"Fiscalité: polémique autour de la proposition de Hollande, inflexion côté Royal
La polémique s'est poursuivie vendredi après les déclarations de François Hollande sur la fiscalité, très critiquées à droite, la candidate socialiste Ségolène Royal semblant infléchir les annonces décoiffantes du numéro 1 du parti.
François Hollande, par ailleurs compagnon de la candidate, a relancé le débat sur la fiscalité en se prononçant jeudi pour des hausses d'impôts pour les contribuables touchant un salaire de plus de 4.000 euros nets par mois.
Annonce aussitôt décriée à droite, où de nombreuses voix ont fustigé le "PS, parti des impôts". Là où M. Hollande voit une mesure concernant 200.000 contribuables parmi les plus aisés, le ministre délégué au Budget, Jean-François Copé, a rétorqué vendredi qu'elle toucherait de plein fouet les "classes moyennes", estimant que 1,2 million de personnes seraient concernées.
Mais l'affaire a rebondi au sein même du PS, alors que nombre d'observateurs s'interrogeaient sur de possibles dissensions entre le Premier secrétaire et l'équipe de la candidate.
Devant le remue-ménage, Mme Royal a promis vendredi à Poitiers qu'il n'y aurait "pas de fiscalité nouvelle qui décourage le travail" ni de hausse des prélèvements obligatoires, si elle est élue.
"Il faudra rééquilibrer la fiscalité, l'alléger sur le travail et peut-être la renforcer sur le capital si l'on veut résorber les déficits. Mais cela se fera sans augmentation des prélèvements obligatoires", a-t-elle dit.
Interrogée sur les déclarations de M. Hollande, elle a estimé que "tout le monde a la légitimité de s'exprimer. Tous les responsables politiques ont la légitimité pour faire des propositions, donner leur point de vue (...)".
"Il est Premier secrétaire du PS, il a tout son rôle mais je veux rassembler les compétences au sein du PS et au delà ", a ajouté la candidate, qui assure vouloir enrichir et compléter le projet du PS pour 2007.
Dès jeudi soir, elle avait annoncé avoir chargé des spécialistes du PS d'une mission sur "les pistes envisageables" en matière d'utilisation des fonds publics et de réforme de la fiscalité.
L'équipe sera menée par Dominique Strauss-Kahn, ancien adversaire de Mme Royal à la primaire socialiste, mais surtout principal représentant de l'aile "libérale" ("sociale-démocrate", selon DSK) au sein du parti.
François Rebsamen, numéro 2 du PS et co-directeur de campagne de Ségolène Royal, a de son côté démenti tout "double langage" entre le PS et sa candidate. "François Hollande développe le projet socialiste. Mais la candidate, elle, a sa liberté, sa manière de voir et proposera son programme présidentiel", a-t-il dit sur Europe 1.
Mais après les remous créés par cette affaire, il a toutefois adressé "un reproche amical" à François Hollande, "de mettre la fiscalité d'abord, alors qu'il faut mettre bien évidemment nos propositions d'abord".
Reproche formulé de façon plus directe par Jean-Noël Guérini, président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône, qui estimait vendredi lors d'un déjeuner de presse qu'il "faudrait être un peu moins maladroit et que le bon sens l'emporte".
Un responsable socialiste estimait de son côté sous couvert d'anonymat que la candidate était en désaccord avec les propositions de M. Hollande et que la mission confiée à DSK avait surtout pour but de "remettre les pendules à l'heure". "
Source: radiofrance.fr
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La polémique s'est poursuivie vendredi après les déclarations de François Hollande sur la fiscalité, très critiquées à droite, la candidate socialiste Ségolène Royal semblant infléchir les annonces décoiffantes du numéro 1 du parti.
François Hollande, par ailleurs compagnon de la candidate, a relancé le débat sur la fiscalité en se prononçant jeudi pour des hausses d'impôts pour les contribuables touchant un salaire de plus de 4.000 euros nets par mois.
Annonce aussitôt décriée à droite, où de nombreuses voix ont fustigé le "PS, parti des impôts". Là où M. Hollande voit une mesure concernant 200.000 contribuables parmi les plus aisés, le ministre délégué au Budget, Jean-François Copé, a rétorqué vendredi qu'elle toucherait de plein fouet les "classes moyennes", estimant que 1,2 million de personnes seraient concernées.
Mais l'affaire a rebondi au sein même du PS, alors que nombre d'observateurs s'interrogeaient sur de possibles dissensions entre le Premier secrétaire et l'équipe de la candidate.
Devant le remue-ménage, Mme Royal a promis vendredi à Poitiers qu'il n'y aurait "pas de fiscalité nouvelle qui décourage le travail" ni de hausse des prélèvements obligatoires, si elle est élue.
"Il faudra rééquilibrer la fiscalité, l'alléger sur le travail et peut-être la renforcer sur le capital si l'on veut résorber les déficits. Mais cela se fera sans augmentation des prélèvements obligatoires", a-t-elle dit.
Interrogée sur les déclarations de M. Hollande, elle a estimé que "tout le monde a la légitimité de s'exprimer. Tous les responsables politiques ont la légitimité pour faire des propositions, donner leur point de vue (...)".
"Il est Premier secrétaire du PS, il a tout son rôle mais je veux rassembler les compétences au sein du PS et au delà ", a ajouté la candidate, qui assure vouloir enrichir et compléter le projet du PS pour 2007.
Dès jeudi soir, elle avait annoncé avoir chargé des spécialistes du PS d'une mission sur "les pistes envisageables" en matière d'utilisation des fonds publics et de réforme de la fiscalité.
L'équipe sera menée par Dominique Strauss-Kahn, ancien adversaire de Mme Royal à la primaire socialiste, mais surtout principal représentant de l'aile "libérale" ("sociale-démocrate", selon DSK) au sein du parti.
François Rebsamen, numéro 2 du PS et co-directeur de campagne de Ségolène Royal, a de son côté démenti tout "double langage" entre le PS et sa candidate. "François Hollande développe le projet socialiste. Mais la candidate, elle, a sa liberté, sa manière de voir et proposera son programme présidentiel", a-t-il dit sur Europe 1.
Mais après les remous créés par cette affaire, il a toutefois adressé "un reproche amical" à François Hollande, "de mettre la fiscalité d'abord, alors qu'il faut mettre bien évidemment nos propositions d'abord".
Reproche formulé de façon plus directe par Jean-Noël Guérini, président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône, qui estimait vendredi lors d'un déjeuner de presse qu'il "faudrait être un peu moins maladroit et que le bon sens l'emporte".
Un responsable socialiste estimait de son côté sous couvert d'anonymat que la candidate était en désaccord avec les propositions de M. Hollande et que la mission confiée à DSK avait surtout pour but de "remettre les pendules à l'heure". "
Source: radiofrance.fr
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