< Et si on partageait notre goût pour l'écriture ? | Page 9 | Forum des BTS

Et si on partageait notre goût pour l'écriture ?

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Nessscafe
  • Date de début Date de début
bon, plus personne n'écrit ?

allez, je balance un de mes textes (tout neuf, je l'ai écrit il y a 20 minutes). le reste est dans mon blog (cf. signature). :wink2:

Le supplice de la cantatrice


Elle entre sur scène sous les cris et les applaudissements. Joli monstre de cirque ondulant sur les planches telle une sirène dans des eaux noueuses, elle s’avance. Conquérra-t-elle son public ou achèvera-t-elle cette nuit sa carrière ? Le doute plane, comme à chaque fois et elle maudit sa gorge qui se noue, alors qu’elle devrait se déployer et s’élever, comme un ange déployant ses ailes cotonneuses et blanches avant de s’élever dans les airs, vers la lumière.
La main tendue, elle ferme les yeux, hume le silence qui règne à présent dans la salle. Elle sent l’impatience fébrile, entend leurs corps se tendre vers elle, à l’affût de cette première note. La première syllabe doit être parfaite, claire comme une eau de montagne et couler comme de l’or. Elle ne doit ni trembler ni se briser. Intacte et pure, nette comme un diamant.
La musique derrière elle amorce les premières vibrations et la peur monte d’un cran. Une boule se forme dans son ventre, plus que quelques secondes et son sort leur appartiendra. Aimeront-ils ? Toujours les mêmes doutes, toujours les mêmes questions. Elle sait qu’elle aura beau s’entraîner des heures durant, nuit après nuit, afin d’atteindre la perfection, jamais elle n’y arrivera. Pas même ce soir. Et pourtant, elle travaille, module sa voix, jouant d’octave en octave. Elle en pleure parfois, quand sa voix s’éraille note après note et qu’elle refuse d’être claire et haute. Elle perd le souffle et s’arrête exténuée, en larmes, tremblante.
Des années de travail, pis qu’une danseuse classique, elle a tout refusé pour parvenir à ce jour, ce soir. Sa vie ne se comptaient qu’en notes et musiques symphoniques, en heures de travail acharnée, de souffrances endurées et jamais, jamais de satisfaction. Et pourtant elle aimait, elle aimait entendre sa voix déchirer le silence et sa plainte se laisser porter par le vent.
Aucun homme, aucun enfant, aucun rire n’aura su la détourner de son but. Elle n’a jamais plié, jamais succombé, et aujourd’hui, elle se tient, raide et droite, respirant le plus lentement possible, tentant d’oublier la peur qui lui étreint les cotes de plus en plus.
Elle ouvre les yeux, ils sont toujours là, claquant des mains, un sourire extasié aux lèvres. Elle inspire profondément et ouvre la bouche.
Et de son rêve, il ne lui reste que des morceaux de verre répandus sur le sol, une bouteille vide sentant amèrement le brandy et elle, goguenarde et soule, entreprenant joyeusement de se trancher la gorge.
Et de son rêve, il ne reste plus qu’une gorge béante, ouverte telle une bouche ensanglantée, laissant échapper une mélodie silencieuse.
 
Si vous voulez prendre le temps de regarder et puis si cela vous plait...laissez des petits comentaires  :chessy: Merci! :wub

http://tearsofheart03.skyblog.com

Glits_10b291261d45245242f1dc4964a31163.gif
 
Nessscafé, voui, j'crois que le topic n'a plus autant de succès  :knuppel:

En tout cas, je vais régulièrement sur ton blog pour voir ce que tu écris, et j'aime beaucoup ton style, même si mettre un peu de gaité serait bien... dommage que la bonne humeur n'aille pas souvent avec l'inspiration...  :pascompris; (idem pour moi de toute façon !  :wink2: )

Tempête

J’écoute tous les bruits de la mer en fureur
Qui traduit ainsi cette rage intérieure
Les vagues se fracassent, soupirent et reviennent
Tandis que je ressass’ ce qui bout dans mes veines

Elle bat tous les rochers criant après tout l’monde
Que le vent acharné l’a rendue furibonde
Criant que dans la vie rien n’est jamais certain
Postillonnant ainsi d’un bon nombre d’enbruns

J’écoute tous les bruits de la mer en fureur
En poursuivant ma nuit ponctuée de frayeurs
Les rêves se fracassent soupirent et reviennent
Enfin la rage passe jusqu’à la prochaine…

(dimanche 12 mars 2006)
 
Ode à la vie​



ils m'ont dit que la vie est dure
j'entend toujours mes éclats de rire
je disais, c'est quoi ce délire?
mais en grandissant, j'ai vu le pire
j'ai enfin compris ce qu'ils voulaient me dire
j'ai vu cette vie qui suit la loi de la nature
des gens qui s'en foutent les uns des autres
et suivent juste leur désir
ils veulent construire des empires
et peu importe si d'autres doivent mourir!

Oh! vie! que tu es cruelle, quel malheur!
où sont passées la foi &amp; les moeurs,
c'est quoi cette existence sans la présence du coeur,
est-ce les gens sont conscients de cette perte, de cette douleur?
je vois des sourires engloutis
des regards perdus
un présent maudit
la joie? hélas,c'est un mot qui a disparu
et le temps qui passe sans rien laisser dérrière lui
juste des souvenirs et j'ai l'impression que tout est fini

je vis des jours sans fin
pourquoi tant de chagrin?
j'aimerai m'évader loin, vers l'horizon
sinon je finirai par perdre la raison
car, j'en ai assez de vivre de cette façon
sois avec moi ma petite merveille
dis-moi encore un de tes conseils
non, ne me laisse pas seule avec mon désespoir
je ne peux laisser les choses au hasard
Oh! ma tristesse,je t'en prie,pars
et céde ta place à la joie qui me rendra hilare.

ASSMA​
 
En ce jour noir où l'ombre est arrivée,
en ce jour noir où les âmes sont tombées,
où la colère et la haine se sont déchaînées,
où la joie et la paix ont été enlevé,
les sourires aux lèvres à jamais masqués,
Où seuls, quelques miraculés ont pu s’échapper,
Oh ! Mon dieu, que va t-il se passer?
Ces tours n'auraient jamais dû s'effondrer!!!!

Cette nuit là, la lune est claire,
un profond sentiment flotte dans l'air,
pas si loin la mer...
et les débris, par terre,
regardez ce que l'horreur peut faire,
envoyer à jamais des âmes en enfer,
cette haine à rien ne sert,
Est ce le prémisse d'une nouvelle guerre?

Je vois les restes auprès de moi,
d'un grand symbole qui était jadis là,
les commandants à quelques pas,
qui se préparent déjà pour un nouveau combat,
pour éradiquer ce fléau là bas,
endoctriner par une aveugle foi,
Prêt à tout faire pour leur roi,
mais les fous ne sont pas toujours ceux qu'on croit...
 
oohh ahhh merci d'avoir reveillé ce topic :dacc:

beau texte, Ironikk, très bien écrit :aplause: :aplause: :aplause:


[sub]Une ombre, donne des signes de vie quand meme :knuppel:[/sub]
 
Nessscafe link=topic=195.msg229384#msg229384 date=1147538738 a dit:
oohh ahhh merci d'avoir reveillé ce topic :dacc:

beau texte, Ironikk, très bien écrit :aplause: :aplause: :aplause:


[sub]Une ombre, donne des signes de vie quand meme :knuppel:[/sub]

Merci Nesss :blush:
Fallait bien le réveiller un jour ou l'autre lol... il y a des textes super, dont les tiens...
 
Je trouve aussi ton texte très touchant Ironikk.

Pour ce qui est du fait que le topic sommeille un peu.. vaut mieux ça qu'un topic trop floodé où on a du mal à retrouver les posts qui évoquent le sujet de base... non ?

Ca tombe bien qu'il soit remonté, j'avais aussi quelque chose à y mettre !

Recuerdo...
(Je me souviens... )



Recuerdo
Une ville inconnue où l'été en novembre
Etait encore ici, chargé de notre accueil
Les rayons caressaient nos peaux sans attendre
A Paris brume blanche écrivait un recueil





Recuerdo
Cette petite chambre au bout du logement ;
De Santiago, de Carmen et Yaiza
Famille le temps d'un stage, le temps d'un temps,
Temps que la neige arrive à la Navidad
ruvemap_small.gif





Recuerdo
Des métros emprumptés pour aller au boulot,
De cette entreprise peuplée de catalans
Des vendredis agités où les commerciaux
Revenaient raconter les blagues du moment





Recuerdo
Je ne comprenais rien ou vraiment peu de choses
Préparais des classeurs présentant les produits
Intégration difficile, comprenez la cause :
On ne comprend rien lorsque tout le monde rit
europerfil.gif





Recuerdo
De ce concert gratuit Plaça Francesc Marcià
De ce couple de filles qui chantaient l'amour
Le trottoir était plein, débordait sur la voie
De fans qui chantaient et qui criaient parfois





Recuerdo
De Pereto que j'ai connu à ce moment
Et qui m'a aussi fait connaître un peu la ville
Il travaillait à la FNAC, avait peu de temps
Sa mère vivait aussi aux côtés d'une fille





Recuerdo
L'odeur de ces Ramblas conduisant à la mer
Mélange de paëlla et de bonnes tapas
Souvenirs me laissant parfois un peu amère
Tant j'aime ce pays et ses mots si vivaces





Recuerdo
De ce grand marché de la Santa Lucia
Où l'on trouve les décorations de Noël
Juste en bas de la Sagrada Familia
Et des idées de cadeaux le long des ruelles
cagatio2.jpg





Recuerdo
Un piano parmis d'autres dans un magasin
Beaucoup de monde autour mais peu impressionée
J'ai laissé simplement se poser mes deux mains
S'échapper des notes, des accords enlacés






Recuerdo
La neige est arrivée peu avant mon départ
Alors que ça faisait déjà quelques années
Qu'elle n'était pas venue, amusant hasard
J'ai vécu la chaleur et les rues enneigées.
rg0201a.jpg
 
petite impro tout bete
ecrite sur un coup de tete
c'est pas très beau lol
voici :

D'ou peut bien venir cette guerre
Nous qui étions si solidaire
Pourtant ca ne date pas d'hier

Il fut un temps ou nous niions
Le regard de ces garçons
En rêvant d'une eventuelle union

Hélas aujourd'hui
Rien que pour une nuit
Nous sommes les pires ennemies

Rien que pour la réussite
&quot;Celle là je la décapite&quot;
On se choque, on s'effrite

Pour des choses sans valeur
Ces femmes sans pudeur
Ecrasent l'une des leurs

Et je ne suis pas innocente
Je ne suis pas une amante
Je ne suis qu'une passante

Qui observe les siens
Batailler en vain
Pour un homme ou pour rien.​
 
Avant de faire ses adieux, il faut d'abord se remémorer nos eclats de vie. l'un après l'autre, recoudre l'étoffe déchirée ca et là, réassembler le désatre que l'on abandonne. Et pleurer.

Avant de faire ses adieux, il faut d'abord craqueler l'armure, se fondre dans les murs, crisper le bout des doigts et saigner encore une fois. Et pleurer.

Avant de faire ses adieux, il faut d'abord demander pourquoi, lancer une plainte aux abois, en espérant que l'au-dela nous répondra, croire encore une fois qu'il y a quelqu'un la-bas. Et pleurer.

Avant de faire ses adieux, il faut d'abord etre lascéré de part en part, de bas en haut et là ou cela coince, laisser les flots jaillirs, s'emerveiller de la beauté de la vie qui s'enfuit et massacrer les restes pourissant l'intérieur. Et pleurer.

Avant de faire ses adieux, il faut d'abord agoniser, hurler dans l'oreille d'un sourd et pleurer sur le seuil d'un non-voyant, puis maudire maudire ceux qui font semblant, ceux qui ne voient pas ce qu'il y a vraiment. Et pleurer.

Avant de faire ses adieux, il faut d'abord tout cacher, il faut lisser le surface, ne rien laisser onduler, les laisser chercher, enquêter et soupçonner et s'assurer que leur découverte imminente les détruira à jamais. Et pleurer

Avant de faire ses adieux, il faut d'abord s'enfuir, il faut d'abord partir, il faut d'abord mourir sans que personne ne le sache, devenir un automate, raser les murs et ignorer la peine qu'ils ressentiront un jour. Et pleurer.

Avant de faire ses adieux, il faut s'oublier, il faut se dévorer les entrailles, se vider, se renacler, se brouiller, se falsifier, se bousculer, se bruler. Et pleurer.

Et ainsi soit-il, le corps oubliera la douleur, plongé dans la torpeur, il ne ressentira aucune peur. Et quand je marcherai dans les ténèbres, je sais que je ne serai pas seule, car tu es avec moi, dans chacun de mes pas.
Amen.
 
Bon voici mon texte, total impro avec des rimes en &quot;or&quot;lol




Je suis cette jeune femme de 22 ans qui se cherche encore.
Je suis aussi cette jeune femme de 22 ans qui écoute de la musique jusqu'à l'aurore.

Je suis cette jeune femme de 22 ans qui se defoule dans le sport.

Je suis cette jeune femme de 22 ans qui rêve d'un homme et de mine d'or.

Je suis également cette femme de 22 ans qui se sent complexée par son corps.

Je suis cette jeune femme de 22 ans qui retrouve ses amis dehors.

Je suis cette jeune femme de 22 ans a qui on a fait du tors.

Je suis cette jeune femme de 22 ans qui se sens bien quand elle dors.

Je suis aussi cette jeunne femme de 22 ans qui a besoin de reconfort

Je suis cette jeune femme de 22 ans qui doit toujours faire des efforts

Je suis cette jeune femme de 22 ans qui crie souvent un peu plus fort

Je suis cette jeune femme de 22 ans qui regarde les films gore

Je suis cette jeune femme de 22 ans qui a peur de la mort

Je suis cette jeune femme de 22 ans de parents d'Afrique du Nord

Je suis cette jeune femme de 22 ans et comme toutes les jeunes femmes de 22 ans je m'assume, j'ai mes qualités et mes défauts et je cherche, oui je cherche ma place dans une société où l'économie est en plein essort.
 
&quot;Ma génération ou l'abîme &quot;

Quand j’observe ce qui fait ma génération
J’en viens à me poser bien des questions
Savent parfois lire des mangas
Mais si rarement un Zola

Accrochés à leurs portables, leur Internet, leur télé
A quoi ressemblera plus tard l’humanité ?
Si elle ne sait même plus parler face à face
Tout ceci m’épuise, m’attriste et me lasse

J’aurais voulu vivre le temps où les cafés étaient pleins
Les bavardages qui allaient bon train
Je préfère les commères au « dir com »
Pour moi c’était une normalité en somme.

Si les gens écrivent des livres sur leur vie
Et que moi je m’improvise incompétente poète
Alors ça prouve que je cède à l’individualité aussi
Comment ces temps ci ne pas s’y soumettre ?

Plaisirs, désirs, détente sont les mots de la publicité incessante
Elle est un peu comme Dieu : omniprésente et omnipotente
Ma génération est tellement habituée à réaliser son désir immédiat
Que pour un rien, elle s’ennuiera…

On sera vraiment des gens bien plus tard, moi et ma génération
On sera à la pointe : on communiquera avec des ultrasons
Abêtis, amorphes, apathiques, mous, et incultes
On fera de bien jolis adultes…
 
Une Ombre link=topic=195.msg241725#msg241725 date=1148248197 a dit:
Très sympa ! Je veux bien faire le lecteure si je ne suis pas déjà dormeur...  :biggrin:

avec plaisir :kiss: :kiss: :kiss: :kiss:
 
Don't kid yourself
And don't fool yourself

La réalité te saute aux yeux, aussi dure et cruelle soit-elle. La grisaille s’insinue entre tes larmes, aussi terne soit-elle. Et le mensonge semble être la seule porte de sortie, le seul support adéquat pour oublier la peine. Mais elle est là, présente et te ronge jusqu’à l’insomnie. La lumière devient trop forte. Blackout.

This love's too good, to last
And I'm too old to train, yeah...

Le soleil s’éternise et se refuse à la nuit. Combat ancestral entre ces deux paradoxes, le jour et la nuit. Amourachés de l’interstice, de la zone de néant qui les séparent, ils se fondent et se brûlent, le soleil meurtrissant ses rayons, la lune sacrifiant ses étoiles. L’on aimerait que cela dure, que la pénombre s’élargisse et que nos souffles en suspens se rejoignent en un baiser sacrificiel. Blackout

Don't grow up too fast
And don't embrace the past

Courbe arrondie, l’échine qui se tord, d’un coup d’oeil au loin, là bas derrière, je me mords et subodore l’arrivée frémissante de l’aurore d’hier. Je me complais dans mes souvenirs, m’alanguis et me repais. Comme j’aimerais revivre mes secondes révolues. Tirée en avant, mon être s’éloigne de l’unique point de repère que je m’étais fixé avant. Avant que je ne tombe, avant que je ne sois plus que l’ombre allongée sur le sol, de mon grand corps trop adulte, trop vieux. Trop proche de la mort. Blackout.

This life's too good to last
And I'm too young to care, yeah...

C’est maintenant que retentissent les cors. Au loin j’entends la funeste mélodie. Emmagasinés dans ma mémoire, collé dans ma rétine, je classe, ordonne ma mémoire afin de ne rien oublier. J’espère pouvoir revenir, avoir le courage de te dire de ma langue écorchée, de ma bouche ensanglantée, que ces mots désorientés puissent enfin se relier. La nuit me gagne, la pénombre s’obscurcit. Blackout.

Don't kid yourself
And don't fool yourself

Souffrance glacée d’une omission amnésique. Les volutes d’une fumée inconnue finissent de se caresser dans les airs, bleuies au contact de l’oxygène. Comme un enfant regardant les bulles de savon, ne cessant de s’émerveiller, le mensonge se répand comme un serpent d’insanités ondulant entre mes péchés. Je fais mine de ne rien voir, joue avec mes vérités, change de places les dés, inventes des faits. J’ai peur, mais je ne le dis pas, de l’ombre qui grandit en moi, dévorant mes entrailles, festin de vorace pour vorace fossoyeur. La lune illumine la nuit, incertaine et fragile, des larmes d’étoiles brillent. Je ne perçois plus l’aurore d’hier, depuis longtemps éteinte. J’ai peur. Blackout.

This life could be the last
And we're too young to see

La peau se plisse et se ride sous l’étirement de la bouche. Faciès endolori et écarlate, écartelée sur le carrelage froid. Dans le noir, je ne vois plus les contours de ta silhouette. Je te devine penchée sur moi, cueillant chacun de mes souffles, l’odorat aiguisé, les papilles gustatives excités. Seconde en suspension, contemplation intemporelle de sa victime, de sa proie. La prochaine à noircir la liste, là en bas, mais pas la dernière. Dernier souffle, et le voile se soulève. La mort pose son masque sur le visage, souffle sur l’étincelle. Les yeux ne brillent plus. La poitrine ne se soulève plus. Je ne suis plus. Blackout.
 
Retour
Haut