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Le pays où l'on brûle des livres....

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Smart57
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Smart57

Guest
Ce pays n’est pas lointain, c’est ici, en France. Pas seulement le grand pays dont les caisses sont vides mais celui qui abrite des zones de non-droit où des bandes attaquent des bibliothèques de quartier pour les incendier. ”Si Sarko passe, on vous brûle la bibliothèque !” Cette menace d’un groupe d’émeutiers d’une cité du 93 à la bibliothécaire d’une municipalité communiste, Denis Merklen et Numa Murard la rapportent dès le début du texte qu’ils viennent de diffuser sur le site de la Vie des idées.fr sous le titre “Pourquoi brûle-t-on des bibliothèques ?”.

Cette question, tout le monde devrait se la poser car elle nous agresse d’évidence, elle trouble autant qu’elle gêne et qu’elle révolte, mais bien peu osent s’aventurer à la formuler comme si le tabou de la réponse redoutée rendait la question incongrue par avance. Eux osent. Comme quoi, il n’y a pas qu’Alain Finkielkraut pour s’en indigner le samedi matin sur France-Culture, Thierry Jonquet dans son roman noir Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte (392 pages, 7,50 euros, Points) et Pierre Jourde dans ses Carnets d’un voyageur zoulou dans les banlieues en feu (107 pages, 7 euros, Gallimard).

Ces deux chercheurs sont sociologues et, à ce titre, ils ont mené leur enquête de terrain pendant un peu plus d’un an autour du triptyque “Violence, culture et politique populaires” dans le cadre d’une convention avec la BPI du Centre Pompidou. Ils ont voulu comprendre pourquoi depuis quelques années, chaque fois que des émeutes éclataient en région parisienne, des bibliothèques étaient délibérement visées et incendiées, phénomène jusqu’alors inconnu.

Au-delà de la sidération (on brûle des livres) et de la stupéfaction (une bibliothèque n’est donc plus un sanctuaire), Denis Merklen et Numa Murard ont commencé par se demander : mais qu’est-ce qu’une bibliothèque pour d’autres que nous ? Le livre est un objet social dont on se sert pour tracer des frontières entre les catégories. Nous ne sommes pas “simplement” en présence d’autodafés ou d’actes contre la culture et la démocratie, mais d’un phénomène dont la nature est plus ambivalente :“D’une part, elle doit être observée dans le cadre des conflits entre l’État et les classes populaires et, d’autre part, comme faisant partie des clivages qui divisent les classes populaires, y compris et surtout à l’intérieur de ce que l’on appelle « les banlieues”&quot;. La solution selon eux ? Les bibliothécaires, des missionnaires animés là d’un dévouement et d’un militantisme rarement soulignés, sont des professionnels perçus comme emblématiques de l’institution publique, de la Ville, de l’Etat et plus globalement du pouvoir.

Puisqu’ils sont aux avant-postes, il serait temps que la société civile les décharge un peu du poids de leur vocation. Mais comment ?
 
Eh bien dans ces banlieues on a volontairement brûlé des livres

Je me souviendrai toujours d'une citation de Heinrich Heine qui affirmait que &quot;ceux qui brûlent des livres finissent un jour ou l'autre par brûler des hommes&quot;.

Il me semble que cette citation reste encore aujourd'hui tout à fait pertinente puisque l'on est capable de brûler désormais des bus et de fait des individus ou de brûler vive des femmes qui ont choisi de ne pas se soumettre aux désiratas d'une famille musulmane, à savoir être mariée de force....

La barbarie fait de plus en plus irruption dans notre société !!!
 
Pas forcément, on ne peut pas en tirer de simples conclusions hâtives mais peut être y prêter attention et en conséquence réflexion.

Ce n'est pas répondre à la question sous le texte par ailleurs.. :closedeyes:
 
Ce qui est trés inquiétant c'est qu'encore une fois on fait la guerre à la banlieu, alors que durant le CPE nos grands penseurs, notre élite étudiante de la sorbonne avait sans le moindre remord détruit et sacagé une bonne partie de la bibliothéque de la faculté... Et alors qu'on s'acharne pour une petite bibliothéque municipale qui ne devait pas forcément cacher de grandes oeuvres originales, on oublie gentillement toutles livres qui ont été brulé, arraché, jeté à la figure des policier par &quot;les défenseurs de nos libertés&quot;, ces merveilleux étudiants de gauche qui ne pensent qu'à notre bonheur...

Sinon la question qu'il se pose est complétement inutile. Jamais les bibliothécaires n'ont été investi d'une mission sociale, c'est encore une fois les gens qui s'attendent à ce qu'ils prennent en chargent les jeunes. Une personne a fait un commentaire que je rejoins totalement :
&quot;Activités comme le tambourin, le parapente, le sport, la poterie, les zateliers, tout ,tout, tut ce que vous voulez, SAUF l’essentiel démocratique: l’accès au savoir. Le résultat, accablant,terrifiant et effondrant, est que, devenus jeunes adultes délaissés et parfaitement conscients qu’en n’apprenant point les fondamentaux, ces ex-élèves savent bien qu’ils sont dans les poubelles du monde. &quot;
:) Et le pire c'est quand dans un centre social ( d'ailleurs centre social qui peut devenir centre de loisir en fonction de l'envie de ce qui le dirige, et donc ne prends plus la même signification) quand on leur explique que tout les enfants sont aptes à comprendre et à découvrir de nouvelles choses, on se retrouve face à une horde de &quot;bon gauchiste&quot; qui refuse que des livres, des cds, ou des tableaux que les enfants n'ont pas l'habitude de voir ou qui pourrait les faire réfléchir un peu entrent dans l'établissement.
 
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