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Et si on partageait notre goût pour l'écriture ?

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Nessscafe
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Nessscafe link=topic=195.msg533663#msg533663 date=1174250967 a dit:
bon nico, va falloir qu'on parle !  :aplause:

lol quand tu veux !

Dans un esprit plus souple, l'extrait de mon roman en recomposition, Le potentiel gâché. Dédicassé à toi ! lol

Chapitre III
De la demande incongrue


Il faut que je sache. Ca ne peut plus durer ! Je claque la porte dans un boucan effroyable, descends les marches et commence à traverser la ville à grande foulée. Le sans abri, Ben, celui à qui je donne quotidiennement une pièce n’en aura pas aujourd’hui. Il s’emporte et s’énerve dans son incompréhension.
Règle numéro 1 : Ne jamais habituer un clochard, il finit par croire que c’est naturel.

Encore quelques mètres à marcher et j’y serai. Ce n’est pas très loin mais pourquoi n’ai-je pas pris la voiture. Qu’importe ! Je me trouve maintenant devant l’immeuble. J’entre dans le hall et appuie sur sa sonnette défoncée. Aucune réponse. J’appuie encore et encore. Il faut qu’il m’ouvre. Il faut qu’il m’ouvre. Toujours rien. D’un geste brusque et incontrôlé, je frappe sur sa porte à plusieurs reprises. J’entends alors le verrou tourner. Mon c½ur ne fait qu’un tour lorsque la porte s’ouvre en grand. Il est nu, la main sur la poignée. La situation me calme instantanément. Il se trouve là, droit comme un piquet, à poil et sans pudeur devant moi. Je commence à le connaître mais putain, ce n’est pas difficile de se foutre un caleçon ou un peignoir. Il me demande de regarder la ligne. Il me montre du doigt la ligne qui sépare son studio pourri du couloir. Le trait qui nous sépare l’un de l’autre.

- Celle ligne distingue ce qui m’appartient de ce qui ne m’appartient pas. Etant très près de la frontière, mais toujours du côté de ce qui m’appartient, j’ai le droit de me foutre à poil si l’envie m’en chante.

Je reste silencieux un temps. Pourquoi a-t-il besoin de montrer ou démontrer des conneries. Je sais bien qu’il a le droit de se foutre à poil mais c’est une question de pudeur. Tout le monde n’a pas envie de voir sa queue.

- Que tu crois…

Sa jeune voisine passe momentanément derrière moi. Elle sourit timidement, rouge de honte osant à peine le saluer. Il lui fait un sourire de playboy accompagné d’un geste de main.

- Fous toi à poil et c’est les autres qui en sont gênés à ta place.

Il mate son cul jusqu’à ne plus pouvoir le voir. Je l’observe. Je sais à quoi il pense. Il pense à dépasser la frontière un soir pour lui demander du lait ou du beurre dans sa tenue sauvage. Leonhart n’est pourtant pas un adepte de l’effraction. En tout cas, moi je veux passer la frontière de suite. Je commence à en avoir marre d’attendre sur le palier. Il faut que je lui demande. Il faut que je sache maintenant. Il se retourne et va s’étendre sur son canapé rappelant les héros peint de la mythologie grecque.

- Que peux tu me dire de si important qui puisse justifier tes huit coups de sonnettes et tes cinq coups sur ma porte.

Bordel. Mais a quoi ça rime tout ça. A quoi ça rime. Je le vois froncer les sourcils comme s’il ne comprenait pas ce dont je suis en train de lui parler. Arrête ta fausse incompréhension. J’arrivais en haut de la montagne et là je suis en train de redescendre. Il y a tout ce que je pouvais avoir mais que je n’aurai plus. Il y a tout ce que j’ai mais que je suis en train de perdre. Il croit que je nique mon potentiel. C’est bien pire que ça. C’est comme si je n’avais plus de potentiel. Il se redresse et j’avale ma salive. Il me fixe sans rien dire de ses yeux verts.

- Tu perds tes repères, je sais au fond de moi que tu surmonteras cette étape.

Mes yeux me piquent. Mes yeux deviennent rouges. Mes yeux versent des larmes. Je coupe leur trajectoire d’une main. Je n’ai pas pleuré depuis que j’ai 12 ans. Tout m’échappe. Je ne contrôle plus rien. Les évènements ne sont plus déterminés par mes actions, tout devient un pur hasard. Le monde tourne comme si je n’existais plus. Mes tentatives pour le redresser sont vaines. Elles n’ont plus aucun effet. Faut que je respire. Faut que je respire. Je respire. Merde…

- C’est ce que je me suis dit aussi quand j’ai réalisé l’abysse de la deuxième étape.

Le réel qui s’impose devant moi me laisse muet. Aucune issue. Rien. J’en viens à me demander pourquoi il m’a fait sortir de cette matrice. Pourquoi il m’a fait devenir un spectateur passif. J’étais plus heureux dans mon ignorance.

- Arrête de croire que les simples d’esprits sont heureux.

Eux au moins ne se posent pas de questions. Ils ont cette chose en moins qui leur permettent de vivre. Ou peut être simplement cette chose en plus qu’est l’idiotie.
Non. Je sais que les simples d’esprits ne sont pas plus heureux que moi, bien au contraire. Ce n’est pas l’idiotie qui les empêche d’être heureux, c’est l’illusion. Malheureusement, les deux sont fort souvent corrélés. L’illusionné est souvent l’idiot. Il ne faut pas croire que l’illusion soit un mal nécessaire.
Leonhart dit que les vrais Hommes savent effacer les chimères, et apprennent à supporter la Réalité. La Vie pour ce qu’elle est. Alors naît la Joie incausée.
Il faut que j’arrête de jouer les sages ignorants, je lui pose des questions auquel je connais déjà les réponses. Je bois ses paroles comme s’il était un Evangile. Il y a trois étapes de la vie.
Je le vois se relever. Il a une demi érection. Il murmure qu’il y a trois étapes dans la vie.


Je traverse la deuxième étape, il doit s’en rendre compte. Je lui pose des questions auquel je connais déjà les réponses. Impossible d’accepter les réponses. C’est ça le propre de la deuxième étape.

Il se dirige vers ses toilettes. Je m’assois sur son canapé sans bouger repensant au pourquoi de mon arrivée chez lui. Le bruit de la pisse qui coule m’empêche de réfléchir. Il revient vers moi sans s’être laver les mains. Je peux me taire mais je ne peux vouloir le faire. Pourquoi il ne se lave pas les mains ?

- Je ne me suis pas pissé dessus. Pourquoi je le ferai ?

Leonhart ne devait se laver les mains que lorsque de l’urine se déposait sur elles. Il considérait que son pénis était comme toutes les autres parties de son corps. A y penser, il n’avait pas réellement tort. C’est ce qui explique aussi pourquoi il ne se cache pas la bite. On voit bien son visage, pourquoi on ne verrait pas son pénis.
Le problème avec Leonhart, c’est que dès qu’on pense à ce qu’il dit, on s’aperçoit qu’il a souvent raison.
Il s’habille de son jean bleu délavé après avoir enfilé un caleçon propre. Il ouvre sa commode et prend le premier t-shirt unicolore qui lui vient.

- Pourquoi tu ne me dis pas pourquoi tu es venu ?

Mon c½ur est à nouveau lourd. Je sens l’agacement et le stress m’envahir. Le même stress qui s’opère lors des résultats d’un examen. Tout a beau déjà avoir été joué, il reste encore l’angoisse du constat des résultats. Ma tête de dépitée, mes questions à la con, les coups sur sa porte lui fait croire que je ne viens pas là pour lui parler de la deuxième étape. Dans un élan d’angoisse. Je m’apprête enfin à regarder les résultats.
Est-ce qu’il a couché avec Rachelle ?
 
:biggrin: :biggrin: j'adoooore ! je te reconnais parfaitement dans tes ecrits  :happy:

un chti extrait de mon blog - que je continue tjs mais j arrive plus a mettre ces  :spam1: d'image !!!!

J'ai mal a la tete et ca ne date pas d'hier. J'ai mal au ventre, mais je n'ai pas la nausee. J'ai mal a mes cris, j'ai du mal a ecrire, j ai mal a mon rire et j ai du mal a vomir. J'ai mal aux jambes, j'ai mal aux bras et j'ai du mal a y croire. J'ai mal aux yeux, j'ai mal aux mains et j'ai du mal a parler. J'ai mal partout, j'ai mal a mon corps, j'ai mal a genou et tout aussi mal debout. J'ai mal eparpillee, j'ai mal concentree. J'ai du mal a comprendre, j'ai du mal apprendre. Mais qu'ai-je fait de mal pour etre autant malade. J'ai mal au moral, j'ai mal a l'ame et j'ai du mal a pleurer. J'ai mal au vent, j'ai le mal du temps, le temps que j'ai connu qui me faisait pourtant plus mal qu'avant. J'ai mal aujourd'hui mais depuis hier, j'ai du mal a croire que j'ai tout flanque par terre. J'ai mal a la chance, j'ai mal a la gorge et j'ai du mal m'ecorcher. J'ai mal aux seins, j'aime mal aux reins, j'ai mal ou bien je ne fais que me lamenter. J'ai mal partout et j'ai mal au corps. J'ai du malmener ma vie au corps a corps. J'ai mal au coeur, j'ai mal a la rage, j'ai du mal a croire que tout est tombe.

J'ai mal a la tete, parce que j'ai trop pleure. J'ai mal aux cris parce que j'ai envie de crier. Pourquoi tout le monde me dit, fais-ce que tu as envie, tu vis ta chance alors que j'ai si mal ici. J'ai mal partout de ma rage qui se consume. Encore un parcours, encore un echec. J'ai du rate la lecon a l'ecole, celle qui nous disait comment devenir heureux. J'ai du seche les cours a l'ecole du bonheur, j'ai mal a la vie qui me dechire aussi souvent. J'ai mal au coeur a force de le serrer. J'ai mal partout et j'ai du mal a y croire. J'ai mal au mental, j'ai envie de devenir folle pour oublier les ronces de la realite. J'ai mal a la reussite, j'ai mal aux orteils. J'ai du mal a tenir debout, j'ai envie de m'allonger. Donnez moi du temps, donnez moi du repit, donnez moi un moment pour que je puisse reflechir. Donnez moi des larmes, donnez moi des rires, donnez moi de l'eau que j'appaise ma soif de malheur. J'ai mal a toi, j'ai du mal a voir ce que tu as pu voir en moi, si ce n'est que le noir. J'ai du mal a realiser, j'ai du mal a chanter. J'ai peur de bouger de peur de voir mes espoirs s'envoler.

J'ai mal a la tete et ca ne date pas d'hier. J'aurai du me mefier, je n'aurai pas du y aller. J'ai voulu faire bien, faire quelque chose de mes mains. Et j'ai mal aux yeux, j'ai mal au vide dans mon ventre.

J'ai mal aux ongles que je ne cesse de ronger.
J'ai mal aux chevilles qui ne veulent plus me porter.
J'ai mal a rien, j'ai mal a tout. Et plus rien ne va. Plus rien ne chante. Plus rien ne danse. Plus rien ne crie. Plus rien ne vit. Plus rien n'ecoute. Plus rien ne pousse. Plus rien ne brille. Plus rien n'ecrit.


dsl pour les fautes et le manque d'accent (clavier qwerty powaaaaa)
 
Un extrait :happy:

Epicuriens en tout genre,
Qui y croit dur comme fer,
Pourquoi pas jusqu’à la mort,
Aspiration recherchée à travers les ères,
Ou indicible décharge de volupté,
Qu’on ne pourra peut être que toucher,
Voir même, ne jamais effleurer,
Arrêtons de rêver,
Cachet d’aspirine pour idéalistes,
Aussi pitoyable que des socialistes,
Encore faudrait il qu’il puisse exister,
Car pour l’instant, il me fait jaser,
Personnalisé sous tellement de formes,
Qu’il se transformerait presque en une norme,
Vision des simples d’esprits,
Ou vaste supercherie,
Mièvrerie pour impuissants,
Ou branlette intellectuelle pour bien pensants,
Supportant les mots que défèque leur orifice buccal,
Aussi important, que vénal,
Je crache sur leur vision et leur idéal,
Et refuse cette vision banale,
Car, pour beaucoup, il est un but,
Mais, reste en soit aussi navrant,
Qu’un mollusque en période de rut,
On aurait tendance à le souhaiter à tout va,
Alors que par la force des choses, il nous amènera au trépas,
Fier et soumis par tant d’honneur,
J’exècre votre vision du bonheur,​
 
je te remercie, Omon :laugh: (regarde mon pseudo lol)

en tout cas je te dis bravo, très bon style et intéressant à lire :aplause:
 
Epicurienne link=topic=195.msg534413#msg534413 date=1174333140 a dit:
je te remercie, Omon  :laugh: (regarde mon pseudo lol)

en tout cas je te dis bravo, très bon style et intéressant à lire  :aplause:
Lol le hasard surement :biggrin:
Merci du compliment :wink2:
Un dernier pour la route :

Il ne frappe pas à la porte avant de venir,
Ne se manifeste que lorsque l’on se met a en souffrir,
Apanage des heureux paraît il,
Ou fardeau des pauvres croyants,
Se dévoilant de manière parfois subtile,
Ou au contraire, en se pavanant,
Il est de ces choses délectables,
Qui, malgré tout nos efforts, ne peuvent être malléables,
Pour lui, certains ont perdus la raison,
En attendant une hypothétique moisson,
Tant est si bien, que faire le parallèle avec la folie,
Ne soit pas en soit, une simple ineptie,
Un jour, on pense y échapper,
Et pourtant, au dédale de rencontres, il finit par nous happer,
Frappant au hasard des âmes,
Faisant couler tant de larmes,
Vil créature qui n’a pas finie de faire souffrir,
Nul doute que je n’ai pas fini de languir,
Sans cesse il revient à la charge,
Et chaque seconde restreint la marge,
Il m’habite, me hante, m’obsède, me brûle,
Et avec le temps m’enferme dans une bulle,
Aussi éphémère qu'impondérable,
Chaque jour je prie pour qu’il devienne concevable,
Et pourtant, qu’ais je à y gagner,
Si ce n’est le fait de connaître la réciprocité,
Je ne sais pas, je ne sais plus,
Et, c’est bien cela qui me tue,
Source intarissable de savoir pour les ignares,
Ou objet de culte pour Kolář,
Subterfuge pour rêveurs,
Et piège a cons, à la bonne heure,
Selon Lacan, il serrait un genre de suicide,
Le genre de chose, sordide,
Qui, reste en soit simplement…insipide
La prose pourrait prendre fin en ces termes,
Faisant a peine tressaillir l’épiderme,
Mais il n’en est rien,
Car homme de chair, homme de sang,
Je suis condamné à resté déficient,
Habité jusqu’au paroxysme de la passion,
Jusqu'à ce que mon corps ne soit que putréfaction,
Je suis son esclave, aveugle et sourd,
Le compagnon idéal et glamour,
Je ne pense pas, j’obéis,
Ne réagis plus mais retranscris,
Oui, il faut bien se rendre à l’évidence,
Il est le seul à diriger cette danse,
Et à ce jeu, je ne suis que pantin,
Et lui, joue le rôle du malin,
Bien au delà de Baïkonour,
On te retrouve, partout, sous le même terme, l’amour​
 
Canevas


J’avais six ans je crois quand vous m’avez offert
Le premier canevas que tu m’appris à faire
Je devais reproduire Donald de Walt Disney
Je me souviens sans rire, du mal que j’avais

Tu débutais les rangs qui étaient réguliers
Alors que les suivants n’étaient pas très bien faits
Tu avais la patience et toujours le sourire
Peu à peu l’apparence est devenue moins pire

Après je suis passée au stade supérieur
Un beau chaton tigré dans toute sa splendeur
Il m’a pris bien du temps mais je l’ai terminé
Papi alla au Mans pour le faire encadrer

L’enfance a avancé, je suis dev’nue ado
Un poulain terminé, je passais au tricot
Là encore tu m’appris à travailler mes points
Mais je n’ai pas suivi, préférant le dessin

L’autre jour pour ta fête, tu eus le Roi Lion
Un canevas tout bête, sans précision
Quand tu l’as commencé, c’est moi qui t’ai aidée
Mais tu t’es énervée en faisant la rangée

L’infirmière m’a dit que c’est trop compliqué
Que tu n’peux plus, Mamie, prendr’ l’aiguille et piquer
Non tu ne seras plus la grand-mère bien sage,
Tu retombes un peu plus dans les enfantillages

Ton moral n’est pas là, même quand on vient
Et puis tu ne veux pas te laver le matin
Tu deviens agressive, toi pourtant si douce
Alzheimer récidive, en rajoute une couche

J’ai mal de tant t’aimer et ne rien pouvoir faire
Toi tu es enfermée au milieu d’infirmières
Tu finiras ta vie à partager ta chambre
Avec une mamie, de janvier à décembre

Et l’on continuera sans toi à nos côtés
A vivre sous nos toits nos vies si bien rangées
On brodera futur comme il se le doit
Au fur et à mesure, sur de nouveaux can’vas


à Mamie...
(nuit du 25-26/03/2007)​
 
Je vous demande... j'ai toujours envie d'écrire des livres, mais je me rends compte que je n'ai pas assez de connaissances générales, je ne maîtrise pas assez mes sujets, je suis un peu jeune pour savoir tout sur tou. Est-ce que ca veut dire qu'on ne peut pas écrire des histoires? Non, n'est-ce pas?
 
L'absente

Des ridules disgracieuses sont apparues au coin de son sourire. L'éphémèritude de sa beauté tire enfin sa révérence, et j'en ressens une profonde joie. Elle qui arborait un visage radieux et plein de vie. Elle qui de sa voix chantante berçait nos cerveaux engourdis. J'ai vécu comme une absente, entre les points de suspension en bout de ligne. J'ai vécu comme un souffle d'air sifflant hors de l'artère principale. J'ai vécu comme une note oubliée à la fin d'une mélodie ratée. Et aujourd'hui, je ne suis qu'un laps de temps vide, en attente d'être comblé. Je ne suis qu'une parenthèse esseulée, attendant d'être close. Comme une page vide dans un carnet de secret, une page blanche et incomplète, voire meme déchirée à quelques endroits. L'étiolement serait des jours sur le calendrier pour ne pas oublier la tombée de la nuit. Et tous ces gens à feter pour pouvoir exister pour quelqu'un. Je ne suis qu'une bulle de rien dans l'imperfection du néant. Un miasme, un relent, quelque chose de nauséabond qu'on aurait du cacher. Je suis la moitié d'une morte, la moitié d'une jumelle qui n'a jamais vu le jour. Et parfois l'entière compréhension de mon inexistence pourrait me faire perdre la raison. L'envie de rompre le lien, de couper le fil me tord l'estomac, comme si ma chair était tranchée à vif par une lame en feu. Je suis le fer à battre, la main levée et le poing fermée. Je suis la gifle que tu te prends le matin, celle où tu réalises avec désespoir que tu respires encore, que tu vas encore devoir affronter de nouvelles heures de vacuité, de surdité. Je suis l'Absente, encore et toujours, celle que l'on devine entre les lignes, celle qui s'échine à se faufiler dans l'interstice, celle a qui l'on murmure dans son sommeil des mots de cauchemard. Le dessein d'une inconnue qui se perd parmi les destinées, l'être anonyme qui se présente sous une fausse identité. Et les éclats de voix qui me rendre sourde. Jamais les paroles, jamais les mots, j'aimais les jeux que nous faisions, mon insconstante. Je laissai glisser la lame, et je te suivais. Et quand je regardais le sang, le mal de tête et la suffocation. Et plus elle glissait, plus je m'évadais. Je suis tout cela. Je suis l'incomplétitude de Delirium, l'incomplète interlude qui se dessine entre les notes. Je suis le voile noire, le manque de clarté. Je suis le manque.

Je suis toutes les définitions de rien.


Jus de cerise

Ce n'est qu'un tempo, cette sourde illusion qui tambourine à l'intérieur. Quoi ? Voudrait-il s'enfuir ? Le ver lui-même se tortille en cadence, affolé et amusé par ce que nous pensions être la vie. Quoi ? Voudrait-il mourir ? Alors qu'est-ce que je peux bien attendre, ce goût pour l'ultime réverence, cette saveur indescriptible qui picote la langue. Un morceau de bois usé, rongé en apparence, elle me détruit à l'intérieur. J'étais un fruit si mûr à l'époque, hum... peut-être trop mûr. Quoi ? Voudrait-il dormir ?

Ce ne sont que des éclats, ne les vois-tu pas ? Ce n'est rien, en fait, que des morceaux de verre. Je ne comprends pas d'où vient ta peur. Regarde, observe ma lenteur, laisse toi engourdir par ma torpeur... mon dieu quelle horreur... Quoi ? Voudrait-il venir ? Il n'y a qu'une seconde qui compte, celle qui s'étire sur la montre, pendant que l'idée chemine, comme la vermine vers le coeur du fruit idiot qui s'est laissé prendre au jeu. Cela ne dure pas longtemps, juste de quoi sauter la ligne, traverser la limite et basculer dans le vide. Quoi ? Voudrait-il souffrir ?

Ce n'est qu'un morceau de rien, je l'ai arraché dans mon vaste néant. Cela pourrait être un morceau de chair ou bien une dent. Il me fallait quelque chose de vivant, d'existant, de suffocant, de sanglant, quelque chose qui s'empoigne, qui s'arrache, qui se pétrie, qui se glisse entre mes doigts poisseux. Quoi ? Voudrait-il vomir ? L'idée même pourrait me révulser mais en fait, elle m'amuse. Le ver continue d'esquisser ses déhanchés spongieux, et là dans la bouteille j'ai cru voir un bateau au loin. Celui qui voguait avant dans ma tête. Quoi ? Voudrait-il sourire ?

Ce ne sont que des états d'âmes, des tas de moi, dessinés sur une carte, des formes incongrues, prises au dépourvu des sillons de mon crayons. Quoi ? Voudrait-il obéir ? Sur le papier blanc, le graphitte ne cesse de s'éffriter, la mine de se briser, le papier de se froisser et mes mains de trembler. Un peu engourdie, je l'avoue. Je ne m'attendais pas à etre autant surprise. Après tout je n'avais vu que des films, je ne pensais pas qu'il y en aurait autant. Ah, tout de meme, que c'est beau. Je dirais meme que c'est magnifique. Un marais bordé de pissenlit, de roses, enfin de fleurs qui ne devraient pas être là. J'aime les arracher dès leurs éclosions, je ne supporte pas de les voir se faner et se flétrir. Alors, dès que j'en ai l'occasion, je les tue, une à une. C'est comme un jeu, un jeu de piste. Une nouvelle fleur, une nouvelle façon de les tuer. Par la tige, c'est trop rapide, alors de pétales en pétales, je les étiole, je les dénude, les méprise, les saccage. Je les périclite, il y en a meme que je dissèque. Mais c'est mon seul amusement. Quoi ? Voudrait-il sentir ?

Ce n'est que moi, tu le vois bien. Des litres de moi, que je pourrai mettre en bouteille sur le marché. Crois-tu que je pourrai les vendre, près des autres jus de fruits ? Quoi ? Voudrait-il s'offrir ?


chrismarie31 link=topic=195.msg541680#msg541680 date=1175005192 a dit:
Je vous demande... j'ai toujours envie d'écrire des livres, mais je me rends compte que je n'ai pas assez de connaissances générales, je ne maîtrise pas assez mes sujets, je suis un peu jeune pour savoir tout sur tou. Est-ce que ca veut dire qu'on ne peut pas écrire des histoires? Non, n'est-ce pas?

ca depend, tu veux ecrire quoi ? meme pour un roman fictif il faut parfois faire des recherches afin que ce soit credible.
 
Je m'intéresse à la psychologie. Alors là, c'était une histoire de deux filles, l'une grandit, vit sa vie, se marie, etc, tout ce qu'il y a de plus normal, et l'autre, l'amie d'enfance, reste coicnée dans son enfance, exclusive, méchante, jalouse.Elle n'arrête pas de parler d'un autre camarade d'enfance, qu'elle aimait et qui est mort, et quia vait comme chérie une débile mentale. Et puis un jour, la première fille pète les plombs, et la seconde lui raconte enfin tout: c'est la débile qui a fait du chantage avec elle, qui lui a pris son chéri, et c'est cette débile qui a tué son chéri.
 
chrismarie31 link=topic=195.msg541680#msg541680 date=1175005192 a dit:
Je vous demande... j'ai toujours envie d'écrire des livres, mais je me rends compte que je n'ai pas assez de connaissances générales, je ne maîtrise pas assez mes sujets, je suis un peu jeune pour savoir tout sur tou. Est-ce que ca veut dire qu'on ne peut pas écrire des histoires? Non, n'est-ce pas?

Heureusement qu'il n'est pas nécessaire de maîtriser tout sur tout pour écrire un livre, sinon aucun n'aurait jamais été publié de toute l'histoire. Ce qui est dur dans la rédaction d'un livre c'est de le finir, pas de le commencer. Faut une certaine dose de confiance en soi.
 
Ah oui. Et en plus, quand je pense à Pierre Bellemare qui dans une histoire a écrit &quot;Forbach en Alsace&quot; alors que Forbach est en moselle, à coté de chez moi, là où je suis!
 
tu veux faire un bouquin sur la psychologie et tu utilises le terme &quot;debile mentale&quot; ?????????????????  :notstupide: :notstupide: :notstupide:
alors la oui il va te falloir faire des recherches sur le sujet.

plus serieusement, il va falloir que tu etudies les differents profils psychologique : le sociopathe et le psychopathe pour n'en citer que deux. Et ensuite que tu t'interesses aux maladies mentales (qui peuvent venir de differents problemes : trisomie 21, autisme ou simplement des problemes de motricite  :fleche: plus compliques car venant de problemes cerebraux, comme l'aphagie).

bref, y a du boulot  :happy:

Bastard Free Rider link=topic=195.msg541744#msg541744 date=1175007140 a dit:
Heureusement qu'il n'est pas nécessaire de maîtriser tout sur tout pour écrire un livre, sinon aucun n'aurait jamais été publié de toute l'histoire. Ce qui est dur dans la rédaction d'un livre c'est de le finir, pas de le commencer. Faut une certaine dose de confiance en soi.

ouh la, mais bien sur que si. tu ne peux pas ecrire un bouquin sur un sujet aussi subtil que la psychologie (ou la philosophie) sans t'y connaitre un minimum, sinon c'est pas credible.
rien que les auteurs de thriller ou de policiers font deja des recherches sur la facon dont on mene une enquete par exemple. Mary Higgins Clark a beaucoup d'imagination mais elle a aussi beaucoup travaille pour que ses histoires soient credibles (et donc editables).  :wink2:
 
chrismarie31 link=topic=195.msg541761#msg541761 date=1175007433 a dit:
Ah oui. Et en plus, quand je pense à Pierre Bellemare qui dans une histoire a écrit &quot;Forbach en Alsace&quot; alors que Forbach est en moselle, à coté de chez moi, là où je suis!

euhhh peut-etre explique-t-il son titre dans le bouquin. Tu peux pas faire ce genre d'erreur dans le titre, sans avoir d'explication.

et pis bellemare... :closedeyes:
 
Nessscafe link=topic=195.msg541763#msg541763 date=1175007469 a dit:
ouh la, mais bien sur que si. tu ne peux pas ecrire un bouquin sur un sujet aussi subtil que la psychologie (ou la philosophie) sans t'y connaitre un minimum, sinon c'est pas credible.
rien que les auteurs de thriller ou de policiers font deja des recherches sur la facon dont on mene une enquete par exemple. Mary Higgins Clark a beaucoup d'imagination mais elle a aussi beaucoup travaille pour que ses histoires soient credibles (et donc editables).  :wink2:

Oui bien sûr faut connaître son sujet. C'est obligatoire. Mais il est pas nécessaire de connaître le jardinage pour écrire sur la psychologie.
 
Bastard Free Rider link=topic=195.msg541771#msg541771 date=1175007660 a dit:
Oui bien sûr faut connaître son sujet. C'est obligatoire. Mais il est pas nécessaire de connaître le jardinage pour écrire sur la psychologie.

hin ??? :blink:
 
Vi mais c'est mieux d'en connaitre un chouia, surtout quand tu ecris une histoire basee sur la psychologie des gens. Enfin,si tu veux expliquer leurs attitudes et characteres via un profil psychologique.

en plus son pitch de l'histoire est limite incomprehensible.
 
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