suite de l'article de Psychologies n°233 de septembre 2004
Suite de la suite de la suite de l'article de Psychologies n° 233 de septembre 2004, avec l'avis de Boris Cyrulnik, Neuropsychiatre et éthologue.
[éthologue = spécialiste de l'éthologie.
éthologie = étude scientifique du comportement des animaux dans leur milieu naturel
dixit Larousse]
http://www.evene.fr/celebre/biographie/boris-cyrulnik-4322.php
<< Je suis plutôt pour. Selon mon expérience, les enfants élevés par des couples homosexuels grandissent comme les autres. Ni mieux, ni moins bien. Les chiffres des enquêtes réalisées au Québec et par l'Association américaine de psychiatrie sont probants : la proportion de difficultés est identique dans les deux populations.
En ce qui concerne l'homoparentalité adoptive et procréative, je ne pense pas qu'il y ait de différence de fond. La seconde est très minoritaire. Mais les enfants élevés par des couples homosexuels sont très nombreux. Il s'agit soit d'enfants dont l'un des deux parents vit en couple homosexuel après un divorce, soit d'adoptions monoparentales qui précèdent la formation du couple homo. Dans tous les cas, sur presque cent mille enfants recensés, aucune pathologie particulière n'est décelée. Ces enfants sont comme les autres ! Et, les parents qui m'ont sollicité sont très motivés, très attentifs et, souvent, d'un bon niveau socio-culturel.
Enfin -question très controversée- la construction psychique de l'enfant est-elle entravée par le fait que les parents sont du même sexe ? On le sait, c'est la différence des rôles, pas forcément celle des sexes, qui permet à l'enfant de se construire. Mais les craintes pour l'équilibre de l'enfant reviennent dès que le mariage change de forme. Au début des adoptions internationales, on disait que des enfants de couleur qu'ils seraient perturbés. Les enquêtes montrent qu'il n'en est rien. Ces enfants traversent de épreuves. Mais s'ils sont entourés affectivement, l'épreuve ne deviendra pas traumatisme. Ce qui est vrai pour tout le monde. >>
(Auteur notamment, des "Vilains petits canards" (Odile Jacob, 2001) et de "La Résilience" (avec Claude Seron, Editions Fabert, 2004)
[au cas où vous le sauriez pas, je fais que retaper les textes du magazine, je l'ai pas trouvé en format texte sur le net hein]