ChriScary
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Smart57 link=topic=76108.msg828909#msg828909 date=1202310828 a dit:Eh bien justement je trouve ta notion de sacrifice erronée parce qu'elle n'a pas lieu d'être...Il ne s'agit pas de vivre plus tard ou dans le passé mais le présent ici et maintenant...Savourer simplement l'instant présent sans se poser de questions est déjà une étape.
Dans ton post, on sous-entend la vie réussie. Cela insinue-t-il alors qu'il existe une vie râtée ?? C'est trop subjectif pour moi car les visions manichéennes nous permettent seulement d'occulter les vraies questions...Ne doit-on pas parler plutôt de vie "bonne" ??
En l'occurence, nous vivons dans une société basée sur le matérialisme, la consommation, l'immédiateté et surtout le business. Cela nous fait penser qu'il suffit d'un compte en banque bien fourni pour réussir...Or pour moi la réussite sociale ne joue pas...En même temps nous sommes absorbés par le conformisme : c'est fashion d'être "overbooké" tout le temps, d'être "débordé", de manquer de temps pour soi faute de quoi on passe pour un fainéant...C'est fashion aussi de suivre la mode, de consommer, etc...
Je me pose cette question car à priori je possède un travail, je gagne ma vie, je suis en CDI, j'ai un toit sous ma tête, des parents qui m'aiment et je ne devrais pas me plaindre..Pourquoi ressentir alors ce malaise latent qui me poursuit sans arrêt malgré cette "pseudo" réussite ??
Bien sure que le sacrifice fais partie de la vie, sinon où diable seraient nos limites ? Le sacrifice c'est parfois savoir passer son tour lorsque une opportunité alléchante pointe le bout de son nez. Le sacrifice c'est la notion même du self-control, le sacrifice est un beau principe: celui des valeurs nobles de la société.
Après chacun est différent, peut-être que tu ne t'épanouïe pas dans ton travail et que tu est victime du syndrome du nappy: Surprotection infantile et lassitude du bonheur car à porté de main dans la vie de tout les jours. Ce syndrome qui fragilise les êtres qui ne se sentent plus capable de s'auto-gérer une fois adulte car il tombe de haut en affrontant les réalités de la vie. D'autres qui ayant tout recherche un paradis artificiel dans la drogue. La réussite n'a de valeur que lorsqu'elle est le fruit d'un chemin parsemé d'embuche. Que lorsqu'on ne la doit qu'à soit même, ce qui implique un parcours initiatique de l'individu et donc son sens qu'il donne à sa vie.
On vit peut-être dans une société matérialiste mais libre à chacun de le rejeter car le matérialisme n'est que suggestif. Si tu pense que ton bonheur peut-être ailleurs, dans une campagne ou dans un village troglodyte alors dans se cas là qu'est-ce-qui t'empêche d'aller à la recherche du bonheur (comme Will Smith) ?
Je ne suis pas la mode (au contraire je suis assez conservateur) et pourtant je vis très bien cet anticonformise tout en ayant choisie la réussite que tu condamnes. L'overbookage n'est pas un avatar de réussite sociale mais la conséquence de personnes qui ont fait le choix d'avoir un travail stressant et insécure car plus rémunérateurs. C'est également un ascétisme personnel ou une philosophie que de participer activement à l'activité de la société. Et au fond si le but c'est le travail et donc l'argent, ce n'est pas un plaisir simplement hédoniste mais justement celui de faire vivre une famille décemment pour leurs ouvrir les portes de la culture. C'est ça le sens de ma vie ..