La maison blanche craint des attaques terroristes sur le sol américain...
George Bush a prononcé le nom d'Oussama Ben Laden, la semaine dernière, lors de la cérémonie d'investiture du nouveau ministre de la sécurité intérieure, Michael Chertoff. "Empêcher Ben Laden d'attaquer à nouveau l'Amérique est le plus grand défi du moment".
Malgré une récompense de 25 millions de dollars pour sa capture, l'organisation d'une des plus importantes chasses à l'homme de l'Histoire, Oussama Ben Laden a envoyé à Abou Moussab Al-Zarkaoui, le principal chef terroriste en Irak un message, lui demandant d'organiser des attaques sur le sol des Etats-Unis...(sources américaines)
"C'est seulement une question de temps avant qu'Al-Qaida ou d'autres groupes tentent d'utiliser des armes chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires", déclarait, il y a moins d'un mois, le nouveau directeur de la CIA, Porter Goss, au Sénat.
Robert Mueller, directeur du FBI, a fait part de sa "préoccupation" après avoir appris que des personnes provenant "de pays ayant des liens avec Al-Qaida" sont entrées "sous de fausses identités aux Etats-Unis par la frontière mexicaine".
"Compte tenu de l'éparpillement et de la décentralisation de réseaux terroristes islamistes plus ou moins professionnels, ce genre d'instructions crée tout de suite une menace très large", explique James Philips, spécialiste du terrorisme de l'institut conservateur Heritage Foundation.
"Ils n'ont pas forcément la capacité de mener des attaques coordonnées et sophistiquées comme celles du 11 septembre 2001, mais ils peuvent faire beaucoup de dégâts et il est extrêmement difficile de les pénétrer".
"Al-Qaida continue à démontrer sa capacité d'adaptation en s'éparpillant", expliquait, fin 2004, le vice-amiral Lowell Jacoby, directeur de la DIA.
"Des membres de niveaux intermédiaires ont remplacé les dirigeants et les cadres disparus. Des individus moins expérimentés, mais capables, ont pris en charge les opérations."