La réalité fait peur en effet, mieux vaut en rire...
La plupart des gens croient qu'on est anarchiste quand on rate sa vie, qu'on est célibataire, moche, ou (et) qu'on gagne pas une tune...Ca a du gêné de voir un Brad Pitt anarchiste et qui a la classe (Brad Pitt qui a la classe c'est un pléonasme). Et même s'il n'est qu'une illusion de la schizophrénie d'Edward Norton, vous allez pas me dire que ce dernier est vilain et qu'il gagnait pas sa vie (dans le film).
A vouloir gagner sa vie, on la perd chaque jour. On apprécie peu à peu devenir les esclaves de notre société, la publicité nous dicte notre conduite et nous on obéit espérant devenir les stéréotypes qu'on nous impose et on le désire jusqu'à la fin et le pire c'est qu'on est persuadé d'être un loser si on y arrive pas. On dirait pas comme ça, mais j'aime pas l'attitude anarchiste : fuck the society. "Ni Dieu Ni maître", leur slogan qui tombe à l'eau direct dès que tu sais que l'Homme est un loup pour l'Homme et que forcément, y en aura un qui prendra le dessus (à l'état de nature, la loi c'est la loi du plus fort si on en croit Rousseau) et ce sera la dictature. Disons pour fermer la parenthèse que la démocratie est le moins pire des régimes.
Et puis quelqu'un chantait : il font la fête au mois de juillet en souvenir d'une révolution qui n'a jamais éliminé la misère et l'exploitation...
Donc la plupart feint de ne rien voir et s'adapte à la société, de toute façon on n'a pas le choix. "La servitude volontaire" comme disait notre ami étienne. Arrêtons de chercher à être complet, le mec qui dort dans sa villa au bord de la piscine ou celui qui dort dans un HLM à côté des caves où se font violer les filles est le même homme qui crèvera de la même mort. Balavoine chantait : "je veux mourrir malheureux pour ne rien regreter ", C'est pas bête mais je pense qu'il a oublié que la grande majorité des Hommes étaient malheureux, y en a qui en sont conscients et d'autres non. La preuve en est que les gens sois disant heureux attendent (et espèrent) toujours plus.
Bref Fight Club, je dis pas qu'il faut se taper dessus dans une cave glauque, pour se sentir exister. Dans ce film, perçu comme pessimiste pour certains, trop réaliste pour d'autres, tu prends ton pied à voir que tu n'es qu'une merde qui a pour seul but de mourrir. Une vision de la réalité qui dure 2 h 15 et qui fait du bien avant de retourner à ton boulot et de te refaire absorber par les joies, déboirs, regrets et espoirs (surtout espoirs) de ta vie.
