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recrutement des professeurs à bac+5

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion luna75
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Je vais regarder ça de plus près !!
Par contre, l'article La journée d’Enzo ou l’école de demain ... est tellement outrancié qu'il me fait douter sur l'objectivité du reste des propos. :wink2:
 
Bon j'ai pas le courage de lire les pages précédentes ...
Par contre j'ai une question ... Faut-il qu'un bac+5 pour devenir prof ou il faut passer d'autres &quot;diplômes&quot;

Car je dispose d'un bac+5 ... je sais &quot;contester&quot;, faire la grève, préparer les mêmes cours et interros en les balançant pendant 45 ans ... donc je pense en toute modestie que je peux faire un bon prof ...

J'aimerai pourquoi pas m'orienter vers un nouveau métier ou ma préoccupation pourrait être uniquement l'organisation de mes 3 mois et demi de vacances par an...

(je précise que je suis super sérieux au cas ou il y aurait des doutes :unsure:)

Donc avec un bac +5 puis je enseigner directement ?
 
Le correcteur : faut passer un concours... soit en externe, si tu n'as jamais enseigné de ta vie, soit en interne si tu as déjà quelques années d'enseignements derrière toi.

edit :

Je viens juste de tomber sur cette information :

Le Président de la CPU : vers trois types d'épreuves

Extraits d'une dépêche de l'AEF intitulée :

&quot;Recrutement des enseignants: vers trois types d'épreuves aux concours&quot;

Les concours de recrutement des enseignants pour les premier et second degrés devraient comporter trois types d'épreuves: disciplinaires, professionnelles et de connaissance du système éducatif français. ..... Les concours auraient lieu pendant le master, &quot; à la frontière entre l'avant dernier et le dernier semestre&quot;.

&quot;Un cahier des charges sur la maquette des concours sera élaboré par le ministère avant septembre, puis nous sera adressé, afin que nous l'articulions avec les formations universitaires&quot;, poursuit le président de la CPU, Jean Pierre Finance. Des séances de travail devraient ensuite réunir la CDIUFM, la CPU, la CDUS et la Cedul.

Le ministère et la CPU ont également abordé la question des modalités de transition entre l'actuelle formation des enseignants et sa future organisation, qui pourrait voir le jour à la rentrée en 2009. &quot;À la rentrée 2008, il y aura deux types de futurs enseignants. D'une part, ceux qui seront en première année d'IUFM. Ceux-là devront obligatoirement s'inscrire en M1 (master 1). Ils passeront le concours de recrutement dans l'année et, s'ils sont reçus, nous devrons ménager un passage en M2 (master 2) professionnel. Il y aura aussi les étudiants qui n'auront pas voulu, ou pas pu, entrer en première année d'IUFM, et qui seront en M1. ils pourront alors intégrer l'IUFM en M2, en préparant un concours enseignant&quot;, explique Jean-Pierre Finance. Ces deux types d'élèves se retrouveront donc, en septembre 2009, en M2, dans sa nouvelle mouture.

Source : http://metier-prof.blogspot.com/2008/06/le-prsident-de-la-cpu-vers-trois-types.html

- Il y aurait désormais trois types épreuves :
* disciplinaire ;
* professionnelle [ou pratique] ;
* connaissance du système éducatif français

- Ces épreuves se dérouleraient en cours de M2, &quot;à la frontière entre l'avant dernier et le dernier semestre&quot;.

- &quot;Un cahier des charges sur la maquette des concours sera élaboré par le ministère avant septembre, puis nous sera adressé, afin que nous l'articulions avec les formations universitaires&quot;.

- Les modalités de transition semblent être les suivantes : &quot;À la rentrée 2008, il y aura deux types de futurs enseignants. D'une part, ceux qui seront en première année d'IUFM. Ceux-là devront obligatoirement s'inscrire en M1 (master 1). Ils passeront le concours de recrutement dans l'année et, s'ils sont reçus, nous devrons ménager un passage en M2 (master 2) professionnel. Il y aura aussi les étudiants qui n'auront pas voulu, ou pas pu, entrer en première année d'IUFM, et qui seront en M1. ils pourront alors intégrer l'IUFM en M2, en préparant un concours enseignant&quot;.
 
ouais bah c'est le fouilli tout ca !

je craignais bien que 2010 soit l'échéance retenue par ce fichu gouvernement...
bon bah j'aurai que la licence d'ici là si tout va bien ! et je verrai si je master je ferai

en tout cas merci pour les nouvelles fraîches !
a bientot
 
Aristide link=topic=83932.msg952905#msg952905 date=1214466298 a dit:
- Il y aurait désormais trois types épreuves :
* disciplinaire ;
* professionnelle [ou pratique] ;
* connaissance du système éducatif français
en gros il faut faire un cursus professionnel (épreuves 1 et 2) et si on peut lâcher une petite année en science de l'éducation (épreuve 3) c'est pas mal quoi :mellow:.
style licence et master 1 général puis master 2 science de l'éducation (mais en master 2 c'est déjà moins axé science de l'éduc cette filière :mellow:).
enfin avec les masters qu'ils vont faire il ne devrait pas y avoir de soucis pour le mix d'un peu tout lol ... :biggrin:
 
en théorie non vu que le master sera préparé en fac. il y aura juste admission sur dossier (peut être test) mais c'est déjà le cas dans certains cursus.
 
luna75 link=topic=83932.msg952923#msg952923 date=1214467750 a dit:
en gros il faut faire un cursus professionnel (épreuves 1 et 2) et si on peut lâcher une petite année en science de l'éducation (épreuve 3) c'est pas mal quoi  :mellow:.
style licence et master 1 général puis master 2 science de l'éducation (mais en master 2 c'est déjà moins axé science de l'éduc cette filière  :mellow:).
enfin avec les masters qu'ils vont faire il ne devrait pas y avoir de soucis pour le mix d'un peu tout lol ...  :biggrin:

Ce qu'il serait bon de savoir c'est le niveau de connaissances demandées pour chacune de ces matières... Parce qu'au fond, si ils demandent toujours le même niveau disciplinaire (très fortement élevé), et qu'en plus il faut rajouter une louche pour les deux autres matières, l'ascension du Mont Everest, à côté du parcours pour devenir professeur, ça semblera être une petite randonnée...
 
Aristide link=topic=83932.msg952947#msg952947 date=1214469911 a dit:
Ce qu'il serait bon de savoir c'est le niveau de connaissances demandées pour chacune de ces matières... Parce qu'au fond, si ils demandent toujours le même niveau disciplinaire (très fortement élevé), et qu'en plus il faut rajouter une louche pour les deux autres matières, l'ascension du Mont Everest, à côté du parcours pour devenir professeur, ça semblera être une petite randonnée...

ca m'a fait beaucoup rire en lisant ce message mais c'est vrai ! je suis d'accord avec aristide ! :aplause: :dacc: :friend:
 
Bonjour à toutes et à tous,

les trois types d'épreuves existent déjà pour la plupart des CAPET et PLP2 externes. Si je prends l'exemple du tourisme :
-épreuve disciplinaire (épreuves d'admissibilité de tourisme et d'économie-gestion);
-épreuve professionnelle ou pratique (épreuve technique d'admission);
-connaissance du système éducatif français (épreuve d'admission sur dossier).

Cordialement,

Proftourisme.
 
Le message de proftourisme vient - peut-être - nous rappeler ce que je disais avant sur l'interdisciplinarité...

En tout cas, j'espère qu'ils vont penser à intégrer des cours d'auto-défense pour les futurs enseignants... Un peu de Ju-Jitsu ne leur ferait pas de mal.
Bref, quid d'un concours où un niveau master ET une ceinture bleue minimum seraient exigés ?
 
oui enfin faut pas pousser trop loin non plus !
les enseignants travaillent pas dans des conditions de terreur en general !
 
pouvez vous me rappeler a quel moment se ferait l'iufm...
apres master? donc faut 5 ans d'etudes plus minimum 2 ans de prepa iufm si on veut passer le concours et avoir une toute petite chance de l'avoir ? (vraiment toute petite...) si tenté qu'on arrive a tout valider licence + master.

il y a t-il une selection plus severe pour l'acces aux iufm?
 
Bonjour majü,

d'après mes lectures, plus d'IUFM puisqu'ils sont désormais intégrés aux universités. Les Master disciplinaires devraient donc inclure une dose de pédagogie dans leur cursus. Le concours aurait lieu dans l'année du M2. L'accès est sélectif en Master, ce qui est déjà le cas actuellement.

Bien cordialement,

Proftourisme.
 
merci pour la reponse !

bon bah en tout ca rallonge pas tant que ca alors le nombre d'années d'etudes...
je vais donc y reflechir.

en attendant je reste sur mon choix de LEA ! quoi qu'il arrive.
je vais m'eloigner de tout ce qui est doc et informations susceptibles de m'attirer sur d'autres types de formation ! lol comme ca c'est plus sur de rester sur mon tout premier choix qui je pense est le bon !
apres ca veut pas dire que j'arriverai a enseigner mais je tente ! (j'ajoute que quitte à se planter autant le faire en entier !)
 
proftourisme link=topic=83932.msg954241#msg954241 date=1214552468 a dit:
Bonjour majü,

d'après mes lectures, plus d'IUFM puisqu'ils sont désormais intégrés aux universités. Les Master disciplinaires devraient donc inclure une dose de pédagogie dans leur cursus. Le concours aurait lieu dans l'année du M2. L'accès est sélectif en Master, ce qui est déjà le cas actuellement.

Bien cordialement,

Proftourisme.
Ca serait sympa qu'a chaque information comme ca vous indiquiez vos sources, merci
 
Allez hop, des nouvelles fraîches de la part des IUFMs :

http://www.iufm.fr/applis/actualites/article.php3?id_article=486

Dans l'intérêt des élèves, les compétences professionnelles doivent rester au coeur de la formation des enseignants

La Conférence des directeurs d’IUFM rappelle son attachement à la qualité de la formation des enseignants, gage de la qualité de l’enseignement qu’ils dispenseront aux élèves qui leur seront confiés. Elle exprime des réserves importantes sur les premières dispositions relatives au projet de réforme de la formation et du recrutement des enseignants au niveau master, et elle s’inquiète tout particulièrement de la précipitation qui accompagne leur mise en œuvre.

Communiqué de presse - Le 27 juin 2008

Rentrée 2008 : une grande confusion pour les étudiants préparant les concours

La Conférence des directeurs d’IUFM estime que les mesures transitoires annoncées pour 2008-2009 -si elles partent de bonnes intentions- ne sont pas les solutions adaptées aux problèmes posés : la précipitation actuelle induit inquiétude et insécurité chez les étudiants qui ne savent plus où s’inscrire pour préparer les concours. Des mesures transitoires sont indispensables. En effet, il faut que les candidats à la session de juin 2009, titulaires d’une licence, puissent, en cas d’échec, se présenter à la session de 2010 qui requiert l’inscription en deuxième année de master. Dans cette perspective, les étudiants doivent pouvoir valider l’année de préparation 2008-2009 sous forme d’ECTS, condition d’une inscription en deuxième année de master, sous réserve d’équivalences accordées. Cependant, leur proposer une inscription simultanée en préparation de concours et en première année des masters existants est une fausse bonne solution :
- d’abord parce qu’elle induit, dans la plupart des cas, des frais d’inscriptions supplémentaires,
- ensuite parce qu’à courir deux lièvres -assez différents- à la fois, on risque de n’en attraper aucun,
- ensuite parce que les équipes pédagogiques des masters existants ne sont pas demandeuses de ces profils d’étudiants qui ne visent pas prioritairement leur master, ses objectifs et ses contenus, et que les taux de réussite risquent de chuter
- enfin parce que cette solution n’est possible que pour environ quatre étudiants préparationnaires sur dix des concours. Les autres ne trouveront pas dans les masters existants des réponses à leurs attentes et à leurs besoins.

Des mesures transitoires nécessaires pour l’accès en M2 à la rentrée 2009

Bien meilleure est la solution de commissions pédagogiques mixtes (enseignants des préparations actuelles et enseignants des futurs masters à construire) validant, au vu des résultats obtenus tout au long de l’année et au concours, les acquis des étudiants en vue de leur inscription en deuxième année de master. Les universités, en d’autres occasions de leur histoire, ont déjà su inventer des solutions de ce type.

Des enseignants qui n’auraient jamais rencontré d’élèves

Au delà des mesures transitoires, pour les rentrées 2008 et 2009, la Conférence des directeurs d’IUFM attire solennellement l’attention des décideurs politiques sur les dérives possibles dans la mise en œuvre de l’actuel projet de réforme. A travers lui, il serait parfaitement possible qu’un étudiant titulaire d’un master de droit constitutionnel (par exemple), moyennant bachotage des épreuves du concours dans le cadre d’une officine privée, se retrouve lauréat du concours, nommé professeur des écoles, à qui l’on confie des élèves, sans aucune réelle formation professionnelle et plus encore sans avoir eu, au préalable, aucun contact avec des élèves dans une classe. Que dirait-on d’un médecin qui débute sa carrière sans jamais avoir approché un malade ? La formation professionnelle des enseignants doit rester une formation par alternance. Les stages en établissements scolaires, intégrés aux dispositifs de formation universitaire, doivent être obligatoires -et non pas facultatifs- pendant les études universitaires des futurs professeurs, et ce pas seulement pendant le dernier semestre de master mais dès la licence et tout au long du cursus de formation.

De vrais masters et de vraies compétences professionnelles pour de vrais métiers dans les écoles, collèges et lycées

Le ministère de l’Éducation nationale a produit en 2006 un référentiel de dix compétences pour la profession enseignante. Cela constitue un véritable progrès pour fonder et évaluer la formation initiale des enseignants. C’est sur la base de ce référentiel que doivent être habilités ou non des masters visant la formation des enseignants, plutôt que de faire semblant de croire que n’importe quel master peut être suffisant pour savoir enseigner. A supposer que cela soit suffisant pour réussir un concours, cela fera-t-il du lauréat un enseignant efficace pour faire réussir ses élèves ? Pour une université, se placer dans la perspective d’un référentiel de compétences pour concevoir une formation professionnelle n’est pas contraire à son autonomie et à sa « liberté », confirmée par la récente loi « Liberté et Responsabilité des Universités ». Bien au contraire, l’acceptation de ce référentiel est l’expression même de son engagement dans sa « responsabilité » au regard de toute formation de nature professionnelle, rentrant aujourd’hui dans la mission réaffirmée aux universités.

La Conférence des directeurs d’IUFM propose la création de masters visant les professions enseignantes, respectant pleinement le référentiel des dix compétences produit par l’employeur, tout en satisfaisant l’impératif d’un adossement à la recherche. Certains de ces masters pourront être des adaptations, ou des spécialités nouvelles de masters existants. Mais les plus nombreux d’entre eux ne pourront être que des masters radicalement nouveaux, tant il est vrai que les masters existants peuvent être mis en relation avec quelques disciplines enseignées dans le secondaire mais que la grande partie des enseignants du primaire, de l’enseignement technologique, de l’enseignement professionnel, des documentalistes, des conseillers principaux d’éducation,... ne trouvent pas aujourd’hui leur place dans ces masters existants.

Une formation universitaire des maîtres associant l’ensemble des universités

Il est absolument indispensable que toutes les universités françaises puissent participer à la formation des enseignants et pas seulement la trentaine d’entre elles qui ont une composante interne IUFM. Pour autant, la Nation n’a pas intérêt - au nom de leur autonomie- à laisser les universités qui n’ont pas l’expérience, la compétence et les ressources humaines ouvrir seules ce chantier. Les IUFM, composantes internes d’une université particulière, ont une vocation académique et doivent être mis au service -par convention, dans des dispositifs de cohabilitation et de partage de responsabilités - de l’ensemble des universités françaises pour la formation des enseignants.

Pour finir, la Conférence des directeurs d’IUFM rappelle que les IUFM ont capitalisé et peuvent mobiliser de nombreuses compétences en matière de formation professionnelle des enseignants. Ainsi les IUFM entendent prendre toute leur place dans les futurs masters à construire et mettre tout en œuvre pour que cette réforme soit un réel progrès dans la formation initiale des enseignants.

Conférence des directeurs d’IUFM - 27 juin 2008
 
Il me semble qu'avant, l'étudiant admis en IUFM (première année de préparation du concours) était rémunéré. Avec le nouveau système, ce ne sera plus le cas
 
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