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Et si on partageait un peu le goût de l'écriture...

A un moment ou à un autre, que l'on soit écrivain en herbe ou tous simplement écrivain à ses heures perdues, on ressent le profond besoin d'écrire...Alors, les poémes ou divers textes s'imposent d'eux mêmes...

Voici dans un petit coin niché quelque part sur le forum, le refuge de vos poémes et textes d'hier ou de demain...

A vos plumes, ou à vos tiroirs...
 
"Lettre ouverte"

Je vais commencer alors, voici un de mes textes :

LETTRE OUVERTE

Il verse la poudre blanche dans une minuscule balance, allume son briquet et chauffe le dessous d’une cuillère afin de faire fondre l’objet de son désir. Il se délecte à l’avance de ce rituel quotidien et accomplit inlassablement les mêmes gestes. Une seringue et un garrot en caoutchouc gisent sur le sol…

Depuis quelques temps, j’appréhende tes moindres de tes réactions. Tu es devenu un intrus dans le courant de ta vie. Le temps s’est suspendu un bref instant pour te laisser un moment de répit mais tu n’as pas eu le courage de saisir cette occasion et tu t’éteins peu à peu sans me laisser le temps de riposter.
L’être qui naît devant moi s’est métamorphosé en une créature que je ne reconnais même plus. Tes yeux si clairs jadis ne sont plus que deux sinistres orbites qui scrutent le vide. Les pupilles dilatées, l’air hagard, les flashs défilent entre de brefs moments d’extase suivis d’un brutal retour à la réalité.
Tu es persuadé avoir trouvé la solution pour t’extraire d’une existence où tu ne trouves plus ta place. Tu sombres peu à peu dans les entrailles de la terre sans te douter de la chute vertigineuse que tu accomplis chaque jour. Tu évolues sans cesse dans un désert au goût trop amer. Constamment plongé dans un état de somnolence, tu voues une haine irréprochable envers la société ; mais réalises-tu vraiment que tu es le démon de ce long calvaire qui n’en finit plus ? Maître de ta destinée, tu as toi-même tracé cet obscur chemin où tu te perds.
Tu manges de moins en moins, tu as souvent froid et malgré les gouttes de sueur qui parsèment ton corps, tu t’emmitoufles sous les couvertures d’une destinée où tu ne trouves plus ta place. Tu as cessé de te battre pour plonger dans un engrenage infernal qui t’emportes.
Pourquoi as-tu renoncés ? Tu penses que plus rien ne te retient à la vie mais regarde autour de toi ; tous ces visages apeurés qui t’examinent. Epuisé, tu t’es enfermé dans un corps destiné à périr. Tu méprises les individus qui gravitent autour de toi et tu resserres les étaux autour d’un cocon qui fait de toi un déchet.
Doses après doses, tu succombes. Tu as sans doute atteint le nirvana mais il ne reste plus qu’une ombre entre tes doigts décharnés. Parfois, tu disparais pendant des jours, puis tu réapparais le sourire aux lèvres comme si rien ne s’était passé. Partit pour d’autres horizons…
Du stade de consommateur, tu es passé à celui de dealer. Le rendez-vous avec ton fournisseur tient une énorme place dans l’éden de tes séjours en solitaire ; comme si ta survie ne dépendait que de ce bref instant. Un tourbillon d’autodestruction s’est emparé de ton corps sans te laisser la moindre chance de t’évader.
Défonce-toi mais épargne-nous la souffrance de te perdre. Accroche-toi à un seul moment de pur bonheur et ne te laisse pas engloutir par cette épaisse brume qui t’entraîne vers un voyage sans retour. Tu es capable de sacrifier ta vie pour n’obtenir qu’un seul petit moment de lucidité mais tu n’es pas assez héroïque pour tourner cette sinistre page de vie. Tu as goûté à la pureté un jour comme un autre et depuis tu ne peux plus t’en passer. Triste enchaînement qui a fait de toi un camé.

Tu as pris la fuite pour t’enfoncer dans un hiver qui n’en finit plus…

Pardonne-moi de ne pas avoir eu la force de te secourir. J’ai compris mais trop tard que sans effort de ta part, tu ne pourrais jamais te passer de l’héroïne ; cette poudre blanche qui me fait peur et qui te plonge dans cette torpeur ou tu te meurs.

D’une pâleur cadavérique, son visage s’est mué en un masque d’horreur lorsqu’il a réalisé ce qui lui arrivé mais il était trop tard lorsqu’il a comprit qu’il était mort d’une overdose.
 
ça me touche, mon premier amour etait toxico.

Aux dernieres nouvelles, il s'en est sorti. Et y'a interet, apres tout ce que j'ai fait et subi pour lui !!!!!!!!!!

non, sans blague, c'est un sujet que je connais trop bien et tu as ecrits un beau texte
 
KG > cela nous fait un triste point commun...
mon ex aussi s'en ai sorti, et ça a été dur... là cela fait 17 mois qu'il tient...

J'écris aussi pas mal de texte, mais... enfin... :oops: :oops:
J'écris depuis la sixième, mais c'est fictif, en fait. Je ne raconte pas ma vie mais mes personnages ressemblent à mes rêves en fait...

J'ai quelques textes courts, si je les retrouve...
 
moi aussi j'aimerais bien mais à la limite tu peux l'envoyer par mail à ceux qui la voudrait à ce moment suffit de te donner notre adresse en mp et comme missadeline le dit mets en un extrait comme ça ça peut intéresser les gens ;)

Au passage ton texte est très bien écrit Missadeline :)
 
"Sauvetage d'une âme"

Voici un autre de mes textes (merci pour vos compliments :oops:)


SAUVETAGE D’UNE AME

Au-delà de mes espérances, je revivrais à travers toi…

Je me travestirais pour pouvoir te côtoyer une dernière fois.
Tu ne me reconnaîtras pas mais je serais là tout prêt de toi. Tu vivras une phase transitoire où je prendrais diverses formes, et cela à perpétuité ; jusqu’à que tu succombes pour me rejoindre. Je me dissimulerais dans l’air que tu respires, parfois d’une opacité extrême et d’autres fois d’une clarté incandescente ; je veillerais sur toi.

Je viendrais du ciel dans l’espoir de me délecter d’une brève hallucination. Je dissimulerais mes yeux telle une aveugle et je m’avancerais dans le dédale de nos peines oubliées. Lorsque je m’approcherais, tu ressentiras une brève appréhension et tu demeureras un instant pris au piège entre deux mondes.

Je voudrais que tu retrouves la paix intérieure, j’aimerais estomper les tremblements qui engloutissent jour après jour le peu d’humanité qu’il te reste. Tu prendras la fuite par peur afin d’échapper au sinistre bûcher qui te guette ; cruel exode. Je te présenterais les nuages et tu subsisteras grâce aux chimères sans te douter un seul instant que tu vivras au plus profond d’une illusion.

Je te posséderais et aucun maléfice ne pourra rompre le lien invisible qui te retient encore ici. Seule noyée dans le silence, loin de toi, j’étais loin de tout. Les éléments se déchaîneront mais tu ne pourras échapper à mon emprise ; je serais encore là pour toi. Je déferlerais dans l’enfer de ton malheur et j’insérerais au creux de ton âme un fantastique soupçon d’allégresse. Je serais ton guide ; celui qui se bat encore pour toi. Je serais la lumière venue du ciel et j’anéantirais les ténèbres au nom de l’espoir qui persiste encore au fond de moi et cela, sans aucune rémission. J’expulserais avec frénésie les mauvaises ondes qui gravitent autour de toi.

Messager du cosmos au firmament de l’Olympe, je gravirais les échelons afin de paralyser les plus infâmes ravages au hasard des pires formules. Je scruterais l’horizon et guetterais les moindres passages de la Faucheuse annonçant ton prochain trépas. Je ne laisserais aucune entité promener ses sinistres griffes au fil de ta peau. Je te protégerais de la pire des finalités en détruisant les cadeaux de Lucifer au nom de ma foi. J’expulserais ta sombre conscience et débusquerais à coup de cravache le moindre de tes démons intérieurs. Je te rendrais ton salut et tu redeviendras l’être qui orientait jadis tes pensées.

Je soutiendrais tes frêles fondations afin que tu surpasses avec hargne la fougue qui persiste au fond de toi. Je jetterais des armes à tes pieds afin que tu combattes la tumeur qui te ronge et que tu brises enfin les chaînes qui te retiennent à cette infâme créature répondant au nom de Souffrance.

Je jaillirais du sol pour t’empoigner une dernière fois afin que tu puisses jeter un dernier regard sur le fleuve tranquille qui berce désormais ta vie. Dans l’espoir que tu retiendras l’attention de nos souverains célestes ; je verserais une dernière larme pour que tu retrouves enfin la paix.

Au péril de ta vie, j’ai organisé le sauvetage de ton âme en exorcisant quelques parcelles de ton âme déchue consciente, que l’issue serait fatale c’est pleine de regrets ; que je me suis rendue compte que je t’avais perdu…
 
non, c'est juste que je n'ai jamais fait lire ce que j'ai écrit à personne. Tu sais en fait je raconte une histoire, c'est une sorte de roman quoi...
Là, c'est l'histoire d'une fille qui voit tout en noir, et elle tombe amoureuse, mais elle ne peut s'empecher d'être pessimiste... une histoire bateau quoi :)

J'aurais du me taire :mrgreen:
 
bon je me lance...

C'est une petite histoire écrite comme ça... Les noms de villes et de rues sont fictifs...

LE JOUR TANT ATTENDU

Tilly sortit de son immeuble à grands pas, le feu aux joues, essoufflée par les 5 étages qu’elle venait de descendre à la hâte, car l’ascenseur était en panne et que Tilly est pressée. Elle laissa la lourde porte de l’immeuble claquer derrière elle et respira un grand coup.
Pour une fois, dans cette ville inconnue, elle se sentait à l’aise, libérée et heureuse. Une nouvelle Tilly naissait, débarrassée de la terreur qu’elle subissait au quotidien. Elle commençait une nouvelle vie.
Elle déambula dans les rues de Penn Street, à la recherche d’une librairie.
Petite, brune, ordinaire, personne ne la remarquait, ici, à New York, à 9 heures du matin. Ici tout le monde courait presque, pour attraper son métro, arriver à l’heure au boulot ou bien pour échapper à quelque chose peut-être. Comme si les gens avaient une ombre qui les suivaient, ils avançaient raides comme des i, car s’ils se retournaient : la malchance leur tomberait dessus aussi sec.
Mais Tilly ne ressentait plus cette pression invisible, cette ombre qui pourtant a été pour ainsi dire son amie, pendant ses heures de douleur. Le regard voletant au loin, elle aperçut une librairie sur le trottoir d’en face. Elle se dirigea vers le passage pour piétons et s’ajouta à la foule qui attendait que le feu passe au rouge.
Le corps tremblant d’impatience, Tilly luttait contre l’envie de se jeter entre les voitures. Réussirait-elle à les éviter ? Il n’y avait qu’une seule façon de le savoir, non ?
Elle s’aventura prudemment, un pas, puis deux… Soudain une poigne la tira en arrière.
- Hé, mademoiselle ! Le feu est encore vert !
Tilly observa l’homme qui la scrutait avec inquiétude. Voulait-elle se suicider ou était-elle idiote ? Elle haussa les épaules et se détourna de lui.
Ce que l’on pouvait penser d’elle à présent ne l’importait plus. Elle était libre de marcher dans la rue, de lire en public, d’associer du rose bonbon et du vert pomme en une seule tenue. Libre de se jeter sous les roues d’une voiture si elle le voulait. Plus rien ne comptait à présent, à part ses désirs. Elle découvrait le plaisir de la liberté et de l’égoïsme...
Enfin le feu passa au vert. Tilly se rua au pas de course et traversa la voie double en bondissant. Elle s’approcha du stand de la librairie, parcourut les gros titres et...
Rien.
Ni le Times, ni le Weekly, aucun de ces torchons n’en parlait dans les gros titres !
C’était pourtant une information importante, ce qui lui arrivait, à Tilly ! Comment pouvaient-ils tous ignorer cela ?
De rage, elle s’empara d’un exemplaire du Times et le jeta par terre, espérant ainsi exprimer toute sa haine envers ses journalistes incompétents.
Elle se plaça sur le devant du trottoir et héla un taxi qui remontait Penn Street. Dans un crissement de pneu, le taxi fit une queue de poisson à une Mini Austin et vint se garder quasiment aux pieds de Tilly, sous un concert de klaxon.
Tilly ouvrit la portière arrière et s’installa sur la banquette. Le taxi empestait la vieille chaussette, mais Tilly garda son avis pour elle : tous les taxis de New York avaient la même odeur. Le chauffeur, un grand Noir au crâne rasé, se tourna vers elle :
- Alors, mam’zelle ? Où allons-nous ?
- A l’angle de la 15ème et de Broadway, lui indiqua la jeune femme.
- C’est parti !
Le chauffeur s’engagea sur la voie, avec tellement d’à-coups que Tilly faillit hurler de stupeur. Il s’avéra que le chauffeur, Steve O'Padell comme l’indiquait sa fiche d’identité à coté du volant, conduisait comme un fou à toutes vitesses. D’habitude, Tilly n’hésitait pas à demander au chauffeur de s’arrêter et à prendre un autre taxi. Mais aujourd’hui, Tilly était pressée.
10 minutes plus tard – au lieu de 25 en temps normal – le taxi pila devant la 15ème.
- On y est Ma’am ! beugla Steve. Ca vous fera 9 dollars et 50 cents.
Tilly lui tendit un billet de dix et sortit du taxi.
- Dites donc ! fit Steve dans son dos. 50 cents de pourboire, c’est pas génial ! J’vous ai fait gagner 15 minutes sur le trajet !
Tilly l’ignora et descendit la rue jusqu’au n° 27. Elle observa la devanture de l’immeuble. Il y avait une enseigne où était écrit en lettre de marbre : « Crématorium ». Arborant un sourire éclatant, elle poussa la porte d’entrée.
L’intérieur était sombre, peu décoré. Il y régnait une atmosphère froide et déplaisante, comme si les propriétaires étaient morts eux aussi.
Tilly eut un frisson. Dans quelques minutes, elle pourrait tirer un trait sur son passé.
- Bonjour ?
Elle sursauta et se tourna vers la jeune femme qui lui tendait la main. Tilly la serra en souriant.
- Bonjour, je viens pour une incinération. Enfin pour vous regarder incinérer quelqu’un ! dit-elle, en riant nerveusement.
L’hôtesse, habillée en noir, la regarda de haut en bas et son sourire pincé amorça une descente dangereuse. Tilly portait un chemisier rose et un pantalon beige, contrastant avec l’intérieur du crématorium.
- C’était un de vos proches ? demanda l’hôtesse.
- Oui et non, répondit Tilly énigmatique. Est-ce qu’on pourrait y aller ? J’ai hâte d’en finir !
L’hôtesse arqua un sourcil trop épilé pour manifester son étonnement, puis alla derrière son bureau.
- Vous ne m’avez pas dit le nom de la personne, madame, euh…
- Il s’agit de Mr Carson, Ryan Carson. C’était mon mari.

FIN
:oops: :oops: :oops: :oops:
Voilou... c'est complètement différent du style de Missadeline, j'ai écrit ça un après-midi au boulot où je m'ennuyais :oops:
 
"Au plus profond de l'obscurité.."

Voici les 2 premiers chapitres d'un roman (inachevé à ce jour) :

Chapitre 1

Page 1
Les pages de mon album de souvenir avaient jauni au fil du temps, mais les vieux polaroids représentaient toujours mon père au sommet de sa gloire.

J’éprouvais une haine féroce envers ce père qui n’avait jamais commit une seule erreur ; cet être presque parfait qui avait engendré un fils si imparfait.

Le journal local retraçait brièvement les événements de la veille :

« Hier dans la soirée, l’Inspecteur Edouard HARRIS s’est éteint. Selon le dire de ses médecins, il aurait succombé à une crise cardiaque foudroyante. »

Je ressens à ce jour un manque persistant. Je n’ais pas l’étoffe d’un héros et je suis loin de pouvoir assurer la descendance de mon géniteur. Je n’ais pas la force ni le courage d’assumer le destin d’une population entière.


Page 2
Une sonnerie retentissante me tira de ma torpeur. Je marmonnais quelques mots avant de décrocher brutalement le combiné.

- Allô !

- Euh... ! Richie, je tenais à te présenter mes sincères condoléances, avant que tout le beau monde de notre paisible ville s’empresse d’en faire de même.

- Sam, je t’ais déjà répété cent fois, que « Richie » c’était bien à l’Académie, mais, il faut que je te l’enfonce dans le crane à coup de marteau, pour que tu comprennes sacré nom de dieu que je suis ton supérieur !

Un blanc s’installa sur la ligne. Le lieutenant Sam WITNESS rompit le silence :

- Je suis heureux de voir que tu as retrouvé ton fichu caractère. Moi qui me faisais du soucis pour toi, j’ai eu tort de m’inquiéter. Je vois que l’alcool a eu raison de tes angoisses ; venant de ta part, cela ne m’étonne guère.

Je jetais un regard circulaire autour de la pièce. Dans un coin prés du mur, une quantité impressionnante des packs de ma boisson préférée s’amoncelait. Décidément, Sam me connaissait trop bien.

- Ce que je fais chez moi, ne regarde que moi et surtout pas les petits lieutenants de la Brigade !

Je sentis tout de suite que j’avais touché le point sensible de mon coéquipier, et j’en éprouvais une certaine gêne car Sam représentait à mes yeux un ami sûr et dévoué.

Quelques secondes interminables passèrent, puis il reprit de plus belle :

- Inspecteur HARRIS, vous êtes attendu dans le bureau de Billy PARKS dans moins d’une heure. Alors dépêchez-vous, si vous tenez à garder votre poste !
Sur ces derniers mots, il raccrocha violemment.

J’étais très en colère contre lui, mais je ne pouvais m’empêcher de penser que j’étais le fautif dans l’histoire.


Chapitre 2

Page 1
Les rues de San Antonia paraissaient désertes. C’était comme si le monde entier prenait peu à peu conscience de la perte qu’il venait de subir.

L’air était vif et le ciel s’ouvrait sous un amoncellement de nuages sombres. Le temps paraissait s’être arrêté.

Un frisson parcourut le long de mon échine. Je fis une brève halte pour reprendre mon souffle. L’atmosphère oppressante menaçait de me détruire et je me présentais à elle sans observer la moindre résistance.


Lorsque j’entra dans les locaux, je sentis tous les regards se braquaient sur moi. Toutes les conservations s’étaient tues ; tout n’était plus que silence.
Leurs visages dépourvus d’expression trahissaient leurs sentiments. Ils se levèrent tous en même temps pour me présenter leurs plus sincères regrets. Je ne leur accordais même pas la moindre once d’attention et me dirigeais promptement vers le bureau de Monsieur PARKS. Un mouvement d’étonnement parcouru la foule, puis ils se remirent à leurs tâches comme si rien ne s’était passé.

D’immenses volutes de fumée s’échappaient de l’antre de Monsieur Parks. Une odeur abominable virevoltait dans l’air.

Mon supérieur trônait dans un immense fauteuil de cuir. C’était un homme corpulent à l’allure dégingandée. Il ne prêtait guère attention à son apparence et il se moquait éperdument du regard de son entourage. Il aimait dominer les autres et se délecter quotidiennement de la soumission de ses employés.

Ses deux petits yeux m’observaient vaguement, comme s’il cherchait à se remémorer le discours qu’il me prédestinait. Ses longs bras étendus sur le bureau m’offrait une vision désopilante de la situation ; il ressemblait à s’y méprendre à un de ces personnages de cartoon du samedi soir.

Il prit une profonde bouffée d’air et déclara :

- Vous connaissiez sans doute la fierté que je pouvais éprouver, à disposer au sein de mon équipe d’un élément aussi brillant que votre père. Il a résolu un grand nombre d’affaires et ce bien souvent au péril de sa vie.
Inspecteur HARRIS, il est de votre devoir de commémorer la mémoire de votre père ; vous devez vous montrer digne de l’héritage qu’il vous a légué.

Je n’en croyais pas mes oreilles, Billy PARKS avait le culot de se présenter comme un grand admirateur de mon père. Ce gros plein de soupe avait sans doute omit de me confesser qu’il avait toujours mit tout en œuvre pour nuire à mon père.
Ce n’était pas le lieu ni le moment de provoquer la colère de Monsieur PARKS. Je décidais de m’effacer ; après tout je n’étais pas le digne descendant de mon père.

- Je vous remercie de témoigner un si grand respect envers le défunt Inspecteur Edouard HARRIS. Il était sans aucun doute reconnaissant de l’aide que vous lui avez apporté tout au long de sa longue carrière.

Cette remarque sarcastique n’eut pas à mon grand désespoir l’effet escompté ; Billy PARKS rougit de plaisir. Il voulait sans doute racheter ses mauvaises actions en recevant de la part du fils de HARRIS des remerciements inespérés pouvant lui permettre d’absoudre son âme.


Page 2
Il me glissa un dossier contenant des photos. Des clichés effroyables prirent vie sous mes yeux. A la vue de la scène qui s’offrait à mon être ; je ne pus m’empêcher de détourner la tête.

Une jeune fille prénommée Emma TOWN gisait inanimée dans sa baignoire ; ensanglantée. Le corps frêle de la jeune fille s’offrait à la pénombre de la pièce. Sa silhouette ne ressemblait plus à celle d’un être humain. Une lueur d’effroi traversa mon regard ; la victime n’avait plus de tête.

Je déglutis bruyamment :

- Mais... ou est sa . . .

- La tête n’est plus de ce monde ; seule une bouillie blanchâtre témoigne encore de son ancienne présence. D’après le médecin légiste ; son visage a été arrosé d’acide. Et celui-ci mal dosé a vraisemblablement attaqué son cuir chevelu.

Mon père qui travaillait à la brigade criminelle, ramenait souvent ses dossiers à la maison et j’en profitais alors pour les feuilleter ; mais je n’avais jamais rien vu d’aussi monstrueux.

Page 3
Je détaillais très longuement le profil de Billy PARKS ; j’essayais de deviner le motif de ma présence dans son bureau mais je ne comprenais toujours pas. Peut être voulait t-il connaître mon opinion... Mais pourquoi...

- Peut être un crime d’ordre sexuel ?
Je ne comprends toujours pas en quoi je puisse vous être utile ? Je ne suis pas spécialisé dans les affaires de ce genre que je sache...

- En effet, mais la victime avait pour amie ; la fille du Vice-Président Harvey NORRISSON.

- Et alors ?

- Celui-ci a exigé que cette affaire vous soit confiée. D’après lui, seul le digne survivant de la lignée HARRIS aurait la capacité de résoudre cette affaire au plus vite.

- Mais. . .

- Sa fille étudie dans une des plus prestigieuses universités du comté « Greenwich Valley » et celui-ci exige que vous veilliez particulièrement à la protection de l’élite estudiantine.

Je levais les yeux au ciel :

- « Merci papa pour ton héritage ! »

- Pardon, excusez-moi ; vous disiez ?

C’est pas possible, je suis tellement perturbé par les événements de ces derniers temps que j’en oublie de me taire.

- Je disais simplement que c’était avec le plus grand plaisir que j’allais me pencher sur cette affaire.

Je serra brièvement la main de mon supérieur et m’élançais rapidement hors de ce sanctuaire.

A SUIVRE...
 
c'est bien écrit

mais je te propose alors de changer ton titre qui a une grosse faute de français, si on partageait pas si on partagez... :mrgreen:
 
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