< Peut-on vraiment connaitre le bonheur sans l'experience du malheur? | Page 2 | Forum des BTS

Peut-on vraiment connaitre le bonheur sans l'experience du malheur?

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Smart57
  • Date de début Date de début
corinne link=topic=76401.msg834295#msg834295 date=1202895365 a dit:
Pour une fois qu'on sort un peu des poils, de la graisse et des jet'aimemonamoursurlaplageàmourir...

C'est à partir de ce genre de questionnement qu'on peut se rendre compte qu'en fait la vie est très simple.

Pour certains, c'est inutile, pour d'autres c'est indispensable... chacun sa voie, aucune n'est meilleure ou pire que l'autre...

je ne dirai pas mieux.
smart a besoin de se poser ces questions pour mieux avancer, d'autres pensent que c'est inutile, chacun sa façon de vivre les choses. Maintenant, l'age y fait aussi :happy:

Pour répondre à ta question Smart, je suis d'accord avec Blackpanther :
blackpanther link=topic=76401.msg834289#msg834289 date=1202894614 a dit:
non je suis pas daccord ... on peut connaitre le bonheur avant d'avoir connu le malheur, mais n'ayant pas connu le malheur on est pas conscient d'etre heureux c tout! c'est le malheur qui te fait prendre conscience que tu etais mieux avant, et vice versa..maintenant ca ne t'empeche pas d'en avoir profiter et de l'etre a nouveau, tout est une question de conscience...
car bien sur les deux sont indisociables..donc elle est pas si bete cette question!
Tant qu'on ne sait pas ce qu'est être malheureux, on ne savoure pas les instants de bonheur (car ce sont des instants de bonheur et non le bonheur) que l'on peut vivre.
quant à se rendre compte que c'est un instant de bonheur, perso, je sais quand il est là, et je le savoure pleinement car ça fait du bien à l'ame, aussi furtif peut il etre.
ça peut etre une balade en foret ou sur la plage, mon chat qui me fait rire et m'attendrir, ou mon copain qui me sourit et me montre son amour ...
On savoure ces instants de bonheur pour pouvoir se les mémorer dans les moments plus tristes, et se donner le courage d'avancer
 
Smart, je donne mon avis, je ne vois pas ce qu'il y a de mal. Le fait de penser que ces questions ne servent qu'à se prendre la tête et à se faire du mal inutilement reste un avis sur le sujet, même si ce n'est pas le tien et même si, effectivement, ce n'est &quot;que&quot; le point de vue d'une personne de 21 ans.

Soit dit en passant, n'oublie pas que tu es sur un forum de BTS, où les personnes de 40 ans ne sont pas spécialement la majorité (même s'il y en a quelques unes, je ne dis pas le contraire). Donc tu ne peux pas créer un topic pour ensuite refuser les avis de certaines personnes sous prétexte qu'elles &quot;ne vivent rien dans la vie de tous les jours&quot; du fait de leur âge.
 
Je ne refuse pas les avis c'est d'abord une première chose et seconde chose, moi aussi je te donne mon avis comme tu donnes le tien...... :closedeyes:

Je ne t'ai jamais reproché d'affirmer ton opinion que je sache........Et lis correctement ce que j'écris. Je n'ai jamais pensé un seul instant que tu ne vivais rien sous prétexte d'être jeune : c'est archi faux....

J'ai simplement précisé que nous ne sommes pas dans les mêmes espaces temps, c'est tout.  :cool:
 
Aristide link=topic=76401.msg832889#msg832889 date=1202745228 a dit:
Le bonheur n'existe que parce qu'il existe un concept qui lui est opposé. Et inversement comme l'a dit Marquis dès le second post.
Ces deux notions sont accrochées l'une à l'autre, elles sont coexistentes. Il n'existe pas de vie - humaine - qui soit dépourvue de l'une ou de l'autre notion.

Alors, est-ce qu'on peut connaître le bonheur sans avoir connu le malheur ? Non, on peut pas.
+1
Je pense qu'il faut avoir fait face au malheur pour prendre conscience du bonheur et l'appreicer.
C'est toujours quand on fait face a des instants de malheur qu'on se rend compte des instants de bonheur qui ont precedes. Sur le moment meme je pense qu'on ne prend pas reellement conscience de notre bonheur.
Il faut prendre la vie comme elle vient et profiter de chaque instant tout simplement...
 
kathounette link=topic=76401.msg834429#msg834429 date=1202904715 a dit:
+1
Je pense qu'il faut avoir fait face au malheur pour prendre conscience du bonheur et l'appreicer.
C'est toujours quand on fait face a des instants de malheur qu'on se rend compte des instants de bonheur qui ont precedes. Sur le moment meme je pense qu'on ne prend pas reellement conscience de notre bonheur.
Il faut prendre la vie comme elle vient et profiter de chaque instant tout simplement...

Là encore, on en a véritablement consience que quand on a fait face au malheur ...
 
en lisant tout le topic je constate que nous sommes tous différents mais que la réponse récurrente c'est le fait que les deux notions sont indissociables l'une de l'autre bonheur/ malheur sont intimement liés mais une question me passe par la tête en lisant tout ça c'est alors avons nous vraiment conscience du bonheur à l'instant T? et quand je réfléchis à cette question la seule réponse que je trouve est celle des bouddhistes qui parlent du samsara et des mandalas (symbole de la vacuité: rien ne dure et rien n'a vraiment d'existence réelle) en clair tout est fait pour ne pas durer et nous vivons dans une roue de souffrance et dans un cycle de réincarnation tant que nous sommes dedans de cette roue!! affolant! pour quitter le samsara ( cette roue) il faut élever son esprit spirituellement parlant d'après eux ! et pour ma part je pense être loin de la quitter doublement affolant. :invis:
 
salem1978 link=topic=76401.msg834437#msg834437 date=1202905729 a dit:
quand je réfléchis à cette question la seule réponse que je trouve est celle des bouddhistes qui parlent du samsara et des mandalas (symbole de la vacuité: rien ne dure et rien n'a vraiment d'existence réelle) en clair tout est fait pour ne pas durer et nous vivons dans une roue de souffrance et dans un cycle de réincarnation tant que nous sommes dedans de cette roue!! affolant! pour quitter le samsara ( cette roue) il faut élever son esprit spirituellement parlant d'après eux ! et pour ma part je pense être loin de la quitter doublement affolant. :invis:

Toi, tu m'as l'air d'être une fille qui s'affole beaucoup ! Tu t'es déjà demandé ce qu'il se passerait si tu quittais le Samsara ? Réaliser le Parinibbana, c'est tout simplement Mourir, mais Mourir d'une mort définitive. Plus de 350 millions de personnes essaient de Mourir chaque jour. Oui, je sais, c'est encore trop peu...


Dans l'autre topic, j'ai tenté d'expliquer, assez vainement, que le Bonheur était un concept creux recherché par les gens sans esprit. Mais comme j'ai constaté qu'il y avait beaucoup de gens sans esprit sur Cultureco, je me suis dit qu'il serait bon de leur en donner un peu... Les Hommes ne sont-ils pas fait pour s'entraider ?

L'Homme est un animal ! C'est un prédateur ! Et quelle est la caractéritique du prédateur ? C'est la vitesse. L'Homme doit conceptualiser son environnement afin de simplifier au maximum une Réalité complexe. On a dichotomisé la multiplicité de la Réalité pour la rendre binaire. Ainsi, il est possible de juger avec dextérité le goût : bon/mauvais, l'esthétique : beau/laid, la morale : bien/mal, la température : chaud/froid, la satisfaction : plaisir/douleur...etc... Bonheur/Malheur...etc...Malheureusement, nous sommes devenus les victimes de nos propres marques puisque comme des abrutis, nous avons finis par croire que le monde était réellement dichotomique. Nous avons attribué des concepts absolus à des phénomènes complètement relatifs, et de surcroît, nous les avons mélangés entre eux. Exemple : &quot;Ce tueur est plutôt mignon ! - Tu es folle ! C'est un criminel&quot;
Notre erreur, c'est d'avoir cherché à mesurer la valeur de choses qui ne se mesuraient pas. On a cherché à quantifier tous les phénomènes pour pouvoir les hiérarchiser. Le maître mot : Combien ?

&quot;Combien d'argent gagnes tu ? Combien de meufs as tu baisé ? Combien de pays as tu visité ? Combien de fonctions a ton portable ? &quot; Tout doit être mesurable. Lorsque la mesure devient juge suprême de valeur, il est compréhensible que les abrutis se précipitent dans une course sans ligne d'arrivée. A bout de souffle, ils se demandent pourquoi ils étaient en train de courir ?!

Vite, Vite, il faut tout faire vite, faut profiter vite, faut manger vite, faut progresser vite... Le temps semble se multiplier géométriquement. C'est à dire que plus on évolue dans le temps, plus celui ci semble s'accélérer... Les progrès scientifiques, le libéralisme économique et sexuel et tout le reste se développent de façon exponentielle. Il peut donc paraître légitime de chercher à accélérer son rythme d'expériences... Mais à tout vouloir vivre, on ne vit rien du tout, on passe à côté de tout, on est complètement dispersé, on place son propre centre de gravité en dehors de nous même.

Qu'est ce que le Bonheur ? Faut il connaître le Malheur pour l'atteindre ? Pffff...Le Bonheur n'est qu'un concept normatif, c'est l'illusion métaphysique du siècle. Avant lui, c'était le Savoir, après lui, ça pourra être la Liberté, que sais-je ?! Au départ, le Bonheur était une récompense, il est devenu une possibilité et aujourd'hui, ils touche sa forme finale dans le devoir. Il s'épuise de plus en plus... Comme toute croyance métaphysique, il repose sur la culpabilité et s'expose implicitement sous la forme d'un impératif catégorique : TU DOIS ! Il est fortement déconseillé d'être malheureux et complètement prohibé de ne pas être à la recherche du Bonheur ! Personnellement, je ne suis pas heureux, et je vous emmerde !

Etude du cas SanGoku
Le Bonheur serait un état de plaisir continu ! Mais, il est dans la nature du plaisir d'avoir une souffrance qui la conditionne ! Alors qui peut être heureux ? SanGoku est heureux ! SanGoku est joyeux ! Etre heureux, c'est être joyeux ! Comment être joyeux, alors ?! Je ne crois pas au Bonheur mais je crois à la Joie ! Il arrive parfois à Goku d’être en colère mais jamais triste à proprement parler. Il n’est jamais affecté par la mélancolie ou la nostalgie. La question est donc d’expliquer comment une joie peut être capable de se manifester sans provenir d’un état de tristesse antérieur ?
La réponse consiste à diviser la joie en deux joies distinctes. Il y a la joie commune, celle dont chacun fait preuve et qui consiste à se réjouir de la réalisation d’un désir. Nous pouvons prendre l’exemple de Yamcha et de Bulma qui, sautant et dansant, sont joyeux parce qu’ils finissent par sortir ensemble après treize épisodes. La joie commune est un effet intérieur provoqué par des causes extérieures et dont le processus nécessite une durée qui vise à l’aboutissement d’une finalité. Elle répond à des conditions. Si les conditions s’estompent alors la joie s’estompe également pour devenir ce qu’elle a été avant d’être : c'est-à-dire tristesse.
La seconde joie, celle de SanGoku, dispose d’un processus inverse à la première. C'est-à-dire qu’elle est non seulement cause d’elle-même mais qu’elle arrive même à conditionner l’environnement extérieur. Pour le dire autrement, la joie de vivre est de façon inhérente liée à celui qui l’éprouve. Il en résulte qu’elle n’a aucune raison de s’estomper. C’est pourquoi on peut la qualifier d’immuable. Son processus ne prend pas forme dans la durée mais dans l’éternité puisqu’elle n’est jamais l’aboutissement d’une tendance. C’est en ce sens que nous pouvons dire que l’allégresse de Goku subsiste à l’ensemble des accidents de son histoire.


Croyez moi, on ne sait jamais quand on est heureux ! Entendre dire : &quot;Je suis heureux !&quot;, c'est déjà faire l'aveu de son malheur ! On ne sait jamais quand on est en bonne santé mais on sait toujours quand on est malade. On ne sait jamais quand on est en sécurité, mais on sait toujours quand on est en danger. On nous fait croire depuis le début au Bonheur, à la Justice ou l'Amour, mais après tout c'est normal. Quand on nous fait croire qu'un vieux sur des rennes volant fait 6 milliards de cheminées en une nuit, on peut gober n'importe quoi.

L'espoir n'entraîne que le désespoir, acceptez la réalité telle quelle est et vous vous sentirez beaucoup mieux. Quand on vit sans espoir, toute situation agréable devient pour le moins inespérée ! Arrêter d'essayer de remplir votre tonneau des Danaïdes, débandez vous plutôt les yeux et regardez le précipice vers lequel vous vous dirigez. Voyez le tel qu'il est ! Vous avez plus de chance de vous faire couper les couilles par votre partenaire la nuit que de trouver le Bonheur...
 
Ouai.

Et je dirais même plus : Le Réel* est désormais quelque chose qui ne peut plus être supporté. Il fuit, d'ailleurs, à très (trop !) grande vitesse. Et au fur et à mesure qu'il fuit, il n'y a plus rien à raconter et &quot;le nombril du monde a remplacé le monde&quot;.
On est rentré dans une Ere nouvelle, où la civilisation qui y est raccrochée et qui s'y développe ne parvient à une parfaite maîtrise et un contrôle total qu'à condition d'inclure en elle l'ensemble de ce qui paraît la contredire. Toutes ces &quot;choses&quot; négatives, qui rassemblent les protestations et les cris effarés, se sont faites absorber par cette civilisation. Anticonformisme, déviance, marginalité, et j'en passe, se sont transformés en produits domestiqués (Baudrillard Style). Et, il est quasi évident de retrouver, aux côtés de tous ces produits les pires &quot;mauvaises pensées&quot;, les pires &quot;mauvais sentiments&quot;.
Cette civilisation hyperfestive**, désormais noyée dans le festif le plus total (aux antipodes du festif classique que l'on connaissait d'avant, différentes aussi de cette has been &quot;civilisation des loisirs&quot;), ne cesse de transformer les comportements et l'environnement qui l'entoure.
Dans une telle société, qui est la nôtre hein, ne l'oublions pas, le malheur n'a pas le droit d'exister. D'ailleurs, aucune opposition ou contradiction n'a le droit d'exister face à cette nouvelle évolution de l'Homme***.
La fête est partout, tout le temps, et il n'est pas question de la souiller avec le malheur.
Mieux encore, le malheur n'existe plus. Par un incroyable Progrès des consciences et des techniques, ces fêtes ne font qu'affirmer le Bonheur général, la Liesse divine, et l'Humain enfin déshumanisé.
Je me souviens de ce que racontait un de mes profs sur un cours portant sur la philosophie de l'Histoire, et de son questionnement sur les problèmes de l'histoire (la discipline historique, pas l'Histoire), et des sciences humaines en général, actuellement, sur la prépondérance de la Mémoire face à l'Histoire, sur le fait que ça n'intéressait plus personne, que ça semblait inutile aux yeux des autres, des gens.
Je lui aurais bien répondu :&quot;Hey, m'sieur ! Faut faire l'pari que l'Histoire est révolue, parce que la transformation de l'humain a déjà eu lieu&quot;.


* Je me permet de laisser encore libre la définition du &quot;Réel&quot;, concept ô combien difficile à définir (peut être que ce j'ai déjà écrit peut en amener certains à la toucher du doigt).
** Je sème quelques indices pour que vous retrouviez le chemin des sources émettrices, puisque je ne me fais, ici, que le vecteur de ces pensées.
*** On découvrira stupéfait qu'il semble exister une chose face à ça : le fascisme, ou d'une façon générale, la Haine. Mais en se penchant quelques instants sur son cas, on découvre que ce n'est qu'un fantôme. Pasolini écrivait en 1974 : &quot;Le fascisme est fini (et donc l'antifascisme rendu vain) parce que quelque chose de pire le remplace : le pouvoir de la consommation et son idéologie hédoniste&quot;. Cette phrase vient faire écho au délire quantitatif qu'énoncait Bastard Free Rider. En fait, la morale programmée par la Vertu et la Culture incite à voir de la haine là où il y a un sentiment négatif, et a fortiori, là où ressort encore quelques sursauts d'humanité (puisque, je l'espère, vous n'avez pas oublié qu'avant, l'Homme pouvait tout autant être joyeux, amusant, généreux, etc., que méchant, égoiste, radin et malheureux).
 
Bastard Free Rider link=topic=76401.msg835005#msg835005 date=1202936669 a dit:
Toi, tu m'as l'air d'être une fille qui s'affole beaucoup ! Tu t'es déjà demandé ce qu'il se passerait si tu quittais le Samsara ? Réaliser le Parinibbana, c'est tout simplement Mourir, mais Mourir d'une mort définitive. Plus de 350 millions de personnes essaient de Mourir chaque jour. Oui, je sais, c'est encore trop peu...


Dans l'autre topic, j'ai tenté d'expliquer, assez vainement, que le Bonheur était un concept creux recherché par les gens sans esprit. Mais comme j'ai constaté qu'il y avait beaucoup de gens sans esprit sur Cultureco, je me suis dit qu'il serait bon de leur en donner un peu... Les Hommes ne sont-ils pas fait pour s'entraider ?

L'Homme est un animal ! C'est un prédateur ! Et quelle est la caractéritique du prédateur ? C'est la vitesse. L'Homme doit conceptualiser son environnement afin de simplifier au maximum une Réalité complexe. On a dichotomisé la multiplicité de la Réalité pour la rendre binaire. Ainsi, il est possible de juger avec dextérité le goût : bon/mauvais, l'esthétique : beau/laid, la morale : bien/mal, la température : chaud/froid, la satisfaction : plaisir/douleur...etc... Bonheur/Malheur...etc...Malheureusement, nous sommes devenus les victimes de nos propres marques puisque comme des abrutis, nous avons finis par croire que le monde était réellement dichotomique. Nous avons attribué des concepts absolus à des phénomènes complètement relatifs, et de surcroît, nous les avons mélangés entre eux. Exemple : &quot;Ce tueur est plutôt mignon ! - Tu es folle ! C'est un criminel&quot;
Notre erreur, c'est d'avoir cherché à mesurer la valeur de choses qui ne se mesuraient pas. On a cherché à quantifier tous les phénomènes pour pouvoir les hiérarchiser. Le maître mot : Combien ?

&quot;Combien d'argent gagnes tu ? Combien de meufs as tu baisé ? Combien de pays as tu visité ? Combien de fonctions a ton portable ? &quot; Tout doit être mesurable. Lorsque la mesure devient juge suprême de valeur, il est compréhensible que les abrutis se précipitent dans une course sans ligne d'arrivée. A bout de souffle, ils se demandent pourquoi ils étaient en train de courir ?!

Vite, Vite, il faut tout faire vite, faut profiter vite, faut manger vite, faut progresser vite... Le temps semble se multiplier géométriquement. C'est à dire que plus on évolue dans le temps, plus celui ci semble s'accélérer... Les progrès scientifiques, le libéralisme économique et sexuel et tout le reste se développent de façon exponentielle. Il peut donc paraître légitime de chercher à accélérer son rythme d'expériences... Mais à tout vouloir vivre, on ne vit rien du tout, on passe à côté de tout, on est complètement dispersé, on place son propre centre de gravité en dehors de nous même.

Qu'est ce que le Bonheur ? Faut il connaître le Malheur pour l'atteindre ? Pffff...Le Bonheur n'est qu'un concept normatif, c'est l'illusion métaphysique du siècle. Avant lui, c'était le Savoir, après lui, ça pourra être la Liberté, que sais-je ?! Au départ, le Bonheur était une récompense, il est devenu une possibilité et aujourd'hui, ils touche sa forme finale dans le devoir. Il s'épuise de plus en plus... Comme toute croyance métaphysique, il repose sur la culpabilité et s'expose implicitement sous la forme d'un impératif catégorique : TU DOIS ! Il est fortement déconseillé d'être malheureux et complètement prohibé de ne pas être à la recherche du Bonheur ! Personnellement, je ne suis pas heureux, et je vous emmerde !

Etude du cas SanGoku
Le Bonheur serait un état de plaisir continu ! Mais, il est dans la nature du plaisir d'avoir une souffrance qui la conditionne ! Alors qui peut être heureux ? SanGoku est heureux ! SanGoku est joyeux ! Etre heureux, c'est être joyeux ! Comment être joyeux, alors ?! Je ne crois pas au Bonheur mais je crois à la Joie ! Il arrive parfois à Goku d’être en colère mais jamais triste à proprement parler. Il n’est jamais affecté par la mélancolie ou la nostalgie. La question est donc d’expliquer comment une joie peut être capable de se manifester sans provenir d’un état de tristesse antérieur ?
La réponse consiste à diviser la joie en deux joies distinctes. Il y a la joie commune, celle dont chacun fait preuve et qui consiste à se réjouir de la réalisation d’un désir. Nous pouvons prendre l’exemple de Yamcha et de Bulma qui, sautant et dansant, sont joyeux parce qu’ils finissent par sortir ensemble après treize épisodes. La joie commune est un effet intérieur provoqué par des causes extérieures et dont le processus nécessite une durée qui vise à l’aboutissement d’une finalité. Elle répond à des conditions. Si les conditions s’estompent alors la joie s’estompe également pour devenir ce qu’elle a été avant d’être : c'est-à-dire tristesse.
La seconde joie, celle de SanGoku, dispose d’un processus inverse à la première. C'est-à-dire qu’elle est non seulement cause d’elle-même mais qu’elle arrive même à conditionner l’environnement extérieur. Pour le dire autrement, la joie de vivre est de façon inhérente liée à celui qui l’éprouve. Il en résulte qu’elle n’a aucune raison de s’estomper. C’est pourquoi on peut la qualifier d’immuable. Son processus ne prend pas forme dans la durée mais dans l’éternité puisqu’elle n’est jamais l’aboutissement d’une tendance. C’est en ce sens que nous pouvons dire que l’allégresse de Goku subsiste à l’ensemble des accidents de son histoire.


Croyez moi, on ne sait jamais quand on est heureux ! Entendre dire : &quot;Je suis heureux !&quot;, c'est déjà faire l'aveu de son malheur ! On ne sait jamais quand on est en bonne santé mais on sait toujours quand on est malade. On ne sait jamais quand on est en sécurité, mais on sait toujours quand on est en danger. On nous fait croire depuis le début au Bonheur, à la Justice ou l'Amour, mais après tout c'est normal. Quand on nous fait croire qu'un vieux sur des rennes volant fait 6 milliards de cheminées en une nuit, on peut gober n'importe quoi.

L'espoir n'entraîne que le désespoir, acceptez la réalité telle quelle est et vous vous sentirez beaucoup mieux. Quand on vit sans espoir, toute situation agréable devient pour le moins inespérée ! Arrêter d'essayer de remplir votre tonneau des Danaïdes, débandez vous plutôt les yeux et regardez le précipice vers lequel vous vous dirigez. Voyez le tel qu'il est ! Vous avez plus de chance de vous faire couper les couilles par votre partenaire la nuit que de trouver le Bonheur...

J'aime ce mec.
 
Je suis aussi d'accords avec Aristide.
Je rajouterai que aujourd'hui celui qui maîtrise le milieu festif aujourd'hui sera le maître du monde demain : filles, argent, alcool, drogue, pouvoir, rien ne celui échappera.

D'ailleurs à Paris c'est assez stupéfiant de voir à quelle point une certaine communauté semble avoir une longueur d'avance sur les autres. Et à quelle point une autre semble avoir un retard irratrapable et pour cause, on ne veut pas les voir entrer dans le milieu festif parisien. D'ailleurs les uns détestent les autres, ceci expliquant celà.
 
Smart57 link=topic=76401.msg832554#msg832554 date=1202722503 a dit:
Qu'en pensez-vous ??


Perso je ne crois pas.
Comment reconnaître les moments de bonheur si tu n'as pas un peu de &quot;nul&quot; dans ta vie ... :unsure:
 
Retour
Haut