Je ne sais pas quel âge vous avez, mais perso, à 34 ans bientôt, vous ne pouvez pas imaginer la pression que l'on m'inflige à ce sujet, même si les propos tirent bien entendu plus à la plaisanterie qu'à un véritable reproche ouvertement assené.
Sincèrement ça devient pour ma part très lourd par moment à porter au point de me fâcher et même parfois de rentrer dans une colère noire...Alors, je botte au maximum en touche, mais moi aussi je suis célib, je le vis bien et même très bien, même si je n'exclus pas que je préfèrerai sans doute une vie à deux dans l'amour et le respect de l'autre.
Pour autant, quand je vois tout ce que je suis obligée d'abandonner soit pour une vie de couple, soit pour une vie de famille et surtout compte tenu de la société actuelle avec laquelle nous composons tous les jours, franchement je ne suis pas enthousiaste du tout à l'idée de donner la vie. Ce n'est pas un cadeau que j'offrirai à ce môme déjà qu'il n'a rien demandé.....
J'irais même jusqu'à dire : pauvre gosse ! Que vais je bien pouvoir lui offrir à cet enfant alors que notre système sociétal se casse la figure, et ce sur tous les plans et surtout quand la vie est aussi chère, difficile et de plus en plus, quand l'école et l'université ne sont plus capables de former correctement nos gamins, quand les emplois se raréfient et qu'un monde sans pitié les attend, sans leur faire bien entendu le moindre cadeau.
Ceci dit, l'horloge biologique continue malgré tout de me poursuivre et j'ai le sentiment de devoir assumer un cruel dilemne. Je n'ai pas envie de passer à côté des joies de la maternité, quand bien même le challenge est rude. Bref, cela reste assez flou et contradictoire en ce qui me concerne.
Dans tous les cas, je constate aussi que la société voue aux gémonies les femmes qui ne souhaitent pas d'enfants. Selon elle, soit elle a un problème, soit elle n'est pas ou ne peut pas s'accomplir en dehors de la maternité, soit elle est "incomplète". Dans tous les cas, elle n'est pas formatée si j'ose dire selon la "norme".
En tous cas, à ce niveau, on ne peut pas dire que le regard de la société nous facilite la tâche, aussi bien dans l'entourage familial et amical qu'anonyme.