MARQUIS75 link=topic=89814.msg1035603#msg1035603 date=1223378189 a dit:
Vous plaisantez ?
C'est une valeur décôtée : les sommes sont perdues, en cas de transfert immédiat de la valeur - n'essayez pas de noyer le poisson sous un vocabulaire pseudo technique de financier du dimanche ... :closedeyes: ( la preuve : la faiblesse du marché obligataire !)
Et pour les "responsables", ce n'est pas un poncif de rappeler que les bénéfices étaient engrangés individuellement - mais que les pertes ne sont pas assumées par ces mêmes individus : c'est du bon sens et de l'observation ... :moke:
Que veut dire une somme perdue ? Comment peut-il y avoir destruction monétaire sur un marché ?
Je rappelle que les seules les IFM (institutions fiancières monétaires) qui peuvent détruire de la monnaie (en se faisant rembourser un crédit etc.). Or on peut imaginer (hypothèse didactique) qu'il y ait sur le marché que des agens non financiers, les sommes qui sont échangées sont donc un jeu à somme nulle, il n'y a pas d'argent qui disparaisse comme vous le sous entendez.
les agrégats monétaires sont d'ailleurs tout à fait stables.
Vous confondez valeur de marché et quantité monétaire. Quand TF1 raconte (à tort puisque vous même finissez par le croire) que se sont volatilisés 1000 milliards en une journée, il veulent juste dire qu'évaluation au cours du marché des actifs vaut 1000 milliards de moins qu'hier mais l'argent, je vous rassure, ne disparaît pas.
exemple : supposons qu'il n'y a que deux acteurs (l'un vendeur et l'autre acheter) de l'action X. Et qu'ils aient l'idée saugrenue de s'échanger l'action à 1000 fois son cours actuel. Etant donné qu'ils font le marché, le nouveau cours est 1000 fois l'ancien.
Et la société qui valait 1 milliard est valorisé à 1000 milliards, pour autant il n'y a pas 999 milliards qui se sont créés.
Imaginons M. Dusse qui 10 actions de cette boîte, il n'est pas devenu plus riche car s'il essaie de liquider ses positions, personne ne lui reprendra au dernier cours du marché !
Pour l'espace d'un instant, TF1 ou des forumeurs ici pourront dire à tort que s'est créé 999 milliards. ça marche évidemment dans le sens de la destruction.
deuxième point : les bénéfices du financement de l'économie réelle en prenant bcp de risques profite majoritairement à celui qui est financé : à savoir l'économie réelle. sans retournement de l'immobilier les CDO qui financaient les emprunts immobs américains auraient continué à profiter majoritairement à ces mêmes américains, qui, peu, solvables, n'auraient jamais pu accéder au crédit autrement. (ce n'est qu'un exemple, le propos mériterait d'être développé)