Lors de la session 2002, les rectorats ont dû réquisitionner 3 842 lycées pour accueillir les quelque 600 000 candidats à l'épreuve reine de l'école française, créée par Napoléon en 1808; 137 618 correcteurs ont été mis à contribution pour traiter 4 millions de copies; 4 000 sujets ont été élaborés, 54 langues, étrangères ou régionales, proposées aux lycéens. Sans compter la centaine de types de bac, arborescence de filières à spécialités multiples. A quoi l'on doit encore ajouter les trois semaines de cours en moins dont bénéficient, chaque année, les potaches de seconde. Car il faut bien préparer les locaux avant l'arrivée des candidats... Coût de l'opération: 1,5 milliard de francs.
Au fil des années, le parchemin s'est déprécié. «Inciter le plus d'élèves possible à poursuivre jusqu'au bac a surtout pour conséquence d'abaisser le niveau»: ce ne sont plus les briscards nostalgiques qui l'affirment, mais les enseignants de moins de 35 ans (71% d'entre eux, selon un sondage effectué en 2001 pour le Snes, syndicat majoritaire dans le secondaire). Sauf-conduit pour l'enseignement supérieur, le bac ne prémunit plus contre l'échec à l'université, où la moitié des bacheliers échouent en seconde année de Deug.
Selon vous, le Bac a-t-il encore de la valeur ? Ne devrait-on pas supprimer cet examen et à l'instar de nombreux pays européens (Allemagne, Italie, Grande-Bretagne) le remplacer par un système de contrôle continue ?
Au fil des années, le parchemin s'est déprécié. «Inciter le plus d'élèves possible à poursuivre jusqu'au bac a surtout pour conséquence d'abaisser le niveau»: ce ne sont plus les briscards nostalgiques qui l'affirment, mais les enseignants de moins de 35 ans (71% d'entre eux, selon un sondage effectué en 2001 pour le Snes, syndicat majoritaire dans le secondaire). Sauf-conduit pour l'enseignement supérieur, le bac ne prémunit plus contre l'échec à l'université, où la moitié des bacheliers échouent en seconde année de Deug.
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