< macroéconomie | Forum des BTS

macroéconomie

imported_sandye

New Member
bonjour, je prepare l'entrée en iufm et je dois lire un livre sur la macroeconomie seulement c'est un peu complexe.

deux chapitre me pose des soucis :
-l'approche néoclassique, keynesienne
- l'equilibre sur le marché des biens et services
que doit t'on vraiment retenir ?

si vous avez des conseils...
merci
 
Keynes a exercé une influence considérable sur la pensée et les politiques économiques de la deuxième moitié du 20ème siècle

:arrow: l'homme : 1883-1946
*J-M Keynes nait à cambridge en 1883. après des études d'économie (auprès de maitre néo-classiques comme Pigou), il mène une vie brillante d'homme d'affaires, de ministre et de prof d'éco.
très marqué par la crise de 1929 et le chômage qui l'accompagne, il est ammené à contester fortement l'héritage libéral sur certains points.

*l'oeuvre
traité de la monnaie, 1930
théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie, 1936

:arrow: les idées essentielles

*le circuit
contrairement aux libéraux qui raisonnent au niveau microéconomique (point de vue du producteur ou du consommateur), keynes adopte un point de vue macro-économique, raisonnant en termes de circuit, à l'aide de grands agrégats (revenu national, consommation...). a ce titre, il est le père fondateur des systèmes de comptabilité nationale

*la demande effective
c'est la demande anticipée par les entrepreneurs. elle est composée des demandes des consommateurs (en bhiens et services) et des demandes des entreprises (investissements pour acheter des biens de production).
c'est le niveau de la demande effective qui va déterminer l'offre. l'économie peut donc se trouver en équilibre à un niveau de production ne permettant pas d'embaucher tous ceux qui voudraient travailler. Keynes parle alors d'équilibre de sous-emploi"

*le rôle de l'Etat
l'Etat doit rechercher les conditions permettant la croissance et plein emploi avec le minimun d'inflation. en cas de chomage, il doit soutenir la demande afin de porter l'offre à un niveau suffisant pour assurer le plein emploi. dans cette optique, la propension à consommer (part du revenu consommé) joue un role très important: les dépenses entrainent de nouvelles commandes, donc de la production et de l'emploi. keynes met ainsi en évidence un multiplicateur de dépenses k=1/(1-pmc) ou pmc est la propension marginale à consommer, c'est à dire la part du revenu supplémentaire consommée. il peut donc proposer plusieurs moyens d'actions:

-par sa politique budgétaire, l'Etat peut gonfler la demande: dépenses publiques ou réductions d'impots;

-par sa politique monétaire (baisse des taux d'intérêt...), il peut encourager l'investissement des entreprises, donc l'emploi;

-par sa politique des revenus, il peut soutenir la demande, en particulier celle des plus défavorisés qui ont une forte propension à consommer.

:arrow: portée actuelle de l'oeuvre

*aujourd'hui, les politiques de relance keynésiennes sont fort critiquées. on leur reproche:

-d'être peu efficaces, en particulier du fait de l'ouverture croissante des économies sur l'extérieur;

-de favoriser un endettement public devenant insupportable, surtout avec les critères monétaires de Maastricht;

-d'engendrer de l'inflation. sur ce dernier point, c'est l'économiste néo-libéral, Milton Friedman qui se montre le plus virulent. pour lui, les politiques monétaires laxistes n'ont aucune action de long terme sur l'économie réelle (la sphère de la production et des échanges), car les agents éco sont rationnels et ne se laissent pas abuser. ces mesures n'aboutisent qu'à faire augmenter les prix.

*pour les post-keynésiens, l'existence d'effets pervers n'invalide pas pour autant les analyses de Keynes. ils ont précisé les conditions d'efficacité des politiques de relance dans un contexte moderne. en agissant sur un terrain sain et en coordonnant internationalement les politiques éco, on pourrait relancer l'économie mondiale: on a pu ainsi évoquer l'idée de Marshall pour le tiers monde, ou d'un plan de relance européen contre le chômage.
 
qui dit équilibre sur un marché dit libéralisme

le libéralisme est un courant de pensée complexe, datant du 18e siècle, tout autant philosophique, politique et social qu'économique, mettant au centre des sociétés modernes l'individu libéré des entraves de l'Ancien Régime. la pensée économique libérale est en quelque sorte la pensée officielle du capitalisme.

:arrow: l'école classique
*A.Smith, 1723-1790: recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, 1776.
considéré comme le père fondateur de la science économique, il observe les transformations dues à la révolution industrielle dans son pays (il est écossais); il attribue à la division du travail la croissance éco et au marché la faculté de concilier intérêt général. bien que le symbole du libéralisme éco, il en perçoit nettement les effets pervers.

*D. Ricardo, 1772-1823: principes de l'économie et de l'impôt, 1817.
cet économiste anglais est préoccupé par les risques de stagnation que font peser sur l'économie les propriétaires fonciers. il s'illustre dans la défense de la liberté des échanges internationaux en militant pour l'abolition des corn laws (1846). sa théorie des avantages comparatifs préteng prouver que tous les participants gagnent à l'échange.

*J.B Say, 1767-1832: traité d'économie politique, 1803.
cet économiste français est surtout célèbre pour sa loi des débouchés ("toute offre crée sa propre demande") qui affirme l'impossibilité de toute crise de surproduction (toute production se transforme en revenus, qui eux-mêmes se transforment en demande)

*T. Malthus, 1776-1834: principes d'économie politique, 1820.
pasteur anglican, il est aussi connu pour ses propositions en matière de démographie. il combat la loi d'aide aux pauvres et admet, au contraire de Say, la possibilité d'un déséquilibre dû a un excès d'épargne.

:arrow: l'école néo-classique
en utilisant les techniques mathématiques (et en particulier le raisonnement à la marge - d'où leur nom de marginalistes), les économites néo-classiques établissent qu'en situation de concurrence, le système est en situation optimale (meilleure allocation possible des ressources).

les idées essentielles
*l'homo economicus
l'homme est un être rationnel, qui cherche en toute occasion à maximiser son plaisir. mais, si son comportement peut paraître égoïste, il sert au progrès général de la société. laisser les individus s'enrichir, c'est donc enrichir la nation toute entière.

*le marché
il assure automatiquement la régulation nécessaire en permettant d'aboutir par l'échange à la satisfaction de tous. grâce aux prix, les quantités offertes s'ajustent aux quantités demandées et l'offre peut s'adapter à la demande des consommateurs (c'est le principe de la "main invisible" du marché de concurrentiel qui guide la société vers un optimum).

*le rôle de l'Etat
il est le garant des règles du jeu. sa fonction se limite donc à faire respecter la loi et la concurrence (les fonctions dites "régaliennes). les libéraux prônent donc un "Etat-gendarme" ou encore "minimal". il ne doit surtout pas intervenir, sous peine de déstabiliser les mécanismes d'autorégulation.

:arrow: portée actuelle
la tradition libérale, incarnée par Hayek (1899-1992), a retrouvé une nouvelle vigueur à la faveur de la crise de 1973 qui a affaibli les positions keynésiennes. aujourd'hui, les néo-libéraux se répartissent dans 2 écoles principales

*les monétaristes, dont le chef de file est M. Friedman (né en 1912), fondateur de l'école de chicago, condamnent les politiques laxistes de l'Etat en matière monétaire et budgétaire. elles n'ont, selon eux aucun effet sur l'économie réelle (la production et les échanges). leur seul résultat est de faire augmenter les prix.

*l'économie de l'offre accuse les prélèvements obligatoires (impots et cotisations sociales) de décourager l'offre de travail et de capital. Laffer dénonce les effets pervers d'un taux d'imposition excessif, en démontrant à partir de sa célèbre courbe que "trop d'impôt tue l'impôt".
 
C'est à toi Perlette qu'il faut que je m'adresse pour espérer avoir une réponse pour mon développement d'éco ??? lol


"Faut il craindre la mondialisation de l'&économie ?" si ça t'inspire lol

Je sais il y a déjà un post à ce sujet mais sans grand intérêt
 
C'est clair qu'il m'a donné beaucoup d'infos et je l'en remercie! D'ailleurs mon "sans grand intérêt" peut être mla interprété ... et j'ne suis désolée ce que je veux dire c'est que comme je n''ai pas pu avoir les bouquins de 2eme année et que le cours du CNED se refère énormément aux bouquins ... c'est la galère de rédiger un développement mêmes avec les idées que j'ai pu avoir .

En fait jai tendance à m'énerver contre moi parce que j'avance pas ! Donc je retire ma remarque qui n'a vraiment rine à faire là c'est vrai.

Merci pour le lien ;)
 
Je crois bien qu'il va falloir que je prenne l'option annales oui c'est clair, je vais pas y arriver sinon c'est lourd . Pis bon c'est pas vraiment la bonne période pour demander de l'aide à cause des exams !
 
Salut, à tous. Si ces quelques précisions peuvent aider quelqu'un dans le futur, c'est toujours ça de gagné.

Perlette a dit:
qui dit équilibre sur un marché dit libéralisme
Argh, c'est plutôt inexact, ceci, et pour trois raisons :
- les théories de l'équilibre général et partiel, viennent d'une part de Walras et de l'école de Lausanne, et d'autre part de Marshall, et de l'école anglaise. Or, Walras avait une position très ambiguë sur pas mal de points, tant et si bien qu'il se rapprochait politiquement plus des socialistes que des libéraux (on aurait dit probablement plus social-démocrate à notre époque). A voir, par exemple, ceci : http://www.globenet.org/aitec/chantiers/sp/resumsp/walras.htm, et à noter également l'article de Charles Péguy dans La Revue socialiste du 15 février 1897 : « Un économiste socialiste, M. Léon Walras ».
- les théories de l'équilibre général, sont intimement liés aux hypothèses du paradigme néo-classique. Or, il existe un courant marxiste analytique, qui a essayé de re-justifier le marxisme avec les hypothèses néo-classiques (Roemer en fait parti) - et une théorie de la valeur correcte (cad, ils ont abandonné la "valeur-travail")
- il existe un autre courant parmi la révolution marginaliste de 1870, outre celui de Walras, et Jevons, qui est l'école autrichienne, sous la houlette de Carl Menger. Celle-ci regroupe des économistes comme von Wieser, Böhm-Bawerk, Ludwig von Mises, Friedrich von Hayek - qui n'accepte pas du tout les hypothèses néoclassiques, et ne concoit guère de sens à une théorie de l'équilibre (cette position est particulièrement prononcée chez Menger, Böhm-Bawerk, et von Mises. Au contraire, Hayek et von Wieser ont plus tenté un certain rapprochement avec les walrasiens et les marshalliens). Ce qui différencie fondamentalement l'école autrichienne des néoclassiques, est une certaine épistémologie (explosée par Mises dans les premiers chapitres de Human Action) et une prise en compte capitale du temps, et de la dynamique (un des grands reproches que l'on peut faire à une théorie de l'équilibre). Cette école autrichienne a des positions autant libérales, voire bien plus que pas mal de néoclassiques libéraux (pêle-mèle : Gary Becker, Milton Friedman, Patrick Buchanan, etc.)

:arrow: l'école classique
*A.Smith, 1723-1790: recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, 1776.
considéré comme le père fondateur de la science économique, il observe les transformations dues à la révolution industrielle dans son pays (il est écossais); il attribue à la division du travail la croissance éco et au marché la faculté de concilier intérêt général. bien que le symbole du libéralisme éco, il en perçoit nettement les effets pervers.
Oui, et non, c'est nettement plus compliqué.
D'une part, parler de Smith comme le père fondateur de la science économique, est largement surestimer son travail, notamment au regard des travaux antérieurs d'économistes français tel que Quesnay, Turgot (les physiocrates), Cantillon, Condillac... Smith, en tant qu'économiste, n'apporte quasiment rien de nouveau, et au contraire, propage un certain nombre d'erreurs fatales à l'école classique d'économie. Chez Smith, on trouve une théorie objective de la valeur (qui sera reprise par Ricardo), qui servira de justification à la théorie de l'exploitation marxiste (Marx est le dernier des classiques), alors que Cantillon écrivait déjà, en page 9, de son livre le Commerce et le Gouvernement (1776) : "On dit qu'une chose est utile, lorsqu'elle sert à quelques-uns de nos besoins. D'après cette utilité, nous l'estimons plus ou moins ; c'est-à-dire que nous jugeons qu'elle est plus ou moins propre aux usages auxquels nous voulons l'employer. Or, cette estime est ce que nous appelons valeur".
Smith n'est en fait interessant qu'en tant que philosophe (dans sa Théorie des sentiments moraux, ou dans quelques passages de la Richesse des nations), livres dans lesquels il montre bien que le libéralisme a aussi un versant moral (et que de ce fait, il n'est pas la "pensée officiel du capitalisme" et ne répond pas non plus à une superstructure idéologique du capitalisme).
Quant à la main invisible, pour mémoire, elle est cité une seule fois au détour d'une phrase dans la Richesse des nations (et encore, l'idée n'est pas de lui mais de Mandeville, dans sa fable des abeilles)

*T. Malthus, 1776-1834: principes d'économie politique, 1820.
pasteur anglican, il est aussi connu pour ses propositions en matière de démographie. il combat la loi d'aide aux pauvres et admet, au contraire de Say, la possibilité d'un déséquilibre dû a un excès d'épargne.
Classer Malthus parmi les libéraux, est un tantinet osé - bien qu'il soit indéniablement un économiste de l'école classique (ce que Marx était également, sans être libéral pour autant). D'une part, il y a deux Malthus, et il a fluctué dans ses positions tout au long de sa vie (partisan du protectionnisme, à certains moments, par exemple). Et d'autre part, parce qu'il ne s'oppose pas aux lois d'aide aux pauvres pour les mêmes raisons que les libéraux (ceci s'y oppose parce qu'elles sont étatisées, mais non parce que la fraternité soit effectivement abolie).

Pour les classiques libéraux, on peut rajouter par exemple :
- John Stuart Mill (bien qu'il tente une synthèse du socialisme et du libéralsme, il reste indéniablement bien plus libéral que pas mal de monde).
- Frédéric Bastiat (plus pamphlétaire que réellement essentiel à l'avancée des idées économiques - Schumpter le reconnait, il réintroduit néanmoins un semblant de théorie subjective de la valeur, dans ses Harmonies économiques (1850), et fait également parti du libéralisme au sens large, notamment juridico-politique, par son texte la Loi)

:arrow: l'école néo-classique
en utilisant les techniques mathématiques (et en particulier le raisonnement à la marge - d'où leur nom de marginalistes), les économites néo-classiques établissent qu'en situation de concurrence, le système est en situation optimale (meilleure allocation possible des ressources).
Leurs hypothèses implicites (et notamment du modèle walrassien d'équilibre général) sont, entre autres, la concurrence pure et parfaite (dont les conditions sont explicités plus tard, dans les années 1920, par Knight), où les entrepreneurs sont des sortes de zombies techniciens... dont le modèle factuel le plus proche est l'économie planifiée socialiste. :mrgreen:

les idées essentielles
*l'homo economicus
l'homme est un être rationnel, qui cherche en toute occasion à maximiser son plaisir. mais, si son comportement peut paraître égoïste, il sert au progrès général de la société. laisser les individus s'enrichir, c'est donc enrichir la nation toute entière.
Il ne faut tout de même pas oublié de parler de dire que ce modèle de l'homo oeconomicus reste un outil d'analyse, et non pas de réalité factuelle.
Ceci dit, puisque je parlais de Ludwig von Mises, au-dessus, et de l'école autrichienne d'économie (lire ça, par exemple : http://cepa.newschool.edu/het/schools/austrian.htm), je cite un passage pour montrer que pas mal de libéraux, sont très loin de partager le modèle de l'homo oeconomicus, et les hypothèses du paradigme néoclassique :

Ludwig von Mises a dit:
L'économie subjectiviste moderne commence par la résolution du paradoxe apparent de la
valeur. Elle ne borne pas ses théorèmes aux actions des seuls hommes de négoce, ni ne s'intéresse à un fictif homo oeconomicus. Elle étudie les inexorables catégories de l'agir de tout le monde. Ses théorèmes concernant les prix des denrées, les taux des salaires, et les taux d'intérêts se réfèrent à tous ces phénomènes sans aucun égard aux mobiles qui font que les gens achètent ou vendent ou s'abstiennent d'acheter ou de vendre. Il est temps d'écarter entièrement toute référence à la tentative avortée de justifier la déficience des économistes passés en faisant appel au fantôme de l'homo oeconomicus.

(...)L'on ne peut dénier que toute investigation concernant la relation entre prix et coûts présuppose à la fois l'usage de monnaie et le processus de marché. Mais les économistes mathématiciens ferment les yeux à cette évidence. Ils formulent des équations et tracent des courbes supposées décrire la réalité. En fait ils décrivent seulement un état de choses hypothétique et irréalisable, nullement similaire aux problèmes catallactiques en question. Ils substituent des symboles algébriques aux termes définis en monnaie employés dans le calcul économique, et ils croient que cette procédure rend le raisonnement plus scientifique. Cela impressionne fortement le profane crédule.

(...)Ce sont les deux erreurs fondamentales de l'économie mathématique qu'il faut incriminer.
Les économistes mathématiciens sont presque exclusivement préoccupés d'étudier ce qu'ils appellent équilibre économique et situation statique.
[...] Les étudiants sont désorientés. Dans les cours des économistes mathématiciens ils doivent avaler des formules décrivant d'hypothétiques états d'équilibre, où il n'y a plus d'action
quelconque. Ils en concluent aisément que ces équations ne servent à rien pour comprendre les activités économiques.

(...)Ils délimitent seulement les contours d'une situation imaginaire dans laquelle le processus de marché cesserait de fonctionner. Les économistes mathématiciens négligent toute l'élucidation théorique du processus de marché, pour s'amuser évasivement avec une notion auxiliaire employée dans son contexte mais qui est dénuée de sens lorsqu'on l'emploie hors de ce contexte.


(...) L'économie étudie les actions réelles d'hommes réels. Ses théorèmes ne se réfèrent ni à l'homme idéal ni à des hommes parfaits, et pas davantage au mythique homme économique (homo oeconomicus) ni à la notion statistique de l'homme moyen (average man). L'homme avec toutes ses faiblesses et ses limitations, tout homme tel qu'il vit et agit, voilà le sujet d'études de la catallactique. Toute action d'un homme est un thème de praxéologie.

J'ai personnellement rarement pu lire, une critique aussi acerbe de l'épistémologie néo-classique. :)

:arrow: portée actuelle
la tradition libérale, incarnée par Hayek (1899-1992), a retrouvé une nouvelle vigueur à la faveur de la crise de 1973 qui a affaibli les positions keynésiennes. aujourd'hui, les néo-libéraux se répartissent dans 2 écoles principales
En fait, c'est un peu plus complexe, déjà parce que le terme de néolibéralisme n'est pas des plus appropriés (il n'y a pas de rupture philosophique, juridique ou économique entre les classiques libéraux, et les modernes/néo-classiques libéraux).

Maintenant, en ce qui concerne la classification des économistes libéraux :
* parmi les néo-classiques :
- les monétaristes, autour de Milton Friedman.
- les membres de l'école du Public Choice.
- des économistes plus ou moins inclassables, en ce qu'ils s'intéressent à d'autres domaines qui l'économie (par exemple, le droit), tout en y applicant des méthodes issues de l'épistémologie néoclassiques. Par exemple, Gary Berker (en association avec Posner. Ils tiennent d'ailleurs un blog : http://www.becker-posner-blog.com/index.html.

* parmi l'école autrichienne, et notamment les poursuivants de von Mises :
- Hayek, qui est quelque peu à part, puisqu'il a tenté plus ou moins de se rapprocher des néoclassiques, sans se confondre avec eux, et il a également écrit de très importants ouvrages sur le droit (discipline éminement libérale, et bien plus fondamentale que l'économie), comme Droit, législation et liberté, ou encore des essais politiques comme la Route de la servitude.
- des économistes plus hard, comme Hoppe, Rothbard (partisans en droit de la tendance dite jusnaturaliste, de droit naturel, dans la mouvance de Locke.)

Voili, voilou, en espèrant n'avoir pas été trop pompeux.
 
Retour
Haut