La presse gratuite à la loupe

#1
#3
Bonjour,
je suis en première année, et j'aurais besoin d'un peu d'aide pour mon premier thème. Je voulais moi aussi traiter la presse gratuite, mais je ne sais pas sous quelle problématique... :wacko:
Si quelqu'un peut m'aider...
Merci d'avance
 
#4
pot de fleur link=topic=4309.msg43209#msg43209 date=1129139861 a dit:
Bonjour,
je suis en première année, et j'aurais besoin d'un peu d'aide pour mon premier thème. Je voulais moi aussi traiter la presse gratuite, mais je ne sais pas sous quelle problématique... :wacko:
Une petite base de départ ? :wink2:
http://www.esj-lille.fr/impression.php3?id_article=212
En lisant tous, liens compris, tu trouveras forcément une problématique ! :notstupide:
 
#6
Bon ça manque pas les pistes sur la presse gratuite. Il n'est qu'à voir ce qu'en pensent les journalistes de la presse payante. Quelques idées et un article ci-dessous (paru dans le quotidien québécois La Presse):

- la presse payante souffre-t-elle réellement d'une concurrence des gratuits, en termes de lectorat ou de parts de marché publicitaires.
- Qui est le plus menacé par la presse gratuite.
- Qu'est ce qui fait son succés ?
- Quelle est la différence en terme de contenu, (pourcentages articles, dépêches, pub) entre un gratuit et un payant ? etc
Bonne chance
Ludovic Hirtzmann :cool:

Dans La Presse.
Le mercredi 1er septembre 2004


Photo Alain Roberge, La Presse

Coauteur de l'essai, Le Défi des quotidiens gratuits, Ludovic Hirtzmann, correspondant de plusieurs journaux français au Canada, croit que les journaux gratuits ont chambardé le marché médiatique au Québec et en France en brisant les monopoles


Qui a peur des quotidiens gratuits?

Laura-Julie Perreault

La Presse


Une concurrence déloyale pour les journaux traditionnels. La fin du journalisme. Un modèle de conquête du monde de l'information. Il y a un peu plus de trois ans, toutes les prédictions rivalisaient d'alarmisme lorsque le petit journal Métro a atterri dans le réseau de transport en commun montréalais.

À Métro international, compagnie fondée à Stockholm en 1995 et maintenant implantée dans 37 grandes villes du monde - New York étant le dernier champ de bataille gagné par l'entreprise en mai 2004 - on se faisait rassurant: les journaux gratuits, distribués dans les transports en commun, avaient pour but de convertir les non-lecteurs urbains, jeunes, bien nantis, actifs, à la lecture des quotidiens... ou en d'autres termes, préparer le lectorat de demain du New York Times, du Monde ou de La Presse.

Le correspondant de plusieurs journaux français au Québec, dont La Presse, Ludovic Hirtzmann, et un mordu des médias qui a emprunté le pseudonyme de François Martin, ont décidé il y a trois ans de séparer le cliché de la vérité, la prédiction de la réalité. Étudiant l'impact des quotidiens gratuits sur les marchés montréalais et parisien, les auteurs de l'essai Le Défi des quotidiens gratuits concluent que s'il n'y a pas de raison de prédire l'apocalypse des journaux, il serait aussi faux de sous-estimer la part du lectorat et du marché de la publicité sur laquelle les publications gratuites ont mis la patte.





Malgré leurs efforts, les gestionnaires de Métro International n'ont pas réussi à s'approprier le marché des publicités mondiales en offrant aux annonceurs des journaux à Hong Kong comme à Rome.

Mais à Zurich, à Londres et à Stockholm, où des données précises de lectorat sont disponibles, l'implantation des gratuits a fait chuter le lectorat des quotidiens payant de 3,5% à 10% entre 1998 et 2000. À Montréal, entre 2001 et 2003, tous les quotidiens ont perdu quelques poils. Il est cependant impossible d'évaluer quel rôle a joué l'apparition des gratuits dans cette légère baisse.

C'est aux tabloïds que les analystes prévoyaient des jours plus durs après l'invasion des quotidiens gratuits. En publiant près de 98% de nouvelles brèves, plus de 50% de publicité et des photos couleurs, c'est dans le marché du Journal de Montréal et du Parisien que semblaient puiser les nouvelles publications.

Mais les constats de Ludovic Hirtzman et François Martin sont tout autres. «Les victimes ne seront peut-être pas celles qu'on attend. Au Québec, Le Devoir peine à maintenir son tirage; en France, Libération semble prendre le choc de plein fouet», écrivent les auteurs.
«Les plus faibles sont ceux qui souffrent de l'arrivée des gratuits dans le marché publicitaire», ajoute M. Hirtzmann en entrevue, en remarquant que les propriétaires des grandes entreprises de presse disposent de plus de ressources pour concurrencer les nouveaux venus.

«En plus, au Québec, les patrons de presse ont mieux compris le phénomène des gratuits qu'en France. Au lieu de les concurrencer, ils se sont alliés aux nouveaux journaux». À Montréal, le groupe Gesca, propriétaire de La Presse, est associé au journal Métro et Québécor publie 24 heures.

Ce journal quotidien né des cendres de Montréal métropolitain, lancé en 2001, a été débouté en cour à la mi-juillet dans sa tentative de briser le monopole de distribution que la Société des transports de Montréal a accordé à Métro. «Je pense qu'il n'y a de la place que pour un journal gratuit dans n'importe quel marché. Mais le phénomène est là pour rester. Le preuve, Métro a plus de 400 000 lecteurs à Montréal», remarque M. Hirtzmann.

Le sort du journalisme remis en cause

Si Ludovic Hirtzmann craint peu pour l'avenir des journaux, il n'est pas aussi optimiste à l'endroit du journalisme. «Les journalistes d'aujourd'hui sont de plus en plus des fonctionnaires de la plume. Ils ne sortent plus de leur bureau, ils utilisent Internet comme principale source d'information. L'arrivée des journaux gratuits, qui ont annoncé leur couleur en disant que leurs journalistes auraient d'abord pour but de résumer des dépêches de presse, a permis de constater que le journalisme est en crise», tranche le correspondant du Figaro. Selon lui, la révision des maquettes des grands journaux, très à la mode depuis 2000, ne suffira pas à assurer la pérennité des payants.

Pour justifier le prix des journaux traditionnels, continue-t-il, les journalistes devront en faire plus: aller sur le terrain, faire de l'enquête, affiner les analyses. «Ce qui tue les payants en ce moment, c'est l'utilisation trop grande des agences de presse. Le Métro a 98% d'articles brefs, mais Le Devoir n'est pas loin derrière avec 61%. Est-ce que la différence est suffisante pour que le lecteur achète un journal? Les gratuits ont brisé les monopoles et les payants vont devoir en faire plus».
 
#8
A ceux qui ont choisis les gratuits pour thème, vous devriez en profiter pour faire une interview de Ludovic Hirtzmann si il est d'accord :wink2: cela vous fera une source supplémentaire.
 
#9
DonnieDarko.:. link=topic=4309.msg49660#msg49660 date=1129957068 a dit:
A ceux qui ont choisis les gratuits pour thème, vous devriez en profiter pour faire une interview de Ludovic Hirtzmann si il est d'accord :wink2: cela vous fera une source supplémentaire.
Encore faudrait-il avoir un moyen de contacter ce journaliste franco-québécois. :notstupide:
 
#11
:biggrin:Bonjour,
Bien vu pour l'adresse, c'est bien moi. Nonobstant le fait que je m'y suis intéressé en écrivant un bouquin sur le sujet, la presse gratuite est je crois vraiment le thème de la décennie dans le milieu du journalisme et de la com.
Ludovic Hirtzmann
 
#12
Toutes ces pistes paraissent intéressantes, mais la presse gratuite est un sujet vu et revu sur ces dernières années à l'épreuve de CP. Je voudrais prendre le sujet sous un aspect plus "original" et peut-être encore plus récent. Est-ce que le problème de concurrence face aux qotidiens payants se pose encore?
Que pensez-vous d'un thème autour des marges d'expression des gratuits : quelle est la marge d'expression d'un quotidien qui ne vit que de la pub?
Votre avis me serait bien utile...Merci
 
#13
Bonjour,

A voir les chiffres de l'OJD, oui, la crise de la presse quotidienne payante existe toujours. Les quotidiens payants changent leurs maquettes, essaient de se revamper à qui mieux mieux mais les problèmes fondamentaux demeurent (sur-utilisation des dépêches d'agence, journalistes faisant de moins en moins de terrain, etc). Bref, la différence avec les gratuits est pas si évidente que ça.
Oui « la marge d'expression d'un quotidien qui ne vit que de la pub» peut être un thème intéressant. Essayez de trouver mon bouquin dans une bibli ou ailleurs et vous verrez les pourcentages de pub chez les payants et les gratuits, c'est éloquent.... La pub n'est pas un pb si les deux départements sont bien séparés dans un quotidien et si les gens de la pub n'interviennent pas dans la rédaction. Cela dit j'ai vu qu'à Montréal, Metro avait (en 2004) des services pub et rédaction assez proches géographiquement.
Mais vous savez, dans un journal payant, tous les journalistes savent (et ils pratiquent allègrement l'autocensure) qu'il y a des tabous, des vaches à lait publicitaires qu'il ne faut pas attaquer (ex: les annonces immobilières, les offres d'emploi, les banques). Tirez dans un article sur l'immobilier, sur les ressources humaines et vous verrez votre budget pub chuter. Et on ne manquera pas de vous rappeler de temps à autre qu'il vaut mieux peut-être traiter d'autres sujets que ceux qui rapportent au département pub. (et cela même si on dit le contraire)
Cordialement
Ludovic Hirtzmann
Auteur Le défi des quotidiens gratuits - Ed. MultiMondes (www.multim.com)
 
#14
Les gratuits remplaceraient les payants

:knuppel: Bon évidemment, c'est peut-être le rêve des gratuits mais ça fait réfléchir cette dépêche AFP d'aujourd'hui.
Ludovic Hirtzmann, Auteur le défi des quotidiens gratuits - Éditions MultiMondes (www.multim.com et www.decitre.com)

Les "gratuits" vont remplacer les quotidiens payants, prédit le groupe Metro

LONDRES, 28 nov 2005 (AFP) - Les publications gratuites vont à terme se substituer aux quotidiens payants durant les jours de semaine, les lecteurs n'achetant plus de journaux que pendant le week end, prédit Pelle Tornberg qui préside depuis Londres aux destinées du groupe suédois "Metro International".
Les journaux font face à un avenir "effrayant", souligne M. Tornberg dans un entretien avec The Guardian publié lundi.
Il estime toutefois que 95% des journaux payants devraient survivre, mais en se focalisant sur des niches particulières. "Si vous appliquez le modèle télévision payante/télévision gratuite à la presse écrite, les quotidiens payants devront probablement se résoudre à une diffusion moindre, à une augmentation de leur prix et une spécialisation", affirme-t-il.
Le groupe Metro International, lancé avec un gratuit à Stockholm en 1995, publie actuellement 59 éditions dans le monde et revendique un tirage global de 15 millions d'exemplaires (dont 5,1 millions en Europe). Les revenus du groupe ont atteint 302 millions de dollars en 2004 (contre 9,6 millions en 1995). Il escompte des revenus en hausse de 22% cette année (avec une croissance de 10% des bénéfices).
Metro International cherche actuellement le moyen de pénétrer les marchés allemand et britannique.
Au Royaume Uni, les éditions de "Metro" disponibles à Londres et dans plusieurs grandes villes ont été lancées en 1999 par le groupe Associated Newspapers, conduit par The Daily Mail, second tirage des quotidiens du pays, pour précisément empêcher le groupe suédois de prendre pied sur le sol britannique.
Metro négocie actuellement son lancement en Chine et exclut seulement deux pays de tout effort d'implantation: Singapour, où les investissements dans le secteur media sont très réglementés, et l'Australie, où le magnat de la presse Rupert Murdoch à déjà lancé à Sydney et à Melbourne ses propres "gratuits" dans ce qui est "probablement le marché le plus compétitif au monde".
pl/cs/php GB-médias-Metro AFP 281147 GMT NOV 05
 
#15
ça y est je me lance! je m'attaque au thème de la décennie pour les journalistes et les communiquants! à l'abordage !
voici ma problématique : Le développement de la presse gratuite sonne t elle le glas de la presse quotidienne?
une de mes fiches sera (bien évidement) consacré au livre de Ludovic Hirtzmann...étant donné que c'est le seul ouvrage sur ce sujet..!
je souhaite aussi faire une analyse comparative payant/gratuit..mais je ne sais pas comment m'y prendre..où trouver des infos..sur le livre? autres?

je souhaiterai avoir un avis de tout ceux qui connaissent le sujet ..

Cdlt,

soffye
 
#17
Bonjour,

Sans vouloir faire de la pub, je dirais que le livre répond à pas mal de questions et permet aussi de s'en poser d'autres. Il existe évidemment aussi des dizaines d'articles qui ont été publiés sur le sujet. Peu sont cependant très complets. Un bon dossier dans Marianne du 10 au 16 sept 2005.
Enfin un conseil - Il faut demeurer assez critique car sur ce dossier, les collègues des médias payants ont beaucoup assassiné les gratuits mais se sont peu posés la question de savoir pourquoi les lecteurs les fuyaient de plus en plus (une piste: la couverture de l'International limité à quelques pays par exemple.)
A+
Ludovic Hirtzmann :cool:
 
#18
merci de nous faire partager votre science dans les quotidiens gratuits ...

pensez vous que ma problématique : Le développement de la presse gratuite sonne t elle le glas de la presse quotidienne? est aujourd'hui pertinente ? comment y répondre sans justement amener la critique d'une personne "pro presse payante" ?
 
#20
oui c'est une idée.. mais j'aimerais aussi avoir l'avis des deux camps..qui s'appuierait sur les chiffres...

Pensez vous ma problématique pertinente : Le développement de la presse gratuite sonne t elle le glas de la presse quotidienne ?
 

Ca peut vous intéresser