salut,
Tu peux également parler des nouveau scandales des laboratoires paharmaceutiques: Baycol, Bayer, Vioxx de Merck et le Celebrex de Pfizer
Voici le "copier coller" d'un article du site Les échos.
ps: je fais un "copier coller" car l'accès à cet article est payant (et moi je suis abonné donc...)
:arrow: PHARMACIE
Novartis devient le leader mondial des médicaments génériques [ 21/02/05 - 08H47 ]
Le groupe pharmaceutique suisse a annoncé l'acquisition de Hexal et de sa filiale américaine Eon Labs pour 5,7 milliards d'euros
Nouvelles manoeuvres dans le secteur pharmaceutique. Comme la presse allemande le laissait entendre depuis quelques jours, Novartis va racheter le fabricant de génériques allemand Hexal, ainsi que 67,7% (65,4% «dilués») du capital de sa filiale américaine Eon Labs, pour un montant total de 5,7 milliards d'euros. Le laboratoire pharmaceutique suisse indique, en outre, qu'il offrira 31 dollars par action Eon Labs - soit une prime de 25% par rapport au cours du fabricant de génériques avant le début des spéculations sur ce possible rachat - sur les 34,6% restants. Les transactions devraient être finalisées au cours du second semestre 2005, une fois acquises les approbations des autorités de régulation américaine et européenne.
Novartis prévoit de dégager 200 millions de dollars de synergies par an d'ici 2008 grâce à cette opération, dont 50% devraient être réalisées dès les 18 mois suivant le début de l'acquisition. L'intégration de ces deux nouvelles sociétés au sein de Sandoz, la division génériques de Norvartis, fera de ce dernier le leader mondial des médicaments génériques, devant le géant israélien Téva. Sur la base de données pro forma de 2004, le nouvel ensemble aurait enregistré des ventes de 5,1 milliards de dollars, grâce notamment à un portefeuille de plus de 600 molécules et plus de 20.000 salariés. Il occupera les première ou deuxième places du marché des génériques selon les pays - tout particulièrement aux Etats-Unis et en Allemagne -, et disposera de fortes implantations en Asie et en Amérique latine.
Daniel Vasella, le président-directeur général de Novartis, a réaffirmé que «les médicaments génériques représentent un enjeu crucial pour répondre aux besoins des patients dans les pays industrialisés et en développement, en raison d'une pression des coûts due à une demande croissante d'une population âgée». Le groupe suisse avait déjà déclaré son intention de se développer sur ce marché porteur mais très concurrentiel en matière de prix. Dans ce cadre, Sandoz a fait de la croissance externe un de ses objectifs premiers. Novartis, qui disposait d'une trésorerie nette de 7,7 milliards de dollars en fin d'année dernière, avait d'ailleurs racheté le canadien Sabex pour 565 millions de dollars en 2004. Le développement du marché des médicaments génériques reste assez faible, hormis en Allemagne. Dans ce pays, les génériques représentent environ un cinquième du marché du médicament, contre moins de 7% aux Etats-Unis et 5% en France ou en Espagne.
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Une stratégie à contre-courant des autres grands laboratoires
Novartis et Sanofi-Aventis sont les seuls grands laboratoires à investir dans les génériques. Les autres préfèrent se focaliser sur les produits protégés par des brevets, aux marges beaucoup plus élevées.
Novartis est le seul très grand laboratoire pharmaceutique à figurer parmi les leaders des génériques. Les copies de médicaments dont les brevets ont expiré ont représenté 11 % de son chiffre d'affaires l'an dernier. Parmi les géants du secteur, seul Sanofi-Aventis affiche lui aussi des ambitions dans ce domaine. Mais le laboratoire français, dont les médicaments génériques sont regroupés sous la marque Winthrop, est encore un acteur mineur aujourd'hui, avec un chiffre d'affaires estimé à 200 millions d'euros environ en 2004. Comme Novartis, Sanofi-Aventis envisage de croître par acquisitions dans ce domaine.
Pfizer, Glaxo, AstraZeneca, Roche... : tous les autres géants de la pharmacie ont quitté ce secteur, ou bien n'y sont jamais entrés, laissant l'essentiel ce marché à des spécialistes comme l'israélien Teva ou l'américain Ivax. En lançant des versions génériques de leurs propres médicaments, les laboratoires peuvent pourtant tenter d'atténuer le choc de la concurrence, et couper l'herbe sous le pied des spécialistes des copies lorsque les brevets de leurs produits vedettes expirent. Sanofi-Aventis a ainsi lancé, l'an dernier, son propre générique du somnifère Stilnox. « Mais c'est un autre métier », estime Christophe Weber, patron de GlaxoSmithKline France. Les grands labos préfèrent se focaliser sur la recherche et le développement de nouvelles molécules.
Boulimie d'achats
Lorsqu'on regarde l'économie du secteur, on est tenté de leur donner raison. Si le marché des génériques est en forte croissance et peu gourmand en capitaux, il est aussi beaucoup moins rentable que celui des produits brevetés. Novartis y a dégagé une marge d'exploitation inférieure à 8 % l'an dernier, contre plus de 28 % pour ses médicaments de marque. Teva, actuel numéro un mondial, affiche une marge de 12 %.
Du coup, beaucoup ont spéculé sur une sortie de Novartis de ce marché, des rumeurs constamment démenties par le PDG, Daniel Vasella. Depuis 1996, la firme bâloise a au contraire multiplié les acquisitions dans ce domaine. A commencer par celle de l'allemand Azupharma, qui l'avait hissé au premier rang mondial, avant d'être détrôné par Teva. Novartis a ensuite acheté les divisions génériques de l'américain Bristol-Myers Squibb ou de l'allemand BASF. En 2002, il a mis la main sur le slovène Lek, pour 1 milliard de dollars, et repris le canadien Sabex l'an dernier, pour 565 millions.
Novartis va-t-il poursuivre cette boulimie d'achats dans les génériques ? « Vous pouvez vous attendre à une période de digestion, à une focalisation sur la croissance interne, et non à une rafale d'acquisitions, a dit Daniel Vasella hier. Cela dit, si une pépite se présente, nous resterons ouverts. » Le PDG de Novartis vise 10 % du marché mondial des génériques d'ici 2010, une position assez proche de la situation actuelle (un peu moins de 9 %).
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