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Les différentes pensées économiques

petit angelo

New Member
Bonjour,

je n'arrive pas a comprendre les différentes types de pensées :

:arrow: La pensée de Karl MARX
:arrow: La pensée de KEYNES
:arrow: La pensée libérale classique et néoclassique

Si vous avez des explications ou des sites merci d'avance
 
keynes et les keynesiens:
ils ne croient pas au caractere autoréglé du marché, au contraire des néoclassiques. Apres la crise de 29, ils pensent que l'eco peut etre en equilibre de sous emploi.
Ils pensent entre autre que la consommation dépend du revenu, c'est a dire que quand le revenu augmente, la consommation augmente
ce sont des réformateurs.


Marx et le marxisme:
ils sont pour l'exploitation des travailleurs : une partie de la journée "doit etre non payée"
ils sont donc a fond pour la théorie de la valeur-travail.

Voila j espere t'avoir un peu éclairé
 
De rien ! si vous avez des problemes en eco droit, je vous conseille les fiches bts aux éditions Foucher (c'est de la que je sors ca) car je comprenais rien non plus avant!
bon courage pour ton ds et contente de vous avoir eclairé tous les 2 :D
 
La pensée Marxiste

Peu de théoriciens de l'époque moderne ont autant suscité d'adhésion enthousiaste et d'hostilité violente. Marx est l'antithèse du libéralisme classique, dont il reprend pourtant une partie des concepts. son influence politique sera considérable au 20ème siècle.

:arrow: l'homme : 1830 - 1883

*Karl Marx naît en Allemagne à trèves dans une famille aisée. philosophe économiste et sociologue, mais aussi militant politique, il met au point, avec l'aide de son ami Engels, une méthode et des outils conceptuels et dénonce avec virulence le système capitaliste.

*oeuvres principales
le manifeste du parti communiste, 1848 (avec Engels)
le capital, tome I en 1867, les autres tomes seront publiés après sa mort

:arrow: les idées essentielles

*le matérialisme dialectique

-chaque société est caractérisée par un mode de production dans lequel le socle matériel (forces productives) détermine des rapports de production; par exemple, la faiblesse technique de l'Antiquité induit le recours à l'esclavage. le capitalisme, basé sur le machinisme industriel, engendre une société divisée en 2 classes antagonistes : la bourgeoisie, qui possède le capital, et la classe ouvrière (le prolétariat) qui ne possède que sa force de travail. les superstructures (le droit, la politique, l'idéologie...) sont conditionnées par les infrastructures économiques. c'est pourquoi on parle de déterminisme et de matérialisme à propos de la théorie marxiste.

-l'évolution des forces productives fait apparaitre des ruptures dans les rapports de production qui se recomposent en permanence sur le mode du conflit, moteur du changement social. "l'histoire de toute société jusqu'à ,ous jours, c'est celle de la lutte des classes"
dans le capitalisme, le conflit central est celui qui oppose le prolétariat, créteur par son travail de toute richese, à la bourgeoisie, propriétaire du capital.

*le capitalisme miné par ses contradictions

-la concurrence aiguillonne les entreprises et les pousse à intégrer de plus en plus de technologie, donc de capital (=capital constant). or, pour Marx, c'est à partir du travail (=capital variable) que le capitaliste extorque la plus-value, c'est à dire la différence entre la valeur du produit et celle du travail. le taux de profit diminue. les capitalistes tentent de rétablir leur profit en augmentant la quantité produite et en diminuant les salaires, mais cela ne fait que renforcer la situation de surproduction.

-le divorce croissant entre la pauvreté des masses et la tendance des capitalistes à développer les capacité de production engendre des crises récurentes de surraccumulation.

-la dévalorisation des coûts des facteurs de production peut permettre une reprise technique mais les faillites, le chômage... pousseront les travailleurs à la révolte et conduiront à la mort du système capitaliste sur les ruines duquel on pourra construire un systèmes plus juste: le communisme

:arrow: portée de l'oeuvre

*le marxisme soviétique
la pensée marxiste a inspiré la révolution soviétique et, par la suite, la collectivation de certains Etat. mais Marx s'était toujours refusé à décrire précisément le fonctionnement de la sociéte issue de la révolution socialiste: certains marxistes ont toujours critiqué le système soviètique, considérant qu'il n'était pas conforme à l'enseignement de Marx. malgré tout, l'effondrement des économies collectivistes a entrainé une crise de la pensée marxiste

*le "capitalisme monopolise l'Etat"
le parti communiste français développe l'analyse suivante: le capitalisme a pu momentanément masquer ses contradictions grace à l'intervention de l'Etat venu au secours des patrons, et grace aux altérations de la concurrence, permettant aux entreprises d'accroitre leurs profits.

*le courant tiers-mondiste
d'autre part, certains tiers-mondistes ont transposé l'analyse marxiste : c'est en pillant les pays du tiers-monde (la périphérie) que les pays capitalistes (le centre) ont pu manipuler leurs profits.
 
la pensée libérale

le libéralisme est un courant de pensée complexe, datant du 18e siècle, tout autant philosophique, politique et social qu'économique, mettant au centre des sociétés modernes l'individu libéré des entraves de l'Ancien Régime. la pensée économique libérale est en quelque sorte la pensée officielle du capitalisme.

:arrow: l'école classique
*A.Smith, 1723-1790: recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, 1776.
considéré comme le père fondateur de la science économique, il observe les transformations dues à la révolution industrielle dans son pays (il est écossais); il attribue à la division du travail la croissance éco et au marché la faculté de concilier intérêt général. bien que le symbole du libéralisme éco, il en perçoit nettement les effets pervers.

*D. Ricardo, 1772-1823: principes de l'économie et de l'impôt, 1817.
cet économiste anglais est préoccupé par les risques de stagnation que font peser sur l'économie les propriétaires fonciers. il s'illustre dans la défense de la liberté des échanges internationaux en militant pour l'abolition des corn laws (1846). sa théorie des avantages comparatifs préteng prouver que tous les participants gagnent à l'échange.

*J.B Say, 1767-1832: traité d'économie politique, 1803.
cet économiste français est surtout célèbre pour sa loi des débouchés ("toute offre crée sa propre demande") qui affirme l'impossibilité de toute crise de surproduction (toute production se transforme en revenus, qui eux-mêmes se transforment en demande)

*T. Malthus, 1776-1834: principes d'économie politique, 1820.
pasteur anglican, il est aussi connu pour ses propositions en matière de démographie. il combat la loi d'aide aux pauvres et admet, au contraire de Say, la possibilité d'un déséquilibre dû a un excès d'épargne.

:arrow: l'école néo-classique
en utilisant les techniques mathématiques (et en particulier le raisonnement à la marge - d'où leur nom de marginalistes), les économites néo-classiques établissent qu'en situation de concurrence, le système est en situation optimale (meilleure allocation possible des ressources).

:arrow: les idées essentielles
*l'homo economicus
l'homme est un être rationnel, qui cherche en toute occasion à maximiser son plaisir. mais, si son comportement peut paraître égoïste, il sert au progrès général de la société. laisser les individus s'enrichir, c'est donc enrichir la nation toute entière.

*le marché
il assure automatiquement la régulation nécessaire en permettant d'aboutir par l'échange à la satisfaction de tous. grâce aux prix, les quantités offertes s'ajustent aux quantités demandées et l'offre peut s'adapter à la demande des consommateurs (c'est le principe de la "main invisible" du marché de concurrentiel qui guide la société vers un optimum).

*le rôle de l'Etat
il est le garant des règles du jeu. sa fonction se limite donc à faire respecter la loi et la concurrence (les fonctions dites "régaliennes). les libéraux prônent donc un "Etat-gendarme" ou encore "minimal". il ne doit surtout pas intervenir, sous peine de déstabiliser les mécanismes d'autorégulation.

:arrow: portée actuelle
la tradition libérale, incarnée par Hayek (1899-1992), a retrouvé une nouvelle vigueur à la faveur de la crise de 1973 qui a affaibli les positions keynésiennes. aujourd'hui, les néo-libéraux se répartissent dans 2 écoles principales

*les monétaristes, dont le chef de file est M. Friedman (né en 1912), fondateur de l'école de chicago, condamnent les politiques laxistes de l'Etat en matière monétaire et budgétaire. elles n'ont, selon eux aucun effet sur l'économie réelle (la production et les échanges). leur seul résultat est de faire augmenter les prix.

*l'économie de l'offre accuse les prélèvements obligatoires (impots et cotisations sociales) de décourager l'offre de travail et de capital. Laffer dénonce les effets pervers d'un taux d'imposition excessif, en démontrant à partir de sa célèbre courbe que "trop d'impôt tue l'impôt".
 
la pensée keynésienne

Keynes a exercé une influence considérable sur la pensée et les politiques économiques de la deuxième moitié du 20ème siècle

:arrow: l'homme : 1883-1946
*J-M Keynes nait à cambridge en 1883. après des études d'économie (auprès de maitre néo-classiques comme Pigou), il mène une vie brillante d'homme d'affaires, de ministre et de prof d'éco.
très marqué par la crise de 1929 et le chômage qui l'accompagne, il est ammené à contester fortement l'héritage libéral sur certains points.

*l'oeuvre
traité de la monnaie, 1930
théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie, 1936

:arrow: les idées essentielles

*le circuit
contrairement aux libéraux qui raisonnent au niveau microéconomique (point de vue du producteur ou du consommateur), keynes adopte un point de vue macro-économique, raisonnant en termes de circuit, à l'aide de grands agrégats (revenu national, consommation...). a ce titre, il est le père fondateur des systèmes de comptabilité nationale

*la demande effective
c'est la demande anticipée par les entrepreneurs. elle est composée des demandes des consommateurs (en bhiens et services) et des demandes des entreprises (investissements pour acheter des biens de production).
c'est le niveau de la demande effective qui va déterminer l'offre. l'économie peut donc se trouver en équilibre à un niveau de production ne permettant pas d'embaucher tous ceux qui voudraient travailler. Keynes parle alors d'équilibre de sous-emploi"

*le rôle de l'Etat
l'Etat doit rechercher les conditions permettant la croissance et plein emploi avec le minimun d'inflation. en cas de chomage, il doit soutenir la demande afin de porter l'offre à un niveau suffisant pour assurer le plein emploi. dans cette optique, la propension à consommer (part du revenu consommé) joue un role très important: les dépenses entrainent de nouvelles commandes, donc de la production et de l'emploi. keynes met ainsi en évidence un multiplicateur de dépenses k=1/(1-pmc) ou pmc est la propension marginale à consommer, c'est à dire la part du revenu supplémentaire consommée. il peut donc proposer plusieurs moyens d'actions:

-par sa politique budgétaire, l'Etat peut gonfler la demande: dépenses publiques ou réductions d'impots;

-par sa politique monétaire (baisse des taux d'intérêt...), il peut encourager l'investissement des entreprises, donc l'emploi;

-par sa politique des revenus, il peut soutenir la demande, en particulier celle des plus défavorisés qui ont une forte propension à consommer.

:arrow: portée actuelle de l'oeuvre

*aujourd'hui, les politiques de relance keynésiennes sont fort critiquées. on leur reproche:

-d'être peu efficaces, en particulier du fait de l'ouverture croissante des économies sur l'extérieur;

-de favoriser un endettement public devenant insupportable, surtout avec les critères monétaires de Maastricht;

-d'engendrer de l'inflation. sur ce dernier point, c'est l'économiste néo-libéral, Milton Friedman qui se montre le plus virulent. pour lui, les politiques monétaires laxistes n'ont aucune action de long terme sur l'économie réelle (la sphère de la production et des échanges), car les agents éco sont rationnels et ne se laissent pas abuser. ces mesures n'aboutisent qu'à faire augmenter les prix.

*pour les post-keynésiens, l'existence d'effets pervers n'invalide pas pour autant les analyses de Keynes. ils ont précisé les conditions d'efficacité des politiques de relance dans un contexte moderne. en agissant sur un terrain sain et en coordonnant internationalement les politiques éco, on pourrait relancer l'économie mondiale: on a pu ainsi évoquer l'idée de Marshall pour le tiers monde, ou d'un plan de relance européen contre le chômage.
 
perlette merci de m'avoir envoyer ton cours c'est super, desole de ne pas avoir répondu avant.

Merci beaucoup :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:
 
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