Cycy la vache link=topic=77110.msg934813#msg934813 date=1212762996 a dit:
On ne peut pas dire que ce soit moins bien qu'"avant", il y a toujours eu des années bonnes et d'autres mauvaises, c'est comme pour le vin. Franchement les trois premières années n'ont pas été terribles. Et ce n'est pas parce qu'il y a eu la parenthèse enchantée avec une tortue et une lolita qu'il faut croire que c'était éternel. Le niveau des candidats de cette année était largement supérieur à celui de ceux des précédentes années, mais il manquait "la" tête d'affiche incontournable. les candidats étant tous bons et de niveau égal, tout le monde avait son favori, résultat: cris, révolte et désertion dès qu'il y avait une élimination, alors que le but, c'est comme chez Highlander, il ne doit en rester qu'un. Après, que l'un ou l'autre gagne, quelle importance? L'important n'est pas l'émission elle-même mais comment tu mènes ta barque aprés. Tu peux gagner l'indifférence comme Myriam Abel. Tu peux perdre l'émission mais décrocher ta chance comme Amel Bent. Tu peux même obtenir une victoire de la musique comme Miss Dominique et ne plus exister six mois aprés. C'est le grand cirque télévisuel, les gladiateurs dans l'arene et la mise à mort du vaincu. On ne lève plus les pouces, c'était gratuit, mais quelques sms surtaxés arrangeront surement quelqu'un. Alors chaque année on ressort les paillettes, on remonte le décor et on distribue du rêve entre deux pages publicitaires pour des tampons ou du déodorant. Et pourtant, ils sont bon, ces apprentis chanteurs, ils y croient en leur rêve, et l'espace d'une chanson, d'un geste, d'un sourire, ils nous hypnotisent par leur talent et on se prend à rêver avec eux. Et puis on éteint la télévision. Et puis on y repense le lendemain en chantant comme des casserolles sous la douche. Et puis le temps passe et on oublie les visages... Et puis on oublie carrément que depuis l'an de grâce 2001 les émissions de télé-crochet ont usé déjà plus de 600 candidats au bonheur et qu'on les a ramassés à la pelle, direction poubelle. Et on attend sournoisement l'année suivante pour découvrir qui sera "peut-être" l'élu parmi les damnés. Ou le damné parmi les élus...