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moimickael

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Voila j'ai une synthèse sur la téléréalité, voila mes textes :
- Ziauddin SARDAR &quot;le voyeurisme télévisé ou les nouveaux barbares&quot;
- André COMTE-SPONVILLE &quot;la curiosité est un joli défaut&quot;
- Jean claude KAUFMANN &quot;voyeurisme ou mutation anthropologique?&quot;
- Jean luc BIZIEN &quot;la mort en prime time
J'aimerai avoir si possible un corrigé. Merci
 
directement le corrigé tu veux pas plutot de l'aide parce que le jour j tu n'aura personne pour te donner un corrigé! ne crois tu pas??? :wink2:
 
tu pourrais commencer peut etre par:
la curiosité et le voyeurisme humain semblent devenus une mode que la télévision utilise. le présent corpus aborde le sujet de curiosité et voyeurisme par le biais de la téléréalité. le document de Z . SARDAR, ( doc.1) , écrit en ..... dont le titre le voyeurisme télévisé ou les nouveaux barbares évoque .... ( résume en une phrase ton document et voit si tu peux le mettre en corrélation ou en opposition avec un ou plusieurs autres documents) fais pareil pour les autres documents.
il te suffit après d'ajouter ta problématique et ton plan.
je ne peux pas plus t'aider il faudrait un résumé de tes documents pour t'aider plus :wink2:
 
L'intro c'est simple : vous reprenez le thème : faire voir, vous le mettez en relation avec le sujet (le voyeurisme : aidez-vous du dico). Puis vous tentez de trouver le pb posé par cette relation (exemple : jusqu'où aller dans le plaisir -pervers ?- que la vue offre ? Ce plaisir de voir excuse-t-il l'immoralité ?, etc).
La pbtique est suivie de l'annonce de vos thèses.
 
Petite précision : si vous ne présentez pas les documents dans l'introduction, n'oubliez pas de le faire dans votre analyse (lors de leur première apparition).

Ce n'est qu'une remarque pour mémoire... :wink2:
 
voici les textes :
Vous ferez une synthèse objective, concise et ordonnée des documents ci-joints sur la télévision-réalité. '
Document 1. Ziauddin Sardar, « Le voyeurisme télévisé ou les nouveaux barbares », Courrier international n° 526,30 novembre au 6 décembre 2000.
Document 2. André Comte-Sponville, « La curiosité est un joli défaut », Psychologies n° 198; juin 2001.
Document 3. Jean-Claude Kaufmann, « Voyeurisme ou mutation anthropologique ? », Le Monde, 11 mai 2001. Document 4. Jean-Luc Bizien, La Mort en prime time, Éditions Le Masque, Hachette Livre, 2002.


a Document I
Oubliés les reportages porteurs de messages, explicites ou non. Désormais, nous sommes invités à jeter un regard cru sur des gens qui sont simplement... eh bien, des gens. Les diffuseurs ont ainsi intronisé la toute-puissance de la banalité en faisant mine d'afficher de nobles objectifs.
5 Quand la réalité fait irruption, quand les caméras, soudain prises de soubresauts, cherchent à saisir l'imprévu et le spontané, la télévision apparaît brusquement pour ce qu'elle est : un mince mais séduisant vernis laborieusement mis en scène, produit, documenté et monté. La tromperie réside dans le fait qu'il y a autant d'artifices et d'accords tacites dans un reality-show que dans n'importe quel autre type d'émission. 10 Ces gens « ordinaires » n'ont en vérité rien d'ordinaire ; ils ont été soigneusement sélectionnés, préparés et conditionnés. C'est le plus grand artifice des médias. Le voyeurisme est un cousin proche du narcissisme. Quand nous braquons notre regard sur des personnes au comportement anormal, que nous les surprenons dans leurs moments les plus intimes ou que nous les regardons accomplir des actes paris faitement banals, c'est en réalité nous-mêmes que nous observons. Le voyeurisme nous attire en ce qu'il projette notre enfer personnel sur les autres. Ce que cela nourrit et encourage, c'est un processus déshumanisant qui diminue la considération que nous avons pour les autres. Le désir d'épier sur nos écrans de télévision des gens plus ternes, plus égarés et plus déviants que nous-mêmes nous rassure sur la médio-20 crité et la solitude de notre propre existence. Il y a processus de déshumanisation parce que les individus sont objectivés ; nous ne sommes pas censés les comprendre, compatir ou nous sentir concernés par leur sort. La télévision voyeuriste fait en somme des personnes l'ultime bien de consommation. Nous sommes revenus à une nouvelle forme des jeux du cirque, ne valant guère mieux que ces barbares qui 25 se délectaient du spectacle sanglant de victimes livrées aux lions.
Deux traits extrêmement caractéristiques de notre époque postmoderne ont rendu possible le retour à cette antique immoralité. Il doit beaucoup, tout d'abord, à ce nouveau droit de l'homme qu'est le droit de chacun à son quart d'heure de célébrité. Les nouvelles formes de voyeurisme ont pu émerger parce que la télévision, en
30 diffusant largement notre propre narcissisme, fait désormais partie intégrante de notre psychisme. Et qu'importé si exercer ce droit exige que nous nous rabaissions au niveau de la bête. En second lieu, la prédominance de l'individualisme narcissique a fait de l'hédonisme une position existentielle à la mode. Nous rivalisons les uns avec les autres afin d'exprimer notre conviction que la poursuite d'un plaisir
35 sans mélange est l'objectif le plus élevé de l'humanité.
Ziauddin Sardar, « Le voyeurisme télévisé ou les nouveaux barbares », publié dans Courrier international, n° 526, 30 novembre 2000
 
document 2 :
3 Document 2
La curiosité est un joli défaut. En est-elle même toujours un ? Je n'en suis pas sûr. Nous lui devons les nombreux progrès de nos sciences : c'est la curiosité qui nous fait explorer l'infiniment grand et l'infiniment petit, l'univers et l'atome. Le monde est un problème pour l'homme, qu'il veut résoudre : la curiosité l'y pousse et c'est tant mieux. s Ce qui vaut pour l'espèce vaut aussi pour l'individu. Un enfant sans curiosité, comment pourrait-il développer son intelligence, son sens de l'observation, son ouverture au monde et aux autres ? La curiosité lui est nécessaire, presque autant que le lait et l'amour. On essaie, à l'école, de la stimuler. Pourquoi faudrait-il, s'agissant des adultes, la condamner ?
10 Enfin, nous devons à la curiosité quelques-uns des plaisirs innocents de l'existence : voyager, lire, s'asseoir à la terrasse d'un café, regarder les gens qui passent... L'homme est un spectacle pour l'homme, qu'il aime à observer. On m'objectera que ces émissions ou ces livres jouent moins sur la curiosité que sur le voyeurisme. J'en suis d'accord. Mais pas convaincu qu'il y ait, entre les deux atti-15 tudes, un abîme. Quelqu'un regarde dans un télescope, c'est de la curiosité ; par le trou de la serrure, c'est du voyeurisme. Soit. Mais si le télescope quitte les étoiles pour se diriger vers l'appartement d'en face ? C'est l'objet, non l'instrument, qui importe. Le voyeurisme est une curiosité appliquée à l'humain et, spécialement, à son intimité. Quoi de plus compréhensible ? L'humanité n'est-elle pas le sujet le plus 20 intéressant ? Et quoi de plus intéressant, en l'homme, que son intimité ? Étrange paradoxe ! Je devrais m'intéresser aux plus lointaines galaxies, à la vie des insectes ou des grenouilles, et pas à celle de mes contemporains ?
« Ne faites pas l'innocent : cette curiosité porte surtout sur la sexualité... » Pas seulement, me semble-t-il (l'excellente émission « Strip-Tease », malgré son titre, 25 ne s'en occupe que fort peu). Mais quand bien même cela serait, pourquoi faudrait-il s'en offusquer ? Freud pensait que la curiosité sexuelle était à l'origine de toute curiosité, donc de tout le développement intellectuel de l'humanité. Je n'irais pas jusque-là. Mais qu'elle soit une partie de la curiosité, et l'une des plus vives, qui le niera ? Mon meilleur ami, je ne sais pas comment il fait l'amour. Mes voisins 30 ou des inconnus, pas davantage. Comment cela ne m'intéresserait-il pas ? Qu'il faille souvent résister à cette curiosité, nul ne l'ignore. Ce n'est pas une raison pour la condamner en bloc. Le voyeurisme, c'est l'amour de la vérité des autres. Cela vaut mieux que le narcissisme, qui ne sait aimer que la sienne.
Au reste, si ces émissions et ces livres sont si souvent désagréables, ce n'est pas à 35 cause du voyeurisme, auquel ils ne sacrifient guère : c'est à cause de l'exhibitionnisme, ce qui est tout autre chose ! S'intéresser à l'intimité des autres, c'est une façon, même trouble, d'aimer la vérité (c'est la libido sciendi des scolastiques : le désir de savoir). Mais exhiber son intimité à tous, c'est une façon de n'aimer que soi, ou plutôt que son image, sous le regard des autres. « Parlez-moi de moi, y a que ça qui 40 m'intéresse. Regardez-moi, y a que ça qui me met en joie ! » Triomphe du narcissisme : triomphe de la médiocrité.
André Comte-Sponville, « La curiosité est un joli défaut », in Psychotogies n° 198, juin 2001.
 
document 3 :
a Documents
Plaçons-nous maintenant de l'autre côté de l'écran, pour comprendre ce qui motive la « curiosité malsaine » des « voyeurs ». L'identité, qui traditionnellement était octroyée par la société, est désormais personnellement à construire ; chacun définit ses propres repères, ses scénarios de vie et sa morale. « C'est mon choix », selon 5 le titre de l'émission produite par Jean-Luc Delarue, elle aussi soumise à une critique virulente.
Il y a donc logiquement de moins en moins de normes collectives. La normalité désormais est à recomposer sans cesse et exige un travail, alors que s'effacent les modèles de référence. Cette nouvelle situation, génératrice d'angoisse, impose une 10 observation de plus en plus fine du comportement d'autrui pour définir son propre comportement.
Les cobayes de « Loft Story », sont rarement dupes : ils se sentent sans cesse sous l'œil de la caméra. Ils ne sont donc pas vraiment vrais. Malgré ce cadre de contraintes, ils révèlent toutefois une infinité de situations extraordinaires de vérité. Quant 15 à la contrainte principale : s'inscrire dans une histoire (qui sera le couple vainqueur ?), elle correspond exactement au mécanisme même de la fabrication identitaire, qui s'enroule désormais, autour d'un fil narratif.
À la différence des fictions ou des documentaires, les stars ordinaires de « Loft Story » peuvent devenir pour certains téléspectateurs de réels compagnons de vie
20 durant 70 j ours : des familles mangent pendant qu'elles mangent, commentent leurs discussions, communient en prise directe sur leur histoire, qui devient un peu la leur. La fiction télévisuelle est oubliée, c'est la famille elle-même qui s'est élargie. L'individu étend désormais sa surface par des extériorisations, notamment sous forme d'images de soi, alors que dans le même temps il cherche des réponses aux
25 questions qu'il se pose en observant ses contemporains dans les détails les plus fins. Se montrer et regarder : la télévision (ainsi qu'Internet) constituent l'interface parfaite entre ces deux mouvements qui se complètent parfaitement et enclenchent une véritable dynamique. « Loft Story » n'est (à sa manière, sans doute discutable) que le révélateur d'une mutation anthropologique beaucoup plus profonde.
se Depuis quelques années, la question du secret de l'intimité me taraudait. Toute une lignée de chercheurs, de Georg Simmel à Nobert Elias, ont montré qu'elle avait été constitutive de l'individualisation et par là de la modernité. Or, depuis quelques années, les signes se multiplient (la facilité avec laquelle les gens témoignent dans les reality shows, la façon d'utiliser le téléphone portable sans dissimuler les pro-
35 pos privés, etc.), qui indiquent une remise en question de nos jardins intérieurs de plus en plus exposés aux regards publics.
Je ne crois pas pour autant que nous allions vers le monde terrifiant d'une transparence totale. Mais la place de l'intime est en train de changer, pour être désormais subordonnée à l'extériorisation de soi qui devient le trait dominant des sociétés 40 contemporaines.
Jean-Claude Kaufmann, « Voyeurisme ou mutation anthropologique ? », Le Monde, 11 mai 2001.
 
document 4 :

Plusieurs jeunes hommes et femmes sont enfermés dans un local isolé. Des caméras
les filment en permanence pour une émission de télévision-réalité. Ils découvrent leur
somptueux appartement.
Jenny émit un sifflement admiratif.
- Un vrai palace !
Des lavabos de faïence étaient disposés de part et d'autre d'une grande douche, dans laquelle on aurait pu tenir à cinq ou six. Jenny se débarrassa de sa serviette et se dés-s habilla en frissonnant.
- Ooops ! glapit-elle. Le sol est gelé ! Vite, sous l'eau !
Sondra ne réagit pas. Gênée, elle avait détourné la tête, se refusant à détailler la grande fille nue. Elle balaya le décor du regard, tandis que sa compagne jouait avec les mélangeurs sophistiqués.
10 Des lampes halogènes stylisées diffusaient un éclairage cru. Le carrelage et les multiples glaces en accentuaient la réverbération, de sorte qu'on se serait cru perdu sur la banquise, en plein soleil. Sondra s'en étonna, provoquant l'hilarité de Jenny.
- Réfléchis ! Tu as fait du cinéma, non ? lui lança-t-elle avec insouciance. Comment
15 veux-tu que les caméras nous filment sous la douche sans un éclairage puissant ?
(Elle se glissa sous le jet d'eau avec délices, et ajouta :) Allez, ne fais pas de manière ! Rejoins-moi, elle est super !
Elle s'aspergea le visage et s'humecta les cheveux en soupirant de bonheur. Sondra hésitait encore. Que pouvait-elle faire ? Il faudrait bien se laver. 20 « Tu n'espère pas tenir plusieurs semaines sans passer sous la douche ? se dit-elle. Tu as signé un contrat, tu vas devoir te donner en spectacle. » Résignée, elle traversa la pièce, ouvrit en grand la porte des toilettes et grimaça. Le plafond lui aussi était équipé d'un miroir sans tain, on ne leur accorderait aucune intimité.
25 Les mots de John Smith ricochèrent dans son esprit :
, - Les spectateurs payent cher le droit de « posséder » des personnages de jeux vidéo. En participant au programme, vous êtes comme des poupées qu'ils ont l'illusion de guider. Ne vous laissez pas impressionner, fiez-vous à votre instinct et à celui de vos partenaires. Rappelez-vous que la diffusion à l'antenne est légèrement dif-
30 férée. Nous conservons trois minutes de décalage : c'est tout ce qu'il faut à nos ingénieurs pour recadrer les plans, insérer des ralentis ou des écrans publicitaires... Quand des images sont trop gênantes et peuvent vous desservir, nous les éliminons en basculant d'une caméra sur l'autre. Tout est affaire de montage !
Jean-Luc Bizien, La. Mort en prime time, Le Masque-Hachette Livre, 2002
(Prix du roman d'aventures).
 
Des fichiers joints scannés auraient été plus pratiques peut être... :biggrin:
Que donne votre tableau de confrontations ? :chessy:
 
Bonjour à tous je suis en BTS Technico-commercial, et je recherche exactement un plan en trois parties pour cette synthèse de documents ou si vraiment j'ai de la chance un corrigé.

J'ai regardé les autres posts à ce sujet mais ils ne sont pas complets.

Merci pour vos réponses et bonne journée
 
Bonsoir,

Je dois également faire une synthèse sur la télé réalité sur l'émission &quot;Loft Story&quot;... C'est un extrait du magasine culturel &quot;Télérama&quot;, &quot;Les rats&quot; par Alain Rémond, du 9 mai 2001...
Si quelqu'un pouvait m'aider sa serait gentil.
Merci d'avance
 
Nous sommes la pour vous aider et non pas faire le travail a votre place alors propose quelque chose et on t'aidera aprés ... Le jour de l'épreuve il n'y aura pas CCO! :wink2:
 
alexandra2305 link=topic=75616.msg1033676#msg1033676 date=1223137655 a dit:
Nous sommes la pour vous aider et non pas faire le travail a votre place alors propose quelque chose et on t'aidera aprés ... Le jour de l'épreuve il n'y aura pas CCO!   :wink2:
:dacc:
 
marokanaa link=topic=75616.msg1033182#msg1033182 date=1223062386 a dit:
Bonsoir,

Je dois également faire une synthèse sur la télé réalité sur l'émission &quot;Loft Story&quot;... C'est un extrait du magasine culturel &quot;Télérama&quot;, &quot;Les rats&quot; par Alain Rémond, du 9 mai 2001...
Si quelqu'un pouvait m'aider sa serait gentil.
Merci d'avance
auriez-vous un résumé des idées générales du texte
que dis votre tableau de confrontation pour cette synthèse???
 
téléréalité - plan et tableau synoptique

Pour Moimickael:

Voici mon plan:

I/ Les limites de la télé réalité

A) La TV Réalité dans la société
B) Voyeurisme -&gt; processus de déshumanisation - pas de considération pour les autres - quête de l'hédonisme
C) L'exhibitionnisme -&gt; incitation qui mène à l'objectivation des individus qui deviennent des biens de consommation

II/ Les bienfaits, les apports de la TV réalité

A) Le voyeurisme aide l'individu à trouver ses repères (doc.3)
B) La curiosité et le voyeurisme sont de jolis défauts (A. Comte Sponville) - citer doc.2 et 3: les qualités de la curiosité
C) Les limites entre le public et l'intime -&gt; mutation anthropologique

Pour le tableau synoptique, voir ci-dessous:
http://www.casimages.com/img.php?i=081013071435283333.jpg
 
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