salem1978 link=topic=76401.msg834437#msg834437 date=1202905729 a dit:
quand je réfléchis à cette question la seule réponse que je trouve est celle des bouddhistes qui parlent du samsara et des mandalas (symbole de la vacuité: rien ne dure et rien n'a vraiment d'existence réelle) en clair tout est fait pour ne pas durer et nous vivons dans une roue de souffrance et dans un cycle de réincarnation tant que nous sommes dedans de cette roue!! affolant! pour quitter le samsara ( cette roue) il faut élever son esprit spirituellement parlant d'après eux ! et pour ma part je pense être loin de la quitter doublement affolant. :invis:
Toi, tu m'as l'air d'être une fille qui s'affole beaucoup ! Tu t'es déjà demandé ce qu'il se passerait si tu quittais le Samsara ? Réaliser le Parinibbana, c'est tout simplement Mourir, mais Mourir d'une mort définitive. Plus de 350 millions de personnes essaient de Mourir chaque jour. Oui, je sais, c'est encore trop peu...
Dans l'autre topic, j'ai tenté d'expliquer, assez vainement, que le Bonheur était un concept creux recherché par les gens sans esprit. Mais comme j'ai constaté qu'il y avait beaucoup de gens sans esprit sur Cultureco, je me suis dit qu'il serait bon de leur en donner un peu... Les Hommes ne sont-ils pas fait pour s'entraider ?
L'Homme est un animal ! C'est un prédateur ! Et quelle est la caractéritique du prédateur ? C'est la vitesse. L'Homme doit conceptualiser son environnement afin de simplifier au maximum une Réalité complexe. On a dichotomisé la multiplicité de la Réalité pour la rendre binaire. Ainsi, il est possible de juger avec dextérité le goût : bon/mauvais, l'esthétique : beau/laid, la morale : bien/mal, la température : chaud/froid, la satisfaction : plaisir/douleur...etc... Bonheur/Malheur...etc...Malheureusement, nous sommes devenus les victimes de nos propres marques puisque comme des abrutis, nous avons finis par croire que le monde était réellement dichotomique. Nous avons attribué des concepts absolus à des phénomènes complètement relatifs, et de surcroît, nous les avons mélangés entre eux. Exemple : "Ce tueur est plutôt mignon ! - Tu es folle ! C'est un criminel"
Notre erreur, c'est d'avoir cherché à mesurer la valeur de choses qui ne se mesuraient pas. On a cherché à quantifier tous les phénomènes pour pouvoir les hiérarchiser. Le maître mot :
Combien ?
"Combien d'argent gagnes tu ? Combien de meufs as tu baisé ? Combien de pays as tu visité ? Combien de fonctions a ton portable ? " Tout doit être mesurable. Lorsque la mesure devient juge suprême de valeur, il est compréhensible que les abrutis se précipitent dans une course sans ligne d'arrivée. A bout de souffle, ils se demandent pourquoi ils étaient en train de courir ?!
Vite, Vite, il faut tout faire vite, faut profiter vite, faut manger vite, faut progresser vite... Le temps semble se multiplier géométriquement. C'est à dire que plus on évolue dans le temps, plus celui ci semble s'accélérer... Les progrès scientifiques, le libéralisme économique et sexuel et tout le reste se développent de façon exponentielle. Il peut donc paraître légitime de chercher à accélérer son rythme d'expériences... Mais à tout vouloir vivre, on ne vit rien du tout, on passe à côté de tout, on est complètement dispersé, on place son propre centre de gravité en dehors de nous même.
Qu'est ce que le Bonheur ? Faut il connaître le Malheur pour l'atteindre ? Pffff...Le Bonheur n'est qu'un concept normatif, c'est l'illusion métaphysique du siècle. Avant lui, c'était le Savoir, après lui, ça pourra être la Liberté, que sais-je ?! Au départ, le Bonheur était une récompense, il est devenu une possibilité et aujourd'hui, ils touche sa forme finale dans le devoir. Il s'épuise de plus en plus... Comme toute croyance métaphysique, il repose sur la culpabilité et s'expose implicitement sous la forme d'un impératif catégorique : TU DOIS ! Il est fortement déconseillé d'être malheureux et complètement prohibé de ne pas être à la recherche du Bonheur ! Personnellement, je ne suis pas heureux, et je vous emmerde !
Etude du cas SanGoku
Le Bonheur serait un état de plaisir continu ! Mais, il est dans la nature du plaisir d'avoir une souffrance qui la conditionne ! Alors qui peut être heureux ? SanGoku est heureux ! SanGoku est joyeux ! Etre heureux, c'est être joyeux ! Comment être joyeux, alors ?! Je ne crois pas au Bonheur mais je crois à la Joie ! Il arrive parfois à Goku d’être en colère mais jamais triste à proprement parler. Il n’est jamais affecté par la mélancolie ou la nostalgie. La question est donc d’expliquer comment une joie peut être capable de se manifester sans provenir d’un état de tristesse antérieur ?
La réponse consiste à diviser la joie en deux joies distinctes. Il y a la joie commune, celle dont chacun fait preuve et qui consiste à se réjouir de la réalisation d’un désir. Nous pouvons prendre l’exemple de Yamcha et de Bulma qui, sautant et dansant, sont joyeux parce qu’ils
finissent par sortir ensemble après treize épisodes. La joie commune est un effet intérieur provoqué par des causes extérieures et dont le processus nécessite une durée qui vise à
l’aboutissement d’une finalité. Elle répond à des conditions. Si les conditions s’estompent alors la joie s’estompe également pour devenir ce qu’elle a été avant d’être : c'est-à-dire tristesse.
La seconde joie, celle de SanGoku, dispose d’un processus inverse à la première. C'est-à-dire qu’elle est non seulement cause d’elle-même mais qu’elle arrive même à conditionner l’environnement extérieur. Pour le dire autrement, la joie de vivre est de façon inhérente liée à celui qui l’éprouve. Il en résulte qu’elle n’a aucune raison de s’estomper. C’est pourquoi on peut la qualifier d’immuable. Son processus ne prend pas forme dans la durée mais dans l’éternité puisqu’elle n’est jamais l’aboutissement d’une tendance. C’est en ce sens que nous pouvons dire que l’allégresse de Goku subsiste à l’ensemble des accidents de son histoire.
Croyez moi, on ne sait jamais quand on est heureux ! Entendre dire : "Je suis heureux !", c'est déjà faire l'aveu de son malheur ! On ne sait jamais quand on est en bonne santé mais on sait toujours quand on est malade. On ne sait jamais quand on est en sécurité, mais on sait toujours quand on est en danger. On nous fait croire depuis le début au Bonheur, à la Justice ou l'Amour, mais après tout c'est normal. Quand on nous fait croire qu'un vieux sur des rennes volant fait 6 milliards de cheminées en une nuit, on peut gober n'importe quoi.
L'espoir n'entraîne que le désespoir, acceptez la réalité telle quelle est et vous vous sentirez beaucoup mieux. Quand on vit sans espoir, toute situation agréable devient pour le moins inespérée ! Arrêter d'essayer de remplir votre tonneau des Danaïdes, débandez vous plutôt les yeux et regardez le précipice vers lequel vous vous dirigez. Voyez le tel qu'il est ! Vous avez plus de chance de vous faire couper les couilles par votre partenaire la nuit que de trouver le Bonheur...