Est ce que vous avez entendu parler de l'histoire du petit Jamie Bulger ? un petit britannique de 2 ans et demi tué par 2 enfants de 10 ans dans des conditions atroces ????? ceci s'est passé en 1993...
Pour ceux qui n'en n'avaient jamais entenud parler, voici un petit article (quand je l'ai lu, j'ai cru que j'allais vomir, et je n'arrives toujours pas à comprendre comment deux gamins en sont arriver la...
:arrow: Outre-Manche, il semblerait que l'enfant effraie autant qu'il fascine. Une appréhension qui ne se nourrit pas seulement de fantasmes, comme l'atteste une sinistre affaire qui a défrayé la chronique britannique en 1994.
« Tous les petits garçons sont gentils, jusqu'à ce qu'ils grandissent. »
Février 1993. Merseyside, près de Liverpool. Dans un centre commercial, deux garçons d'une dizaine d'années tiennent par la main un jeune enfant et l'entraînent calmement vers la sortie. L'image, enregistrée par l'½il froid et impuissant des caméras de télésurveillance, a fait le tour du monde. Les deux petits garçons s'appellent Jon Venables et Robert Thomson. L'enfant se prénomme James Bulger. Il a alors deux ans et demi.
Ce jour-là, Jon et Robert avaient décidé de faire plus fort que le vol à l'étalage dont ils étaient coutumiers. Il leur fallait dérober quelque chose de plus précieux. Aller plus loin qu'à l'accoutumée. Quelques secondes d'inattention de la part de la mère de James leur ont suffi pour prendre le petit garçon par la main et le conduire dehors. Sur leur route, les nombreux adultes qui les ont croisés, interloqués par les pleurs du petit James, les ont cependant laissé repartir, se révélant aussi peu capables que les caméras de télésurveillance de mettre fin à la promenade macabre, qui allait s'achever quelques heures plus tard dans le sang. A l'abri des regards, Jon et Robert se sont déchaînés sur le gamin avec des pierres, des briques et une barre de fer avant d'abandonner son corps ravagé sur les rails d'une voie ferrée. Il y a été retrouvé deux jours plus tard, sectionné en deux par le passage d'un train. L'enquête a dénombré quarante-deux blessures profondes. Un véritable massacre.
Interrogé pendant l'enquête sur les motifs qui l'ont conduit à un tel déferlement d'agressivité à l'encontre d'un enfant si jeune, l'un des garçons aurait simplement déclaré : « Tous les petits garçons sont gentils, jusqu'à ce qu'ils grandissent. »
Jugés pour meurtre à dix ans
En Grande Bretagne, on est pénalement responsable dès l'âge de dix ans. Jon Venables et Robert Thomson étaient donc tout juste assez âgés pour comparaître devant une juridiction pour adultes. Ce qui semble avoir peu dérangé l'opinion publique, dont l'humeur était davantage à la vindicte populaire qu'à la compassion. Les deux garçons ont été condamnés le 24 novembre 1994 à la détention « pour une durée illimitée », selon le « bon vouloir de sa Majesté ». La durée effective de leur enfermement au sein de centres spécialisés dans le traitement de jeunes délinquants a fait l'objet de nombreux débats et de plusieurs remaniements avant d'être finalement limitée à huit ans. Ils ont été libérés en juin 2001, à l'âge de dix-huit ans, dotés d'une nouvelle identité et donc protégés de la haine de ceux pour qui ils n'avaient pas assez payé.
Le plus frappant, dans le traitement de l'affaire Bulger, est que le caractère spectaculaire du fait divers a presque éclipsé le fond du débat : comment deux gamins de dix ans ont-ils pu se rendre coupables d'une telle barbarie ? On a bien sûr évoqué la déliquescence des milieux familiaux ouvriers d'où venaient les deux garçons. On a blâmé les mères dépressives ou alcooliques et les pères absents. On a accusé l'inertie des adultes qui avaient croisé le chemin de la jeune victime et de ses assassins. On s'est indigné du caractère sanglant des films de prédilection des deux coupables. Aucun de ces éléments, néanmoins, ne semble avoir été suffisant pour permettre d'exorciser entièrement le choc provoqué par l'affaire.
Les témoignages des psychiatres ont eu beau se multiplier, les motivations des jeunes assassins sont restées aussi insondables que leurs visages exposés aux juges et à la foule, tantôt impassibles, tantôt baignés de larmes. Le procès de Jon Venables et Robert Thomson aurait pu être celui des failles de l'Angleterre post-thatchérienne, celle de Tony Blair. Au lieu de cela, on en a fait le procès de deux monstres. Cette enfance, qu'on leur reproche d'avoir arraché à la vie de leur victime, était déjà morte depuis longtemps chez ces deux jeunes bourreaux. Un double crime qu'il fallait purger à tout prix, à défaut d'essayer de le comprendre.
Voila après avoir lu cela, vous me direz ce que vous en pensez.. je voulais creer un nouveau post mais au final, ce topic rejoint en un certain sens celui la.... ou plutot il le complete ou permet d'illustrer...
Bonne journée a tous,
Christophe