La corrida et autres spéctacles taurins représentent avant tout une culture, qui n'est présente que dans une petite partie de la France.
Habiter dans une ville à grande culture taurine n'est pas synonime de se sentir "aficionados", comme dans chaque cité, on trouve une plurialité, une représentation éthéroclite de la France. Pour cela, être Nîmois, Biarrot, Bitérrois ou Arlesiens ne donne pas une position légitime sur ce sujet. Cependant, le nîmois pure souche, de famille camarguaise par exemple sera, par nature, attiré vers cette culture-tradition, ainsi que par l'envirronement que propose ces fêtes.
Une corrida, de mon point de vue, ne se résume (heureusement) pas à une mise à mort d'un toro ensanglanté, mais à une préparation à cet hommage (et je sais que ça fera sourrire certains) à ces animaux qui sont avant tout adulé par le public. Le Toro est une figure emblématique d'une région, d'une culture, d'une trafition. Certes, l'animal en lui même est "strarisé", sa vie est disséquée (sans jeu de mot) avant qu'on ne le propose a quelque torero. La dépouille mortelle de la bête détient également une place important, les "bustes de toros" sont exposés dans les plus grands musées, on y retrouve une biographie de l'animal qui détient souvent une place aussi important que le torero.
La corrida évolue dans un monde du spéctacle, comme on pourrait le comparer au Football ou El Fundi jouerait le rôle d'un Zidane, et ou le toro serait le Materrazzi de la partie, un duel permanent ou l'on se souviendra des deux protagonistes pour de nombreuses années.
Les aficionados sont au même titre qu'une "initiales B.B" amoureux des animaux, même s'ils font souffrir la bête.
Le torero ne répond qu'à la sacro sainte théorie de l'offre et la demande, les cachets versés sont parfois titanesques. Les arênes sont des lieux magiques, pleins d'odeurs de sang pour certains, mais aussi lieux magiques de la bravoure d'hommes qui défient une bete de 550 kilos.
Alors, à la question "pour ou contre la corrida?" , je n'apporterais aucune réponse, seulement l'envie de dire que la corrida est une tradition, d'origine andalouse (ciudad de Ronde me semble-t-il), importée dans le sud ouest et est de la France, tout comme au Portugal et au Mexique. On y joue dans des endroits divins des spectacles taurins ou la foulle se masse, à Madrid les arênes rassemblent 23000 personnes chaque dimanche et tous les jours pendant les 15 jours des ferias de la San Isidro en sachant que la population madrilène est farouchement opposée à ces spéctacles.