Voici une nouvelle littéraire, vous m'en direz des nouvelles.
Explication; Elle est née dans mon imagination d'un mélange de mon pensionnat, de mon lycée et prenant un peu de l'académie Welton du Cercle des Poètes Disparus.
ECOLTOPIE
ou l’école de mes rêves
Du ciel ou du haut de la colline qui la surplombe, on voit une série de bâtiments aux toits rouge, aux façades jaunes, aux fenêtres entourées de roux. Elle forme comme trois grands carrés autour d’un tapis vert et gris.
Ce carré n’est pas fermé, il continue bordant une allée menant au portail de l’entrée.
Ces bâtiments sont entourés de pelouses fleuries parsemées d’arbres. Des sapins puis une grille entourent le tout.
Dans un coin, un petit étang autour duquel lycéens et collégiens aiment à bavarder, disputer une partie de foot, de badminton, ou jouer avec le chien du directeur.
Devant l’école, c’est la ville, une librairie, une bibliothèque, un supermarché. Un arrêt de bus légèrement sur le coté.
Derrière et de chaque coté de l’école, c’est un grand parc naturel, puis la forêt, ou courent de temps en temps des animaux sauvages. Et un petit lac, au fond.
A l’approche, on voit des bancs près de la grille. Elle est prévue pour d’anciens élèves, d’anciens profs, d’anciens de l’école tout simplement, qui viendraient rêvasser près de leur ancienne école. Ils ont aussi accès à la cafétéria qui se trouvent à cheval entre la cour et l’extérieur de la grille, et tenue par des élèves volontaires.
Quand on arrive à la grille, le portail est vert sombre, un ou deux tags parfois sur les barreaux, mais on ne les voit pas. Il est souvent ouvert, mais même quand il est fermé, on ne les voit pas, tant la beauté de ce qu’il y a à l’intérieur attire le regard.
Une allée bordée de fleurs conduit à une belle porte de chêne d’art romain ou gothique, on ne sait trop bien. Cette porte est surmontée d’une fenêtre du premier étage, puis celle du deuxième, puis une espèce de tour. On croirait la tour d’un château.
Autour de cette porte et de l’allée, la pelouse, des fleurs, trois arbres.
Un petit sentier tracé par des milliers de pieds mène à l’étang.
Mais voilà qu’après avoir passé le portail et traversé le couloir, on se retrouve dans une petite cour, très fermée, grise, qui ressemble à une prison…
Pas de panique !
C’est la façon un peu particulière de l’école de prévenir que, malgré toutes ces beautés vues par ceux qui entrent ici, il y aura quand même du négatif, sévérité des profs parfois, présence d’agressivité, discipline, punitions,…
C’est sa façon de nous prévenir du revers de la médaille.
Rentrons dans le bâtiment. Là, c’est plus beau, plus chaud. Les murs tapissés, quelques portraits accrochés, des rideaux blancs aux fenêtres, des plantes sur les rebords des fenêtres.
Traversons le couloir, tournons à droit derrière l’escalier qui mène au dortoir puis à l’administration, et continuons tout droit. Il y a un escalier qui descend vers une porte donnant sur l’extérieur.
Et nous voilà dans la Cour Verte. Elle sera toujours moins déserte que la « prison ». Petit carré de pelouse parsemé de pleurs, d’arbres, trois tables entourés de tabourets de bois, invitent élèves et profs, quand il fait beau, à s’y promener, jouer aux cartes ou faire leur travail. Comme il est plus motivant de faire nos devoirs dans un cadre plus agréable !
L’ambiance est souvent chaleureuse. Les cours sont plus pratiques que théoriques, et on propose aussi des activités extrascolaires. Ainsi qu’une salle spéciale détente, la « médiathèque », ou on a chacun une place, bien isolée, devant un ordinateur où on peut faire ce qu’on veut : écouter de la musique ou regarder un film (casque aux oreilles bien sûr), surfer sur Internet, jouer à des jeux, lire, boire ou manger quelque chose… Un surveillant veille au bon fonctionnement de la salle, et à ce que les élèves ne volent pas de livres, de CD, de DVD…
Bien sûr, cette école n’échappe pas à la réalité de la vie, qui a ses beautés, ses joies, ses bonheurs, mais aussi sa méchanceté, sa violence… il faut bien qu’élèves et profs se défendent contre les injustices, même si leur façon de faire est la plus mauvaise. Les profs sont parfois si sévères…
Mais tout le monde est sincère. Le mensonge ou la manque de franchise, ici peut entraîner l’expulsion temporaire ou définitive selon la gravité. Ses piliers sont le courage, la persévérance, l’honneur et l’excellence. Les lâches peuvent être balancés de l’école. Les plus faibles ne sont aidés que dans la mesure ou ils montrent de la volonté de travailler et de la persévérance. Les profs qui n’aimeraient pas leurs élèves, qui favoriseraient ou défavoriseraient des élèves peuvent être renvoyés. Sa devise : A cœur vaillant, rien d’impossible.
La cantine est assez bonne, ça dépend des jours.
Le dortoir a cinquante places, et on est à deux par chambre. Les chambres sont assez petites.
Telle se présente l’école de mes rêves.