J'espère que ça va mieux pour toi aujourd'hui, Chris.
Tu sais, j'ai aussi eu une période où les personnes de la classe m'envoyaient royalement bouler (période lycée). Et je sais pourquoi : je me regardais le nombril, je ne vivais qu'en pensant à mes problèmes de santé dont tout le monde se fichait royalement. Les autres préféraient bien entendu passer du temps pour déconner avec les autres que d'écouter une fille pas bien dans sa peau qui ruminait, déprimait régulièrement à cause de ses problèmes d'épilepsie (la peur de la crise c'est très suant, j'avais au moins deux-trois "débuts" de crise par heure à l'époque, donc l'angoisse c'était de savoir laquelle allait se conclure par une réelle crise).
A cette période-là, je faisais partie d'un atelier de dessin-peinture (moyenne d'âge entre 16 et 65 ans) et d'un atelier de poésie (moyenne d'âge entre 40 et 50 ans : j'étais la seule jeune dans cet atelier). Bin, par rapport à ça, je te dirai aussi que c'est normal de plutôt se tourner vers des personnes plus âgées, lorsqu'on ne trouve pas de compréhension et une certaine immaturité parmi ceux qui ont le même âge que toi. Et où est le problème ? A-t-on forcément besoin de partager des moments avec ceux de notre âge si on parle de choses tellement intéressantes avec des personnes un peu plus âgées et qu'en plus on se sent mieux avec elles ?
Enfin pour ma part c'est clair qu'au lycée, j'me planquais à l'infirmerie régulièrement tellement j'en avais ras-le-bol de tout.
Est venue l'opération qui m'a "sauvée" de l'épilepsie, et la dépression nerveuse qui allait avec. J'ai redoublé une classe, mais du coup je me suis retrouvée avec des personnes vraiment très sympas. Côté santé, ça s'est arrangé peu à peu après l'opération, mais les "débuts" de crises se sont multipliés... j'ai appris par la suite que c'est en fait une variante assez hard de ce qu'on appelle des crises d'angoisse... dans mon cas, elles déclenchaient l'épilepsie qui arrivait ensuite. J'ai vu une psy pendant un an (j'ai fini par faire ça vu que je connais aussi la tentative de suicide) et hop, j'ai repris du poil de la bête, j'ai eu mon bac de français, j'ai commencé à m'intéresser à d'autres choses qu'à mes problèmes, à partager du temps avec les autres, et j'ai arrêté de voir la psy.
La suite, c'est juste que j'ai appris à écouter ce que j'étais au fonds de moi car je ne le faisais pas avant, que je ne regardais que la maladie et pas moi en fait.
Je ne dis pas que depuis tout a toujours été rose (tu connais la rubrique "Marre du chômage" par exemple) mais je suis + du genre à foncer qu'à faire du sur place.
:wink2:
P.S. : et pour la poupée, qui ne regrette pas le temps de l'insouciance de la petite enfance ? t'inquiètes, moi j'arrive pas à virer mon Pif en peluche ! (ouaiiis de Pif et Hercule, le vieux machin que j'avais récupéré dans les affaires de mon frère ! le truc tout vieux qu'a une trentaine d'années et qu'est rafistolé de partout ! :laugh
