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Et si on partageait un peu le goût de l'écriture...

De moi

Une relation humaine, c'est comme un arbre si on y réfléchit bien, une fois que ça prend, y faut l'entretenir, pas trop sinon il étouffe.

Il y a des saisons :

Le printemps, touffu et verdoyant, fleurit. C'est la naissance d'un monde...c'est l'air du premier-temps... la découverte des choses, des formes et des sensations. C'est aussi le partage et les bavardages infinis du vent dans les feuillages.

Puis l'été...moins verdoyant, mais beaucoup plus flamboyant et superbe. Plein d'aventures, de lumières, de rayons de soleil et de mouvements. C'est là qu'on en cueille les fruits les plus savoureux ; c'est là que l'on vit, qu'on se consume.

Ensuite, viens l'automne. La saison où les feuilles tombent, se fannent mélancoliquement. C'est là que tout semble si doux, dans les parfums envoûtants et les clairs-obscurs grisonnants. L'automne, où l'on savoure ses souvenirs comme des fruits intérieurs.

Enfin, l'hivers... Les moments de silence, où tout est comme endormi, presque mort, où les branches de l'arbre sont couvertes de neige, sombres sous leur manteau, absentes mais bien vivantes. Ce sont les ruines d'une joie passée, qui a soif d'avenir...c'est tout un monde qui hiberne.

Sil'arbre est solide, tout recommence, tout renaît : et les printemps succèdent aux printemps, inexorablement...
 
je n'avais jamais eu le courage de lire ce post en entier mais là c'est fait et je trouve ça super interessant
bravo à vous tous et toutes :-a1 :-a1
 
"A ma soeur"

A MA SŒUR,


La vie n’est pas un long fleuve tranquille et tu le découvriras bien assez tôt et peut être même à tes dépens.

Tu découvriras alors un monde impitoyable qui ne te laissera aucun cadeau. Tu devras affronter seule le monde extérieur et je ne serai peut être plus là pour te protéger. Il faudra que tu t’armes de courage et que tu sois forte. Ta force intérieure sera ton exutoire.

Je voudrais que tu grandisses dans un monde idéal où tout ne serait que joie et bonheur mais ce monde-ci est loin d’être parfait. Il faudra que tu te débrouilles par toi-même, que tu construises ton existence pas à pas. Ce ne sera pas une tâche facile mais je sais, que tu sauras y faire face.

J’aimerais que tu ne connaisses jamais la tristesse…

Tu devras travailler sans relâche pour accomplir tes rêves. N’oublie jamais que les rêves font partie de la vie. Tu devras croire en toi, en ta propre personnalité. Ne calque surtout pas ton attitude sur celle des autres ; choisis ton propre chemin. Toi seule détiens la solution à tes problèmes existentiels.

Tu devras observer le monde d’un œil nouveau. Ne pas te limiter à une observation superficielle de l’existence.

J’espère que tu deviendras une personne respectable…

Ne délaisse jamais les personnes qui comptent pour toi. Tu devras être fidèle envers toi-même et envers les autres.

La misère fait aussi partie de la vie. Tu devras être charitable et ne pas détourner ton regard de ce terrible ravage. Ne fais pas comme ces gens qui préfèrent ignorer les personnes dans le besoin. Ils vivent dans une bulle dorée et restent simples spectateurs de la misère humaine . Souviens-toi, que tu n’es pas à l’abri et que tu pourrais toi aussi, un jour basculer du mauvais côté.

Je te quitte de la plume mais pas du cœur. Je penserais à toi et je ne cesserais jamais de t’aimer.


Ta sœur.
 
C'est très beau... tant de conseil que j'aurai voulu donner à ma soeur... malheureusement, la vie en a décidé autrement... En tout cas, ce que tu as écris est très beau :-a1
 
"Confessions intimes"

"CONFESSIONS INTIMES"

Je n’en peux plus, la pression est trop forte, je me brise sous le poids de mes douleurs en entendant une fois de plus et sans cesse les remarques désobligeantes de mon époux. Je ne peux pourtant pas rejeter l’accord qui nous a uni, ce mariage de raison était une infamie, une erreur fatale.

J’aurais pourtant du m’en rendre compte avant de devenir sa femme, l’observer minutieusement. Ses fières moustaches indiquant l’autorité et ses grands yeux noirs mimant une supériorité certaine ainsi que son sourire narquois auraient du m’alerter ; mais il n’en fut rien.

J’ai foncé droit vers ce gouffre et je n’en suis pas revenue. J’ai toujours tout accepté sans concession, croyant que ma douceur d’âme pouvait justifier ma soumission mais ce n’était qu’une excuse ; un voile levé sur ma vie. Il était toute ma vie mais son autorité ainsi que son autarcie faisait de lui un tyran.

Il a peu à peu recommencé à me dicter sa loi, à m’imposer son point de vue et j’ai tout toléré même ses gestes violents et son visage continuellement insatisfait. Je ne puis quitter ce bagne, je n’en ais plus la force ni le courage ; il est mon maître et je suis son esclave. Si on m’avait dit ce qu’était le mariage, je crois bien que j’y aurais renoncé.

Son âme est maudite et son corps plus dur qu’un bloc de glace. Il n’a jamais éprouvé de pitié et de remords encore moins. Ses longues mains et son corps taillé comme un roc font de lui un homme imposant, sévère et impartial.

Je me noie dans la tristesse de ces moments gâchés mais mon cœur saigne, il ne résistera bientôt plus, il se brisera et tout le mépris que j’éprouve pour cet homme partira en poussières avec moi au plus profond de ce néant. Je ne pourrais jamais trouver le repos éternel et je resterais à jamais soudée à lui ne pouvant échapper à son emprise.

J’espère malgré tout que mon âme réussira à s’envoler et que je vivrais enfin heureuse parmi les cieux…
 
Magnifique, missadeline.

et toujours dans la bonne humeur, voici un texte que je viens tout juste de faire. Pardonnez les erreurs et les fautes. Lorsque je suis inspirée, l'orthographe devient une vilaine mégère dont le fouet pique le bout de mes doigts.

"Illumination d'une jeune aliénée"

La mort est une issue où seules les ombres y trouvent leur repère. Et pourtant, moi vivante, je la perçois comme un être de chair. J’aimerais m’y abandonner, fermer les yeux et juste m’en aller. Faire disparaître cette souffrance qui me noue le ventre et me déchire les entrailles. J’entends un cri de douleur au loin, où est-ce mon âme qui hurle ?
J’avance sans but, sans chemin précis. Mon espoir se termine au moment où la nuit se lève. Et quelle nuit… une nuit faite de promesses, de murmures caressants, un souffle apaisant. Quand la nuit s’élève et s’étend dans mon ciel, ma respiration s’essouffle. Je ne cherche plus l’air, j’attends le dernier battement. Le dernier roulement de tambour. La dernière trompette.
Mes pensées noires s’évaporent autour de moi, comme si elle me fuyait, à la recherche d’une lumière. Mais j’assombris tout ce que je touche. Je ne capte que les ténèbres, comme si, aimantée à eux, ma vie se vouait à un échec.
Une odeur de souffre, parfum du Diable, m’entoure. Je n’ai plus d’air, le feu se transforme en glace et les flammes jaillissent de ma bouche tandis que je hurle de douleur. Mais aucun regret, oh non… je l’attendais cette souffrance qui me donne l’impression de vivre, même si les vers me rongent de l’intérieur.
Même si ma peau se flétrit et ternit à l’air du temps, même si mes ongles se racornissent, je me souviendrais à jamais de ces moments de solitude, où, repliée sur moi-même je songeais à une délivrance éternelle.
Quelque soit les chemins qui me séparent de la réalité, mon corps, mon cœur, mon âme s’éteindront un à un, laissant place à une coquille vide. Ma réalité, celle que je me suis créée, celle vers laquelle je me réfugie depuis mon enfance, se fissure. Et pourtant elle m’apparaît comme un espoir, un mince filament qui me retiendrait à la dernière minute.
C’est alors que prenant un nouveau souffle, mes poumons se noient dans un oxygène délicieux, mes yeux s’ouvrent et j’aperçois l’ombre de la mort qui s’éloigne de moi, impie dans son domaine. Je pleure sans en connaître la raison et pourtant je ne m’en soucie pas.
La mort est une issue vers laquelle je me tourne et me détourne sans cesse. Et quand la lame entaille la veine palpitante, ma main hésite. Est-ce par la douleur que la paix devient la lumière ?
 
Je viens de tout lire. Une seule chose à dire : SUPERBE. J'ai passé un très bon moment avec vos différents textes. Ca donne à réfléchir quand même....

Sarahngu & Missadeline :arrow: SVP continuez :!: :!:
 
"Deshumanisation..."

"DESHUMANISATION"

Le sang recouvre tes mains.

Délibérément, tu as détruis le monde de demain.

Tu as semé la haine sur ton chemin.

Sans te soucier de nos lendemains.

Désormais, le mal habite ton âme.

Tu es devenu un être infâme.

La désolation règne désormais sur notre destin.

Tu n’appartiens plus au genre humain.
 
Je ne trouve pas cela facile d'ecrire, en tout cas je ne suis absolument pas ecrivain. Felicitations a ceux/celles qui y arrivent car c'est vraiment dur de trouver les mots justes pour definir des emotions, impressions, experiences, etc
 
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