Tu sais Kath, je vais te dire une chose : tu n'as rien perdu, bien au contraire. Je me doute que matériellement ce sera sans doute difficile mais dis toi que tu as récupéré ta liberté et ça ça n'a pas de prix.
Dans mon entreprise, on a tout fait pour que je me casse la première : en gros mobbing à fond pour je démissionne. Mais manque de bol pour eux, je ne suis pas partie, trop d'enjeux et trop de droits perdus (chômage, formation, etc). Je n'allais pas leur faire ce plaisir-là
Résultat mon patron a du me licencier. Sur le moment comme nous n'en avons jamais parlé, évidemment le choc a été rude. Mais au fond, nous ne communiquons plus, sauf par mail et la porte restait des semaines entières fermée sans se dire un simple bonjour.
Ambiance intenable et ça finissait par me rendre malade. Donc je suis bien contente en définitive de pouvoir enfin me casser, reprendre ma vie, me ressourcer et me refaire une santé sans stress. La guerre des nerfs, ça te pourrit la vie de toutes les façons et pour un boulot pas question de se rendre malade !
Là je vais pouvoir manger plus équilibré, reprendre des forces, adopter une hygiène de vie saine, reprendre le sport à l'extérieur (marcher par exemple, faire de longues promenades surtout que maintenant nous ne sommes plus très loin du printemps), faire ce que j'aime et reprendre contact avec moi même et le plaisir de vivre et se faire plaisir.
Bien sûr je perds 500 euros par mois de salaire puisque je devrais vivre avec 1000 euros d'allocs assédics mais au fond eh bien tu achèteras moins de conneries, tu feras attention aux dépenses et tu économiseras plus et puis tu te concentreras sur l'essentiel à savoir le loyer, la bouffe, la santé, l'essence de la voiture et les frais principaux et ça devrait aller. Ca n'empêche pas de sortir mais au lieu de le faire chaque week end, eh bien ce sera de temps en temps. Faut faire le tri dans ses priorités.
Mais comparé à ce que je gagne en santé, moral, forme, équilibre, et surtout si je parviens à exercer un métier qui me correspond davantage, c'est le top !
Un ami journaliste m'a proposé de faire de la radio, c'est tout neuf et ça me plaît déjà. Et puis, d'autres projets voient déjà le jour comme la rédaction d'un bouquin éventuellement donc c'est super ! C'est ce que j'aime et je suis contente.
Sincèrement, j'ai bien compris, grâce à cette expérience là, qu'il n'y a pas que le boulot, la carrière et surtout le FRIC dans la vie ! Il y a des choses beaucoup plus essentielles et vitales à mes yeux comme la famille par exemple.
Et désormais les patrons comme le mien ou le tien, je les fuis comme la peste. J'envisage même de passer par la suite des concours dans la fonction publique après la licence pro que je préparerai sans doute. Fini le travail dans le privé, j'ai envie de vivre moins pressée, et surtout avec le moins de stress possible !