim, c’est pas trop dur,
Vu qu’on not’ tout sur nos rel’vés.
Mais le salaire n’fait pas un bond,
J’suis pas Sarko, j’suis Tartampion…

Et le chômage se trouve en baisse,
Bien sûr, tu as fait de ces prouesses !
Lorsque je vois ces beaux contrats
Renouvelés à la semaine,
Franchement, tu m’excuseras,
Mais la stabilité est très en peine.

C’est si facile de fauter
En faisant bosser sur un chantier
Pendant une semaine, puis deux.
La troisième, c’est très facile
On dit que l’gars va sur l’même lieu
Mais l’chantier change, sans une tuile.
Il sera donc au même endroit
Pendant peut-être plus d’un mois,
A coups de contrats d’une semaine,
Précairement sans une peine !

Rien n’va très bien, Monsieur le Président,
Rien n’va très bien, rien n’va très bien,
Mais à par ça, tout ce que l’on ressent,
C’est que ce qui change c’est rien !
Dis-moi franch’ment quand ça ira,
Quand le précaire ne s’ra plus là ?
En attendant, Monsieur le Président,
Rien n’va très bien, rien n’va très bien.

Excuse-moi mais bac+2
Ca n’sert à rien sous nos beaux cieux !
Ca fait bien beau sur le CV
Mais la plac’ vient à manquer :
Une vingtaine d’entreprises
Parcourues en moins de quatre ans
Ca fait beaucoup, la belle reprise !
Stabilité c’est pas maint’nant…

Alors cesse tes beaux mensonges
Ou la révolte grondera
Il ne suffira pas d’un songe
Pour qu’on se calme face à ça…

Génial... :laugh:
J'adore !!! :wub
 
Lily Dreams link=topic=195.msg867925#msg867925 date=1206366663 a dit:
La suite de ça http://www.cultureco.com/chat-bts/index.php/topic,195.msg631297.html#msg631297

Ca sarcle aussi... car ça cause dis !... (épisode 2)

Un an plus tard, rien n’a changé
A part ta femme qui s’est barrée
Carla est ta nouvelle conquête
Elle te mène à la braguette !
Ses ventes de disques ont dû chuter
Car on ne peut plus l’encadrer…
Quand elle aura eu ce qu’elle veut,
Elle s’en ira vers d’autres yeux,
Peut-être aux States où elle démarre,
Elle y larguera ses amarres.

Et tout penaud, tu te plaindras,
Tu f’ras la Une des médias,
Comme d’habitude, cela dit,
Ca sarcle aussi, car ça cause dis !…

En parlant d’eux, ils causent de toi,
Mais peu de ce qui ne va pas,
Car aujourd’hui rien n’a changé :
Seul ton salaire a augmenté !
« Travaillez plus ! », oui mais bien sûr !
C’est fou c’que ça peut rapporter !
En intérim, c’est pas trop dur,
Vu qu’on not’ tout sur nos rel’vés.
Mais le salaire n’fait pas un bond,
J’suis pas Sarko, j’suis Tartampion…

Et le chômage se trouve en baisse,
Bien sûr, tu as fait de ces prouesses !
Lorsque je vois ces beaux contrats
Renouvelés à la semaine,
Franchement, tu m’excuseras,
Mais la stabilité est très en peine.

C’est si facile de fauter
En faisant bosser sur un chantier
Pendant une semaine, puis deux.
La troisième, c’est très facile
On dit que l’gars va sur l’même lieu
Mais l’chantier change, sans une tuile.
Il sera donc au même endroit
Pendant peut-être plus d’un mois,
A coups de contrats d’une semaine,
Précairement sans une peine !

Rien n’va très bien, Monsieur le Président,
Rien n’va très bien, rien n’va très bien,
Mais à par ça, tout ce que l’on ressent,
C’est que ce qui change c’est rien !
Dis-moi franch’ment quand ça ira,
Quand le précaire ne s’ra plus là ?
En attendant, Monsieur le Président,
Rien n’va très bien, rien n’va très bien.

Excuse-moi mais bac+2
Ca n’sert à rien sous nos beaux cieux !
Ca fait bien beau sur le CV
Mais la plac’ vient à manquer :
Une vingtaine d’entreprises
Parcourues en moins de quatre ans
Ca fait beaucoup, la belle reprise !
Stabilité c’est pas maint’nant…

Alors cesse tes beaux mensonges
Ou la révolte grondera
Il ne suffira pas d’un songe
Pour qu’on se calme face à ça…
:aplause: Bravo Lily Dreams ! J'adore ton poème. :dacc:
J'aime beaucoup ta façon de penser et de t'exprimer. Chapeau.
 
Je ne suis pas aussi douée que vous, mais je me lance :

*********​

Je comprends bien, j'te comprends même

En ouvrant les yeux ce jour là,
J’ai compris que rien ne serai  plus pareil.
Car tu as fais ton dernier choix, 
Celui qui loin de nous t’emmène.

Il parlait fort ce personnage,
Dans tes p’tites oreilles si fragiles,
C’est con à dire mais à ton âge,
Tu t’es révélé si docile.

Je comprends bien, je comprends mieux
Que tu ne pouvais plus rien faire,
Mais d’avoir vu ses jolis yeux
Les si jolis yeux de ta mère,

S’éteindre un peu plus chaque jour,
Elle avait beau te le donner,
Te le donner tout son amour,
Elle n’aurait pas pu te garder.

Je comprends bien, je comprends mieux
La maladie n’est pas facile,
Mais en fermant tes petits yeux
Tu nous as rendu si fragile.

Que peut-on faire ? Que peut-on dire ?
Quand notre chaire choisi la mort,
Peut être simplement souffrir,
Quand on repense à ton sort.

Je comprends bien, je comprends mieux
Depuis qu’la psy nous a parlé
« Il était jeune, c’est douloureux
Oui mais il était condamné »

Condamné à être malade,
Et à entendre cette voix
Celle qui te rendait si coupable,
D’être en vie et d’être la.

Je comprends bien, je comprends mieux
Même si grandir tous seuls sans toi,
C’est affreusement douloureux
Mais en nous on te gardera.

Tu dois dormir te reposer,
Après 25 ans de souffrance.
Mais moi je ne cesse de pleurer,
Quand je repense à notre enfance.


On a changé, nous les cousins,
Et rien ne sera plus pareil
Car il nous manquera quelqu’un
Pour nous murmurer à l’oreille :

« Je vous regarde de la haut,
Vivez, chantez, riez, dansez !
Vous êtes si jeune et puis si beaux
Je s’rai la pour vous protéger ! »


Et si on lève les yeux au ciel,
C’est juste pour te dire que l’on t’aime,
Notre petit ange, notre soleil,
Je comprends bien, j’te comprends même.​

********​
 
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