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Et si on partageait notre goût pour l'écriture ?

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MON AMI PIERROT

Mon ami Pierrot s’est suicidé cette nuit. Pour une cause bête.
Tout, en lui, reflétait pourtant la joie de vivre. Son physique en premier ; assez grand et costaud, il avait la tête ronde, le visage parsemé de taches de rousseur, les yeux noirs avec ce qui ressemblait à un reflet doré, les cheveux courts mais épais et frisés, d’un roux très sombre, qui devenait brun ou noir selon le jeu de la lumière et de l’ombre, il gardait toujours ses épaules redressées, le menton haut et le regard fier, souvent souriant. Il s’habillait rarement de noir, gris ou blanc.
- Les couleurs vives, surtout chaudes, et principalement le rouge, disait-il poétiquement, sont le symbole de l’amour, de la vie, de la joie.
Il aimait rire, faire du sport, était nerveux et toujours en mouvement. Il était timide, mais savait aller vers les autres. Il n’avait pas mal d’amis, deux parents très unis, qui l’aimaient tendrement, d’après l’impression que j’en garde. C’était un adolescent toujours bien dans sa peau, ne déprimant jamais. Du moins le croyait-on.
Car Pierrot, en effet, avait un gros défaut : hyperémotif, hypersensible, il était, psychologiquement, très fragile, beaucoup plus fragile qu’il ne le laissait deviner. Et cela, j’étais, je crois, la seule à le comprendre. Peut-être parce que j’ai aussi ce problème d’hypersensibilité.
Mais pour ma part, je sais confier certains ennuis à mes amis sans les noyer, je demande conseil à plusieurs personnes, de mon âge mais aussi plus âgées. Or, lui ne s’ouvre à personne. A part à moi, parce que « je suis la seule à le comprendre » me dit-il.
Grand romantique et poète, à mon instar, Pierrot s’était mis à travailler à la bibliothèque de notre village. Lorsque j’y étais entrée, il y avait deux jours de permanences dans une ancienne salle de classe de l’école. Puis, le local étant devenu trop petit, nous avions du en changer. De ma propre initiative, j’avais ouvert, avec l’accord de la directrice, un troisième jour, le mercredi, et c’était principalement mon ami et moi qui en assurions les permanences. Pierrot arrivait souvent en même temps que moi, était assidu, enthousiaste et motivé dans ses tâches.
Un de ces mercredis, nous travaillions donc tous deux à la bibliothèque, avec un autre collège, Sabrina, prof à la retraite.
Revenant d’une des étagères où je rangeais les livres, je vis Pierrot se lever de sa table où il travaillait et prendre le scotch, placé devant Sabrina qui, assise à la table derrière lui, étiquetait des documentaires. Distrait, il faillit lui faire heurter sa tête, et la femme éloigna celle-ci.
- Attention, Pierrot ! fit-elle en riant.
- Ah, Sabrina, fit-il. T’inquiète. Même si je déteste les profs…
Je n’entendis pas le reste, bien qu’il parlait trop fort, de sa voix habituelle tonitruante, trop fougueuse, qu’il ne savait maîtriser. Mais je sus tout de suite que ce n’était que de la connerie. Pierrot voulait plaisanter, mais ce n’était pas son fort et ses blagues, sans qu’il s’en rende compte, étaient souvent mauvaises. Tout ça parce qu’il en avait eu après un de ses profs.
Le surlendemain de cet incident, Pierrot vint me voir, en larmes, ce qui me surprit.
Quelqu’un avait dit à sa mère qu’il avait eu un problème avec une personne de la bibliothèque. Qu’il avait failli jeter le scotch à la tête de cette personne. Et qu’il a dit « je déteste les profs » !
- Mais c’est pas vrai ! geignit Pierrot. C’est de la blague !
- Pierrot, lui dis-je calmement, il vaut mieux se taire quand il y a des gens, tu ne sais pas s’ils ne vont pas tout raconter à tout le monde, s’ils ne vont pas se mêler de ce qui ne les regarde pas. Mais tu sais, ça arrive dans tous les villages, ça arrive à tout le monde.
- On nous connaît trop bien, c’est ça le problème ! gémit-il en essuyant ses yeux. Je déteste les villageois, je déteste mes parents, je déteste tout le monde ! Il n’y a vraiment que toi qui es super sympa, au moins toi tu sais toujours dire les choses en face. Et le pire, c’est que ma mère ne veut même pas me dire qui l’a fait pour que je lui casse la gueule ! Elle a l’air de vouloir que je me laisse éternellement marcher sur les pieds ! Et elle ne veut pas que je quitte la biblio parce que les gens se diraient « tu vois, il y a réellement eu un problème ».
- Pierrot, c’est aussi de ta faute. Tu dois faire attention à ce que tu dis, surtout si tu veux rire. Et il faut apprendre, à ne pas parler si fort, surtout quand il y a des gens autour de toi.
Il soupira, et me tourna soudain le dos, ce qui n’était pas dans ses habitudes, et s’en fut, sous mon regard songeur. Je confrontai ce qu’il m’avait dit à la réalité.
Je n’ai pas toujours su être franche envers tout le monde, particulièrement ceux avec qui j’ai eu des ennuis, et trouver le juste milieu entre le silence et la parole, entre l’adaptation et la défense pour ne pas me laisser marcher sur les pieds. Cela avait pris des années de dure labeur sur moi-même. Et j’avais réellement commencé le travail après un incident semblable à celui de Pierrot, alors que je n’étais qu’à ma première année de bibliothèque. Et c’était aussi en grande partie de ma faute, parce que, surexcitée, je criais n’importe quoi. J’avais rabâché cela durant neuf mois, avant de tout plaquer en plein milieu d’une permanence, estimant que j’en avais marre de laisser les autres me piétiner sans me défendre.
Puis, six semaines plus tard, après que ma mère, s’étant aperçue que je n’allais plus à la bibliothèque, m’avait profondément blessée en me disant que « je ne sais pas m’adapter aux gens », j’avais fait une grosse crise nerveuse avec des envies suicidaires devant plusieurs amies, qui m’ont conseillée de retourner à la bibliothèque, car je m’adaptais bien, les gens m’aimaient bien, et qu’eux, à ma place, ils oublieraient cet incident. J’étais donc revenue, mais plus calme, plus silencieuse, plus renfermée parce que plus prudente.
- Demain, Pierrot ira mieux, pensai-je.
Mais je me trompais. Le mercredi suivant, quand j’ouvris la bibliothèque, Pierrot arriva en retard, silencieux, la tête basse, les yeux tristes, les épaules voûtées, traînant les pieds et ne regardant personne. Quand je lui demandai la raison de cet état, il se mit en colère.
- Quoi ? cria-t-il. Tu ne te souviens déjà plus de ce qu’il s’est passé ? Cette salope… ou ce salaud, je ne sais pas, qui a mouchardé à ma mère comme quoi j’allais jeter le scotch à la tête de Sabrina ?
Je lui suggérai de tirer un trait sur cet incident. Ce n’était rien, même pas une rumeur de village. Je lui rappelai qu’il m’était arrivé une mésaventure comme ça, et que j’avais réussi à la surmonter, faisant même une leçon de sagesse. Ne parvenant pas à le convaincre, je lui demandai de se plonger dans le travail d’étiquetage de nouveaux livres qui se trouvaient sur sa table. Mais il renversa la pile en criant des imprécations contre les documentaires et contre les villageois. Puis il la ramassa à nouveau, et fit son travail vite et mal en grommelant toujours.
- Ecoute, lui dis-je, ne fais pas retomber la faute sur la bibliothèque ! Fais ton travail correctement ! Et puis, nous aussi devons nous remettre en question ! Nous aussi avons nos défauts.
Il me jeta un regard si noir que je n’eus aucune envie de continuer à parler, et me retournai, morose, repensant à quelqu’un à qui j’avais hurlé un reproche à travers tout le club dans lequel nous étions, Elle l’a entendu, mais le club aussi. Et elle n’en a pas fait tout un drame.
Et depuis, Pierrot ne parlait plus, se renfermait sur lui-même, ne soignait plus son physique, et venait à la bibliothèque sans enthousiasme.
J’avais beau lui dire que des choses pareilles arrivaient à tout le monde, surtout dans les villages, que ceci n’était pas même une rumeur qui court dans le village, alors que des gens subissent les conséquences de calomnies qui courent dans les leurs, et que ce sont des leçons de vie qui nous apprennent à être plus prudents sur ce qu’on dit. Que le « cafard » comme il appelait le responsable de l’incident a sûrement déjà oublié celui-ci, et que le fait de continuer de travailler montrera qu’il n’y a eu, en réalité aucun problème. Qu’il faut apprendre à gérer nos émotions. Et que si les parents ne comprennent pas toujours le fond de ces dernières, où n’y font pas attention, il ne faut pas y prendre garde, ils ont aussi leurs défauts.
Mais, alors qu’autrefois Pierrot me considérait comme sa confidente et m’écoutait, j’avais à présent l’impression de parler dans le vide.
Je lui conseillai plusieurs fois d’aller consulter un psychologue, lui donnai l’adresse de celui chez qui j’allais quelques années plus tôt, de m’accompagner aux séances de yoga, lui proposai de lui prêter mon livre et mon cahier de la « confiance en soi », qui m’avait tant aidée à changer. Mais ce n’était plus qu’un roc inébranlable, enfermé dans sa tristesse et dans un mutisme presque inquiétant.
Mais que pouvais-je de plus pour lui ? Je me le suis demandée. Rien. Je ne pouvais que le conseiller en amie. Pierrot était encore un enfant. Il m’est arrivé bien souvent de penser que, bien qu’il soit d’un âge adolescent assez proche de l’adulte, ce n’était encore qu’un enfant. Insouciant, joyeux, mais aussi immature, et trop vulnérable psychologiquement.
Cette nuit, ses parents ont entendu comme une détonation. Ils l’ont trouvé étendu à terre, la tête baignant dans son sang, le vieux pistolet de son père abandonné près de sa main.
Pierrot n’a pas laissé de billet sur la table. Il m’a écrit une courte lettre, me demandant pardon de ne pas m’écouter, me disant que son village et ses parents l’ont tué, et l’a postée de façon à ce qu’elle arrive chez moi le jour même de son acte fatal.
Portée par la douleur et le dégoût, j’ai couru jusqu’au centre du village y pleurer et y vomir. Ce village de solidarité, de dialogues, où les gens se connaissent si bien était aussi un village d’hostilités, une fosse aux loups, où l’air le plus chaud peut être glacial.
Mais ce n’était pas ça ce que je pensais vraiment à ce moment. C’est ce que pensait Pierrot, c’est ce que j’aurais pensé au temps de mon propre incident. En fait, j’étais dégoûtée par son geste, lui qui aimait tant la vie, et parce qu’il me semblait avoir échoué avec lui.
- Ah Christelle, me disent les gens, on l’aimait si bien, ton Pierrot. Autant que toi.
Oui, mais l’ont-ils montré ? Moi, ça ne fait (presque) plus rien, je suis aguerrie, mais à Pierrot, l’ont-ils montré, en ne respectant pas sa faiblesse psychologique ? En allant tout dire à sa mère, au lieu de savoir se taire, où de le dire en face ? D’un autre coté, le garçon n’avait pas tort de se révolter, même si ce n’est pas en se tuant qu’il aurait du le faire ; ces gens qui préfèrent dire ce qui ne va pas à nos mères nous donnent l’impression de nous prendre, en partie, pour des enfants. Mon psychologue m’avait dit à propos de mon propre incident : « il aurait du se taire, ou alors vous demander en face ce qui le tracassait ». Devenant adulte, j’avais appris peu à peu à gérer mes émotions. Tout le monde a une certaine sensibilité, mais si personne ne la maîtrisait, la vie serait impossible.
Oh, Pierrot, pourquoi donc n’as-tu pas pris, comme moi, le temps de te soigner, le temps de devenir adulte ? Jamais je ne pourrais combler, dans mon cœur et à la bibliothèque, ce vide énorme que tu as laissé, jamais je ne pourrais soigner cette blessure-là, bien pire que celle infligée par une rumeur de village !
 
Voici encore deux poèmes.

SOUFFRANCE INTERIEURE

J’écris seule à ma table
Mon café au lait refroidit
Il est froid comme ce temps
Il est froid comme mon moral
Je vois l’avenir, la vie en noir
Toujours à cause des mêmes histoires

Je pense à toi avec ton visage toujours souriant, plein de couleurs,
parsemé de taches de rousseur,
tes cheveux roux si sombres, tes yeux bruns si doux
qui semblaient parfois lancer des éclairs,
tes habits aux couleurs toujours gaies et vives

Je pense à toi, qui souriais et riais aux éclats
même quand rien n’allait.
Toujours joyeux et amical,
qui savait remonter le moral à qui allait mal.

Mais où es-tu donc passé ?
Pourquoi, alors que tout ne semblait pour toi que bonheur,
que tu cueillais les roses de la vie,
ton sourire, ta voix se sont-ils éteints,
ton corps jadis robuste est-il devenu squelettique
et ton teint blafard ?
Quelle est donc cette maladie qui te ronge de l’intérieur,
te poussant même à désirer mourir ?

TEMPÊTE SUR MON JARDIN SECRET

Un vent souffle en tempête
Sur mon jardin secret
Une rumeur qui court,
Un orage, des bruits sourds

Qu’il y a-t-il dans mon cœur ?
Quelle blessure, quelle horreur ?
Une rumeur au village
Qui peut faire des ravages

J’aurais très mal parlé,
J’aurais vexé, blessé !
J’ai couru au jardin
Ôter le mauvais grain

Mais tout était tranquille
Fleurs, légumes et fruits
Un vent très doux soufflait
Et des oiseaux chantaient

Au bord de la rivière
Près de mes primevères
J’y ai pleuré du sang
De stress et de souffrance.
 
pour mon coeur

Quand parfois on n'y croit plus
Il faut se dire que rien n'est perdu
Pour moi aimer n'existais plus
Et dans ma vie tu es venu
Mon coeur tu as fait chavirer
Au point que je te l'ai donner
Aujourd'hui je n'envisage pas
Avancer sans toi
Je te veux tout entier
Je veux t'aimer
Te prouver que la vie a deux
C'est ce qu'il y a de mieux
Je t'aime de tout mon coeur
Et je ne veux que ton bonheur​
 
L'ange

Un soir ou tout aller mal
Tu m'es apparu
Toi qui n'est pas banal
Car le sourire tu m'as rendu
De mon coeur tu es le gardien
L'ange qui veille sur ma vie
De mes pensées tu surgit
Tu es devenu mien
Toi l'ange de mon coeur
Moi ta jolie fleur
Je t'aime a la folie
Tu es l'homme de ma vie
L'ange qui protege mon ame
Je suis fiere d'être ta femme
Je veille sur toi
Car je suis ton ange
Et c'est cet echange
Qui nous fera trois​
 
OUI c'est ce que j'aimerais
Pouvoir un jour repondre a ce Toi
Lorsque devant moi agenouiller
De t'epouser tu me priera
Devenir ta femme pour la vie
Toi et moi ne formant plus qu'un
Grace a ce oui
Je te donnerai ma main
Mais aussi mon coeur
Que tu comble de bonheur
Je me donnerais toute entiere
Pour exaucer tes prieres
Faire de toi le plus heureux
De ton bonheur on sera envieu
Mais rien ne nous separera
Car a deux on est plus fort
Bientot on sera trois
Ca sera la somme de toi et moi
 
Je propose encore un autre des miens. je l'ai écrit un jour de grande déprime, mais un an plus tard, quand je déprimais moins, je l'ai un peu changé parce qu'il était trop cru, trop déprimé. Vous m'en direz des nouvelles.

AFFRONTONS ENSEMBLE

Emmène-moi dans ta bagnole
Sur le chemin de l’école
Et pour retourner à la maison,
Je veux qu’ensemble nous y allions.

Ne me laisse pas seule
Ne me laisse pas prendre le bus toute seule
L’attendre dans la nuit, la pluie, le froid,
Me casser la gueule sur le verglas.
Ne me laisse pas dans l’insécurité de la nuit, de la ville
Seule avec ma dépression, mes envies de suicide
Ne m’abandonne pas dans la neige et la nuit,
Ne me laisse pas affronter seule la Réalité de la Vie !

Affrontons ensemble le froid, le verglas, la nuit,
Affrontons ensemble la dure Réalité de la Vie.
Affrontons ensemble les joies et les souffrances,
La douceur et la violence, et l’indifférence.
Affrontons ensemble la gentillesse et la méchanceté,
L’amour et la haine, et la cruauté.
Affrontons ensemble la beauté et l’horreur,
La tendresse et la brutalité, et la peur.

Dans ta voiture on est si bien
On est plus fort, ensemble on ne craint plus rien.
Je serai pour toi une compagne de route
Avec qui tu pourras affronter l’espoir et le doute
Je serai pour toi une confidente, une amie pleine de fidélité
Ainsi je ne serai plus solitaire, et sur moi tu pourras compter
Je serai pour toi une protection contre le moindre accident
Je donnerais ma vie pour toi car je t’aime tant

Je t’aime avec tes défauts, tes qualités,
Je t’aime avec ta sympathie et ton agressivité,
Laisse moi te servir, t’accompagner,
Laisse moi te consoler, laisse moi t’aimer.
Souris et ris avec moi,
Toi qui ne souris et ne ris jamais.
Viens pleurer dans mes bras,
Toi qui ne pleures jamais.

Ne me laisse pas seule dans le froid, dans la nuit,
Seule rentrer en bus, affronter la Réalité de la Vie,
Affrontons la ensemble, je t’en prie emporte moi,
Emmène-moi dans tes combats !
 
merci beaucoup Chrismarie31 j'aime ecrire et mettre sur papier les sentiments que je ressens surtout quand je suis amoureuse

le pire c'est que quand je suis inspiré en 2 min ils sont faits mes poemes (j'aimerai en dire autant de moncompte rendu d'anglais lol)
 
Moi parfois il me faut des heures, des jours... le poème &quot;couve&quot;. Moi aussi, quand je suis amoureuse, je me laisse aller... je ne sais pas si tu as lu mes poésies, en particulier le poète roux et le rouquin? Ah, si un jour je pouvais vraiment les rencontrer ces personnages, inspirés tous deux d'un personnage de film que je trouve beau.
Mais peut-être en trouverais-je bien un.
j'ai écrit bien avant cela une nouvelle, ça s'appelle Lettre à mon Amour, mais elle est un peu longue, je ne sais pas si elle serait beaucoup lue si je la mettais. Elle fait au moins deux ou trois fois la longueur de celle que j'ai mise et intitulé &quot;un réveillon&quot;.
 
Vieillir...

Vieillir me fait peur, depuis l’âme d’enfant
Que je garde en moi, malgré mon corps adulte
Que je vois par malheur dans ce reflet, devant ;
Corps qui avec effroi, au fil du temps se sculpte.

Vieillir dans ce monde où tout n’est pas si rose,
Où certains vont hurlant dans le silence épais,
Dans cette foule immonde aux visages moroses
Qui va en se pressant à ses activités.

Vieillir en voyant la misère des peuples ;
Somalie, Ethiopie, Bangladesh ou Niger,
Sans-papiers, sans-abris, dont on parle l’hiver,
Qui luttent tout le temps devant nos yeux aveugles.

Vieillir, affronter les maladies du temps,
Observer la famille fondre peu à peu,
La Mamie enfermée dans les histoires d’avant
Devant nos yeux qui brillent et restent silencieux.

Vieillir peut m’attendrir, devant les nouveaux-nés,
Symboles de la vie qui continue son cour
Mais qui peut vraiment dir’ s’ils seront très gâtés
Lorsque l’Homme détruit la Nature pour toujours ?

28/12/2007
 
Très joli poème, Lily, je l'ai beaucoup aimé. Je suis entièrement d'accord avec toi.

Dites-moi... je sais qu'on ne peut parler des écrits de tout le monde parce qu'il y en a trop... mais ce n'est pas, n'est-ce pas, parce qu'on ne me dit rien de mes écrits qu'on les trouve pas beaux?
 
Celeste2a link=topic=195.msg794677#msg794677 date=1198951789 a dit:
j'aime beaucoup tes écrits (surtout ton dernier poême) chrismarie. :dacc:

Merci.
Tu en écris aussi beaucoup?
Moi en tout je dois en avoir une centaine... mais j'avais jeté la moitié, ceux que je trouvais trop immature, ou déprimés.
 
POEME AUX ADOLESCENTS

Jeunes, enfants et ados si fragiles
Dans ce monde qui veut toujours plus et plus vite
Jeunes ados dans la déprime et la souffrance
Qui ne savent plus à qui faire confiance

J’aimerais tant les secourir, les écouter
J’aimerais tant les conseiller, les aider
Je voudrais tant malgré les difficultés
Me rendre utile à les soulager

Mais je ne suis qu’une jeune fille
Sans expérience de la vie
En moi-même je manque de confiance
Devant les maux je me sens impuissante

Et pourtant depuis que grandit
Ma confiance en moi
Il me semble que rien n’est impossible
Qu’il suffit d’être courageux et de le vouloir

Et puis j’ai toujours ce sentiment
Depuis qu’au collège j’étais brimée
De n’être avec ma cicatrice au nez
Qu’un être laid et inintéressant

Mais une voix intérieure m’a suggéré
De ne pas attendre d’en être opérée
Pour aller vers eux, leur tendre les bras
Pour leur communiquer mon courage et ma foi

Mais comment ? Comment les jeunes me voient ?
Comment ? Comment les aider, les soulager
Avec ce que je suis, ce que j’ai
Avec ce que je ne suis et n’ai pas ?

29/12/2007​
 
Petit poème sur la sténo, écrite au temps du BTS. Plaira? Plaira pas? Enfin, essayons toujours, ça ne coûte rien.

LA STÉNO

Au début, tu étais mon cauchemar
A cause de toi, je broyais du noir
Tu me poursuivais jusque dans mes rêves
Tu ne me laissais ni repos ni trêve

Et puis au début de l’été
Tout doucement, j’ai commencé à t’apprécier
Comme un cheval sauvage, je t’ai domptée
Et depuis, tu n’as plus réussi à m’écraser

L’été dernier, trois quarts d’heure par jour je te sortais
En allemand, en anglais, en français
Tu es devenu un jeu, pour moi
Une compagne qui est toujours là.
 
LES CAHIERS

J’aime les cahiers
Aux pages à carreaux ou lignées
Aux feuilles blanches et lisses
Y écrire est un délice

Le cahier peut servir de  thérapie
Il peut remplacer le psy
Il peut servir d’aide-mémoire
Et peut se ranger dans un tiroir

On peut y exprimer librement
Ses émotions, ses sentiments
Sans peur ni culpabilité
C’est gratuit et sans âge pour commencer

Il suffit de savoir écrire
Et d’aimer lire
Il suffit d’un peu de volonté
Et de savoir se reposer
 
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