"Le netaholisme : vaste blague ou réelle maladie ?
Alors qu’aux Etats-Unis, on avance le chiffre de 11 millions d’internautes souffrant de cyberdépendance, les dictionnaires médicaux du Vieux-Monde accueillent avec circonspection ce nouveau terme : netaholisme.
Le terme d’addiction à Internet a été prononcé la première fois lors de la réunion annuelle de l’Association Américaine de Psychologie à Toronto en 1996. La psychologue Kimberly Young y présentait une communication sur "l’addiction à Internet : l’émergence d’un nouveau désordre clinique"*. En se basant sur l’étude des joueurs pathologiques, elle a mis au point un questionnaire permettant de détecter les netaholiques. Faites-vous même le test :
1 - Vous sentez-vous préoccupé par Internet (en pensant à votre dernière connexion et en anticipant la prochaine) ?
2 - Eprouvez-vous le besoin de surfer sur Internet pendant de plus en plus longues périodes avant d’être rassasié ?
3 - Avez-vous tenté à plusieurs reprises et sans succès de limiter ou de contrôler votre temps passé sur Internet ?
4 - Vous sentez-vous épuisé, patraque, déprimé ou irritable lorsque vous essayez de limiter ou de stopper votre usage du réseau ?
5 - Restez-vous sur le net plus longtemps que prévu ?
6 - Avez-vous mis en danger une relation, votre emploi, une opportunité de carrière à cause de l’usage d’Internet ?
7 - Avez-vous menti à votre famille, votre thérapeute ou d’autres personnes afin de pouvoir disposer de plus de temps sur Internet ?
8 - Utilisez-vous Internet comme un moyen de vous évader de vos problèmes quotidiens ou pour échapper à des sentiments négatifs (culpabilité, anxiété, déprime, solitude…) ?
Si vous avez répondu oui à plus de trois de ces questions, peut-être êtes-vous déjà atteint…
Mais s’agit-il d’une réelle maladie ou d’une maladie imaginaire dont l’Amérique a le secret ? En France, certains psychiatres reconnaissent le phénomène mais ne partagent pas l’avis de cette "papesse" de la cyberdépendance et l’abordent plutôt avec le sourire… "