La théorie de la fuite des capitaux par crainte d'une surtaxation a été contredite par de multiples exemples concrets : l'élection de Miterrand, l'arrivée de Tony Blair au pouvoir ( qui avait promis de surimposer les revenus du capital...), la phase du PSD en Allemagne, l'école norvégienne, etc...
Les investisseurs ne sont pas aussi simplistes que cela, et cherchent le revenu dans le temps, en étudiant d'abord les résultats de la politique écosociale poursuivie, sinon, tous les investisseurs indirects se réfugieraient dans des paradis fiscaux ... Cette "théorie de la fuite boursière" est démentie depuis longtemps, même par les néo libéraux, comme Minc ...
Se cacher derrière la recherche de productivité, c'est excuser la frilosité des investisseurs, qui se bornent aux dégraissages humains basiques au nom de cette productivité et de la rentabilité de leurs capitaux, ...souvent issus de pratiques identiques : c'est l'engrenage du repli, totalement contraire à une politique profonde de développement: ce développement, pour être durable, solide et exponentiel, doit être partagé - tant que certains lobbies financiers ne parviendront pas à intégrer cet élément clef, on se bornera à des rentabilités artificielles dangereuses et déshumanisées.
Le libéralisme véritable, ce n'est pas cette position qui aboutit à des scandales, des abus, des dérives que rien ne peut justifier...
J'ai été chargé, il y a quelques années, au sein d'une mission gouvernementale, d'étudier l'utilisation de la taxation professionnelle. Ce que j'ai découvert dépasse l'entendement, et il est symptomatique de ces mœurs économiques en cours. Il faudrait retrouver un peu plus d'intégrité dans la gestion économique avant de critiquer l'impôt et la redistribution.